Le président de la section locale 6951, Yves Rolland, remettant un chèque de 10 000 $ à son homologue Clément Masse, sous l’œil du coordonnateur des Métallos pour la Montérégie et l’Estrie, Denis Trottier.

ABI: «Une bataille qu’on va mener et gagner»

Bécancour — Malgré un temps exécrable, des représentants des syndiqués métallos de plusieurs usines du secteur de l’acier se sont rendus mardi sur la ligne de piquetage à l’ABI pour apporter un appui financier et moral significatif.

En effet, le président de la section locale 6951, Yves Rolland, avait en main un chèque de 10 000 dollars à remettre aux travailleurs en lock-out depuis le 11 janvier dernier.

«Nous avons également eu à nous battre contre notre employeur dans le passé et nous comprenons très bien la situation que vivent ces travailleurs. Les membres de la section locale 9700 répondent toujours présents pour aider les travailleurs en conflit, c’est maintenant le retour du balancier. C’est un honneur de les appuyer financièrement et d’être à leurs côtés», a fait valoir celui qui travaille à l’aciérie ouest d’ArcelorMittal à Contrecœur. Cela s’ajoute au don de son collègue de l’usine sœur, Steve Galibois, qui avait annoncé récemment un don de 1100 dollars par semaine tout au long du conflit.

Aux côtés d’Yves Rolland, on retrouvait des syndicalistes des trois usines d’ArcelorMittal en Montérégie et à Montréal (sections locales 6951, 9399 et 6586), de l’usine de poudres de Rio Tinto Fer et Titane à Sorel (section locale 7493) ainsi que de l’usine Sivaco à Marieville (section locale 6818).

La plupart ont annoncé que leurs assemblées générales se prononceront prochainement pour approuver eux aussi des dons récurrents aux confrères de l’ABI. La délégation comptait parmi ses rangs le représentant syndical Guy Gaudette et le coordonnateur des Métallos pour la région de la Montérégie et de l’Estrie, Denis Trottier.

«Il faut s’unir pour combattre cet employeur. C’est une bataille qu’on va mener et gagner. On est prêt à faire face à ça. On va être là pour les aider», a lancé ce dernier, évoquant «le même pattern» des multinationales quant aux concessions demandées.

«Nous sommes heureux de voir nos confrères et consœurs être au rendez-vous. Ça fait du bien de sentir que la famille est là, tissée serré, quand ça brasse. On est plus forts ensemble», a commenté le président de la section locale 9700, Clément Masse.

Ce dernier dit apprécier les aides récurrentes «car on ne sait pas combien de temps va durer notre conflit».