Affaires

Une croissance... au Cube!

Trois-Rivières — Mettre à la disposition des plus grands vins les meilleures conditions de garde avec la minutie d’un appareil de laboratoire. Voilà ce que permet le Cube, un système de climatisation à la fois performant et artistique mis de l’avant par une entreprise de Trois-Rivières, The Wine Square.

Or, c’est en construisant sa maison dans le secteur Pointe-du-Lac que Jean-François Girard a vu la nécessité de développer un tel produit. Car il a vite constaté que les systèmes de climatisation traditionnels de cave à vin présentent de nombreuses lacunes qui rendent leur implantation difficile au cœur d’une habitation. C’est qu’ils sont généralement trop bruyants et manquent d’esthétisme.

Affaires

Airbus aux commandes du CSeries

Deux ans après des discussions qui ont avorté, le géant européen Airbus s’installe dans le siège du pilote du CSeries de Bombardier (TSX : BBD.B) en devenant l’actionnaire majoritaire de ce programme.

Les deux avionneurs ont annoncé une entente de principe, lundi soir, quelques jours après que les États-Unis eurent imposé des tarifs punitifs préliminaires d’environ 300 % sur les avions CSeries à la suite d’une plainte de Boeing — le rival d’Airbus.

«Nous avions essayé il y a deux ans mais les conditions n’étaient pas favorables», a expliqué le chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, en conférence de presse. «Depuis, l’appareil a été certifié et est entré en service. Nous avons pu attirer Airbus.»

Ce partenariat permettra de sécuriser l’accès au marché américain, a-t-il ajouté, rejetant toutes les suggestions voulant que ce soit la démarche de Boeing qui ait motivé les discussions, qui ont débuté en août.

Si le siège social de la société en commandite CSeries demeurera au Québec et que l’assemblage final continuera à se faire à Mirabel, une deuxième ligne d’assemblage pour cet avion de 100 à 150 places sera implantée en Alabama.

De cette façon, les appareils assemblés au sud de la frontière seront exemptés des mesures punitives préliminaires décrétées récemment par Washington.

«La plainte de Boeing fermait l’accès au marché américain et fragilisait le programme, a dit la ministre de l’Économie, Dominique Anglade. Cela créait de l’incertitude chez certains clients.»

Pour M. Bellemare, l’arrivée d’Airbus permettra de donner un élan aux ventes des avions CSeries — qui se font attendre — en plus de réduire les coûts de production, ce qui devrait permettre de doubler la valeur du programme, à au moins 4 milliards $US (4,94 milliards $).

Depuis l’Europe, le chef de la direction de l’entreprise européenne, Tom Enders, a estimé que le partenariat était «gagnant» pour tous.

«Cela permettra d’accélérer ce succès commercial qui permettra à ce programme de se positionner et réaliser son plein potentiel», a-t-il expliqué, au cours d’une conférence téléphonique.

Interrogé sur les motivations d’Airbus, M. Enders a rappelé que l’avionneur européen n’avait pas vendu de A319 — un appareil de la taille du CSeries — depuis plusieurs années.

Une fois que la transaction aura été conclue, le Québec deviendra le plus grand pôle de développement d’Airbus à l’extérieur de l’Europe.

Boeing (NYSE : BA) n’a pas tardé à réagir, affirmant qu’il s’agissait d’une transaction entre deux joueurs largement subventionnés qui soulève plusieurs questions.

«Nous continuons de croire que tout le monde devrait jouer selon les règles en place en matière de commerce», a fait savoir la multinationale, par voie de communiqué.

Actionnaire majoritaire

En vertu du partenariat, Airbus détiendra 50,1 % de la société en commandite CSeries. La part de Bombardier passera à 31 %. Celle du gouvernement québécois — qui a injecté 1 milliard $US pour obtenir 49,5 % en 2015 — passera à seulement 19 %.

Malgré tout, Mme Anglade a martelé que la valeur de l’investissement de l’État québécois demeurait le même.

