De gauche à droite, on reconnaît Peter Nassif, copropriétaire de Menthes Rito, la ministre et députée de Champlain Sonia LeBel, le ministre et député de Trois-Rivières Jean Boulet, le copropriétaire de Menthes Rito Stéphane Leclerc ainsi que Guylaine Mathieu, directrice régionale d’Investissement Québec.

10,2 M$ pour l'entreprise Menthes Rito

TROIS-RIVIÈRES — La réouverture de l’usine de Menthes Rito, après l’incendie qui a complètement détruit ses installations de Trois-Rivières l’automne dernier, pourra se faire avec une importante contribution du gouvernement du Québec, qui a été annoncée vendredi matin. Pas moins de 10,2 M$ seront octroyés par Québec afin de permettre la poursuite des activités de cette entreprise, qui a investi un montant total de 22 M$ dans sa reconstruction.

L’entreprise en affaires à Trois-Rivières depuis 1957 avait, on s’en souviendra, été complètement rasée par un incendie le 5 octobre 2018. Devant ce sinistre, les propriétaires avaient annoncé, dès les premières heures suivant l’incendie, que l’usine serait reconstruite. Ils ont par la suite fait l’acquisition de la bâtisse de l’ancienne quincaillerie BMR, sur la rue Dessureault dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, ainsi que de deux terrains adjacents sur lesquels la bâtisse a été agrandie. Un investissement total de 22 M$.

L’aide financière annoncée provient en partie du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie, prenant la forme d’un prêt sans intérêt de 3,4 M$, de même qu’une contribution financière non remboursable de 250 000 $. Une contribution non remboursable de 300 000 $ est aussi versée par le biais du Programme Transformation alimentaire — robotisation et système qualité du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Finalement, Investissements Québec octroie des prêts totalisants 6 266 000 $.

La reconstruction de Menthes Rito dans le secteur Cap-de-la-Madeleine a nécessité un investissement de 22 M$.

L’annonce a été faite en présence des ministres Sonia LeBel et Jean Boulet, qui n’ont pas manqué, tour à tour, de saluer le courage et la résilience dont ont fait preuve les deux propriétaires associés de Menthes Rito, Stéphane Leclerc et Peter Nassif. Par l’achat de l’ancienne quincaillerie BMR du secteur Cap-de-la-Madeleine et la construction d’un important agrandissement à cette bâtisse pour y ajouter de la machinerie permettant désormais de robotiser une partie de la production, l’entreprise a fait en sorte de conserver et consolider 57 emplois, mais aussi de tripler sa capacité de production et s’attaquera bientôt au marché européen. Déjà, les carnets de commandes de l’entreprise sont pleins pour le reste de l’année 2019, confirme Stéphane Leclerc.

Par ailleurs, l’expansion du marché vers l’Europe pourrait également faire en sorte de créer 25 nouveaux emplois dans l’entreprise au cours des prochains mois.

«Je félicite les dirigeants des Menthes Rito de s’être retroussé les manches aussi rapidement après l’incendie. Le gouvernement se fait un devoir d’aider les entrepreneurs à différentes étapes de leur projet d’affaires, surtout après des épreuves comme celle-ci. Au lieu de baisser les bras devant le sinistre, l’entreprise a su saisir l’occasion qui lui était offerte pour améliorer ses installations et multiplier sa capacité de production», a déclaré la ministre de la Justice et députée de Champlain, Sonia LeBel.

Son collègue ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale a aussi souligné le fait qu’en profitant de la reconstruction pour robotiser une partie de la production, Menthes Rito faisait également preuve d’innovation dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

«Je suis très heureux d’assister à la renaissance de l’entreprise manufacturière de bonbons à la menthe la plus importante en Amérique du Nord et surtout fier que cette entreprise continue de faire partie du paysage industriel de la Mauricie», ajoute Jean Boulet.