Malgré les circonstances, l’entreprise AAR Aircraft Services-Trois-Rivières reste passablement occupée avec l’entretien de plusieurs appareils.
Malgré les circonstances, l’entreprise AAR Aircraft Services-Trois-Rivières reste passablement occupée avec l’entretien de plusieurs appareils.

AAR se maintient en altitude

Trois-Rivières — Alors que l’industrie de l’aéronautique est plutôt clouée au sol par la pandémie, on ne chôme pas pour autant chez AAR Aircraft Services–Trois-Rivières.

«On est à environ 75 % de la capacité habituelle d’avant-virus. On tient la route. Notre client principal est toujours Air Canada qui continue à faire sa maintenance. Pour l’instant, chez nous, c’est assez stable. Ça va juste un peu au ralenti, mais pas plus que ça», indique le vice-président des opérations, Stéphane Rochette.

Il faut dire qu’en plus des trois à quatre appareils qui sont entretenus dans ses installations, AAR doit veiller à l’entretien des 12 appareils entreposés à l’aéroport de Trois-Rivières.

«C’est nous qui s’en occupons et qui les surveillons. Il y a une procédure et des choses à faire sur un avion en storage court terme, même s’il n’est pas actif et qu’il ne vole pas. Il y a quand même des vérifications journalières et à toutes les semaines à faire pour s’assurer qu’ils restent en état. Il y a des nids d’oiseau et il faut partir les moteurs chaque semaine. On est là-dessus», explique-t-il.

La situation a tout de même amené l’entreprise à mettre à pied ses quelque 75 employés contractuels. «La baisse de 25 % de nos activités nous a permis de tous les envoyer à la maison. On roule avec notre monde permanent en majorité, car on en a laissé aller quelques-uns dans des métiers spécifiques», précise M. Rochette, évoquant plus de 200 travailleurs qui sont encore à l’oeuvre.

Bref, en dépit des circonstances, «on roule bien», dira-t-il. «Étant donné que le transport est classé dans les services essentiels, on n’a pas fermé les portes. On fait juste s’ajuster à la charge de travail comme on le ferait dans une période normale. Évidemment, les clients nous envoient un peu moins d’ouvrage. C’est un peu moins rush, mais on reste passablement occupé», fait-il remarquer.

Moins d’un mois avant la catastrophe de la COVID-19, AAR Aircraft Services–Trois-Rivières avait signé une lettre d’intention avec Air Canada en lien avec la future acquisition du voyagiste québécois Transat A.T. L’entreprise trifluvienne se verrait ainsi confier la maintenance des cellules des flottes d’A330 d’Airbus.

La transaction d’environ 720 millions $ concernant Transat A. T., dont la clôture est prévue à la fin du deuxième trimestre de l’année en cours - soit la fin juin - doit notamment obtenir plusieurs approbations réglementaires pour aller de l’avant.

Et même une fois la transaction conclue, encore faut-il que l’entreprise de Trois-Rivières se dote d’un nouveau hangar, ce qui nécessite un investissement de plusieurs dizaines de millions de dollars.