«C’est une plus petite portion d’une plus grande tarte, a ajouté M. Bellemare. La valeur de l’entité vient de grandir grâce à Airbus et le risque diminue de façon significative.»

Airbus s’est par ailleurs engagée à prolonger de cinq ans, soit jusqu’en 2041, «l’entente de continuité» permettant de maintenir les 2000 emplois liés à la fabrication des CSeries aux installations de Mirabel, dans les Laurentides.

Le géant européen pourrait finir par se retrouver seul aux commandes de CSeries, puisqu’il a l’option de racheter la participation de Bombardier dans sept ans et demi et celle du gouvernement québécois en 2023.

Peu importe ce qu’il adviendra des modifications à la structure de l’actionnariat, Québec devra donner son aval à tout changement apporté à l’entente de continuité, a assuré Mme Anglade.

D’après Chris Murray, d’Altacorp Capital, les grands perdants de ce partenariat sont Boeing et Embraer. «Cette annonce fait en sorte que le programme CSeries est beaucoup plus fort et plus concurrentiel que ce qui serait offert par Boeing», a-t-il expliqué, au cours d’un entretien téléphonique.

Vu d’un bon œil à Ottawa

À Ottawa, le ministre de l’Innovation, Navdeep Bains, à qui incombera d’évaluer la transaction, a d’ores et déjà signalé qu’il voyait celle-ci d’un bon œil. Le projet de partenariat permettra à l’avion CSeries d’avoir du succès à long terme en élargissant son accès au marché, a-t-il plaidé.

Lorsqu’on lui a demandé quelles conséquences une telle alliance pourrait avoir sur les relations commerciales déjà tendues avec les États-Unis, le ministre a soutenu qu’il fallait «regarder les occasions sur le marché mondial» et pas seulement dans «un pays en particulier».

Même si la pilule pourrait être difficile à avaler pour certains travailleurs de Bombardier, l’Association internationale des machinistes a exprimé un sentiment d’optimisme à l’égard du partenariat.

«Ça me réconforte [...] d’entendre les engagements des gens d’Airbus qui disent vouloir continuer à fabriquer cet avion ici», a expliqué leur coordonnateur québécois, David Chartrand.

Le syndicat Unifor s’est montré plus inquiet, soulignant, par voie de communiqué, qu’une importante partie de l’industrie aéronautique québécoise passait sous contrôle étranger.

Politique

Airbus-Bombardier: au nom des emplois, plaide Couillard

C’est au nom de la préservation et de la création d’emplois que Philippe Couillard cautionne la prise de contrôle de la Série C de Bombardier par Airbus.

Le gouvernement du Québec «est intervenu avant tout pour les travailleurs» du secteur de l’aéronautique, a dit le premier ministre mardi.

M. Couillard estime que les chances de l’État québécois — et, à travers lui, des citoyens — de récupérer l’investissement de 1,3 milliard$ effectué il y a 18 mois dans la Série C sont plus élevées aujourd’hui qu’avant la conclusion de ce «partenariat».

Elles dépendent du nombre d’appareils vendus. Or, il s’en vendra plus grâce à Airbus, a-t-il fait valoir.

Les ventes «étaient difficiles depuis quelques mois». Là, «notre fleuron va voler partout dans le monde».

Il n’y avait pas d’autres avenues, a-t-il indiqué. «On aurait pu rajouter un milliard, deux milliards dans la Série C; ça n’aurait rien changé. Il fallait trouver un partenaire stratégique.»

M. Couillard a tenu à préciser que la chaîne de montage aux États-Unis sera consacrée aux ventes américaines, mais que le gros des débouchés se trouve ailleurs dans le monde. C’est sur ces autres marchés que les travailleurs québécois — désormais «protégés jusqu’en 2041» — oeuvreront.

