Le coordonnateur québécois de l’AIMTA, David Chartrand, en discussion avec le représentant de l’exécutif syndical à l’ABI, Éric Drolet.

ABI: un nouveau don de 20 000 $

BÉCANCOUR — Après 16 semaines de lock-out, les syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour continuent à recevoir des appuis. Cette fois, jeudi, c’était au tour du coordonnateur québécois de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA), David Chartrand, de débarquer sur la ligne de piquetage avec un chèque de 20 000 dollars.

«Votre combat est juste et on tenait à vous exprimer notre support moral en personne», a-t-il lancé au groupe de lockoutés. «On vous souhaite un règlement approprié et l’aluminium est très important au niveau de l’industrie aérospatiale», renchérit l’invité du jour.

Le représentant de l’exécutif de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Éric Drolet, a bien accueilli ce soutien. «On ne va pas rentrer à genoux en dedans», a-t-il fait savoir.

Ce dernier est en attente d’une décision du Tribunal administratif du travail pour faire cesser le recours à des briseurs de grève chez ABI. Le syndicat a plaidé sa demande, mardi, à Québec.

À la suite d’une enquête effectuée le 24 avril dernier par le ministère du Travail, accompagné de représentants syndicaux, le syndicat a constaté la présence de quatre personnes qui effectuaient du travail normalement effectué par des travailleurs en lock-out ou qui remplaçaient des cadres affectés au travail de ces syndiqués.

Cette démarche survient au moment même où le médiateur spécial, Lucien Bouchard, tente de rapprocher les parties et que l’employeur est à préparer une nouvelle proposition. Et la semaine prochaine, une délégation syndicale se rendra à Pittsburgh pour manifester en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires d’Alcoa.