Lisée, Legault et Khadir, tous virulents

Les ténors des partis d’opposition se sont étranglés devant ce qu’ils considèrent comme le don d’un fleuron à un concurrent étranger, un géant qui en fera ce qu’il voudra.

«Je ne le prends pas que le premier ministre du Québec ait accepté de cautionner une telle entente», s’est exclamé le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. Airbus, selon lui, pillera «la technologie qu’on a inventée ici».

Pour M. Lisée, il y a un «péché originel» dans ce «fiasco». Il réside dans le fait que l’injection de 1,3 milliard$ du gouvernement québécois s’est faite dans une coentreprise formée autour de la Série C, plutôt que dans l’ensemble du grand conglomérat de Bombardier.

Philippe Couillard «a perdu le contrôle du plus beau produit du génie québécois». Qui plus est, en échange de «zéro dollar, zéro euro, zéro kopeck».

Le chef péquiste ne croit pas que les garanties données au Québec survivent au temps.

«Mainmise»

Son homologue caquiste, François Legault, a dénoncé «la mainmise d’Airbus sur la Série C». Philippe Couillard a misé 1,3 milliard$ et il a perdu, a-t-il assené.

«Si j’étais lui, je serais en tabarnouche. Le Québec a perdu le contrôle total de la Série C.»

Airbus finira par détenir 100% du projet. «1,3 milliard$ pour 2000 emplois, c’est 650 000$ par emploi», a calculé le caquiste en cherchant à enfoncer le clou.

M. Legault a dit espérer que le gouvernement libéral en paie le prix aux élections générales. Pour l’heure, il en appelle à la Vérificatrice générale pour évaluer la valeur réelle actuelle et à venir de l’investissement de Québec. Il est important que les Québécois connaissent la perte encaissée, a-t-il argué.

«Désespoir»

Pour le solidaire Amir Khadir, la situation découle avant tout de «décisions désastreuses des dirigeants incompétents de Bombardier». La première faute leur incombe.

Il pointe ensuite la décision selon lui «mal avisée» du gouvernement Couillard d’investir dans le seul programme de la Série C.

À ses yeux, le «un milliard US» que le Québec a investi permet aujourd’hui à Donald Trump de gagner la partie, puisque des emplois seront créés en Alabama. Les accords de libre-échange sont des jeux de dupes, a-t-il tenu à dire.

À propos de l’appui du syndicat des travailleurs de Bombardier à l’entente, M. Khadir a eu ce mot : «Le désespoir mène à beaucoup de choses.»

Affaires

Un dur coup pour l’asclépiade

Trois-Rivières — Depuis quelques années, l’asclépiade représente une culture d’avenir pour la MRC de Mékinac.

Les producteurs agricoles sont de plus en plus intéressés par ce produit aux propriétés prometteuses. Or, une véritable douche froide vient de s’abattre sur les producteurs. Leur principal client, les Industries Encore 3, dont une usine se trouve à Saint-Tite, vient de déclarer faillite. 

Le 11 octobre dernier, la présidente de l’entreprise a annoncé dans un courriel la fin des activités. Radio-Canada-Mauricie-Centre-du-Québec rapporte que le dossier a été inscrit au Registre des dossiers de faillite et d’insolvabilité. 

«Devant l’échec d’une récolte de qualité en provenance de la Coopérative Monark, c’est avec un très grand regret que nous vous avisons que les entreprises Protec-Style inc., les Industries Encore 3 et Fibre Monark se voient dans l’obligation de fermer leurs portes», a écrit la présidente de l’entreprise Janique Scott dans son courriel, tel que rapporté par Radio-Canada. 

L’asclépiade, connu aussi comme le soyer du Québec, peut servir d’isolant pour vêtements et absorbant. Cette filiale est présentée par plusieurs comme encourageante. Croyant en son potentiel de développement économique, le CLD de Mékinac et Investissement Québec ont soutenu les Industries Encore 3 avec des prêts et une subvention totalisant de 1,1 million $. Ces dernières années, plusieurs reportages dans les médias écrits et électroniques traitaient du potentiel intéressant de cette plante méconnue. 

Le CLD de Mékinac avait d’ailleurs accordé un prêt de 180 000 $ à Encore 3, notamment pour l’aider à s’établir à Saint-Tite. Ce prêt avait toutefois été accordé en échange de certaines garanties sur la machinerie à l’intérieur de l’usine de Saint-Tite. Le CLD pourra donc rembourser une partie de son prêt, si jamais il ne peut récupérer la somme d’argent. Les autres prêts provenaient d’Investissement Québec et du CLD de la Haute-Yamaska. L’entreprise avait aussi reçu une subvention de 100 000 $ de la part d’Investissement Québec. 

Malgré l’annonce de cette faillite, le maire de Saint-Tite affirme que le milieu socio-économique de Mékinac n’abandonnera pas cette production. 

«Ça fait trois ans que nous mettons des efforts pour favoriser le développement de la culture de l’asclépiade. Nous ne voulons pas laisser tomber ça», soutient en entrevue le maire de Saint-Tite, André Léveillé. 

Par ailleurs, l’usine de Saint-Tite appartient à la Corporation de développement de Saint-Tite, une entité indépendante de la Ville. André Léveillé indique de plus que des investisseurs se sont déjà montrés intéressés à reprendre l’usine.

«Notre objectif est encore de faire de Saint-Tite le chef-lieu de la transformation de l’asclépiade», ajoute le maire de Saint-Tite. 

Le président de la Coopérative Monark, Daniel Allard, a affirmé en entrevue à Radio-Canada qu’il sentait depuis quelques mois que tout n’allait pas pour le mieux aux Industries Encore 3. Celui qui représente une coopérative qui regroupe près de 125 producteurs d’asclépiade un peu partout au Québec indique pourtant que la qualité de la récolte est au rendez-vous. Les différentes récoltes se font d’ailleurs comme si de rien n’était. 

«C’est rassurant de savoir que le produit final est extraordinaire et la production va très bien. Entre les deux, on avait un client qui procédait à l’extraction. Ce client-là va changer, simplement», a-t-il affirmé en entrevue à la société d’État en avouant que les producteurs doivent trouver un plan B pour l’entreposage initialement prévu dans les usines de Granby et de Saint-Tite. 

Daniel Allard rejette donc la raison évoquée par la présidente des Industries Encore 3. Alors que le soyer est actuellement récolté dans les champs, il indique qu’il est trop tôt pour faire un bilan de sa qualité. 

«Je crois que les difficultés étaient plus larges que les données techniques, mais ça prenait un coupable», soutient M. Allard. 

Affaires

La Corporation pour le développement de la forêt relancée

La Tuque — La Corporation pour le développement de la forêt du Haut Saint-Maurice, qui était inactive depuis quelques années, a été relancée par l’École forestière de La Tuque (ÉFLT) dans le cadre du 50e anniversaire de l’établissement.

«De nouveaux objectifs ont été définis pour la Corporation qui pourrait même changer de nom au cours des prochains mois pour mieux refléter sa mission, qui sera étroitement liée aux besoins des élèves», a mentionné Gilles Renaud, administrateur de la Corporation et directeur de l’ÉFLT.

Les administrateurs ont fait savoir que l’élève, ses apprentissages et sa réussite seraient au cœur des priorités de la Corporation qui apportera un soutien concret en répondant à des besoins particuliers qui sortent parfois du cadre administratif.

Un premier don

L’an dernier, les élèves des programmes Aménagement de la forêt, Abattage manuel et débardage forestier, et Conduite de machinerie lourde en voirie forestière, ont réalisé des travaux de déboisement dans le cadre de l’aménagement du site du nouveau poste de compression de Gaz Métro situé sur le territoire de la forêt d’enseignement et de recherche.

Cette initiative a permis aux élèves de l’ÉFLT de mettre en pratique les notions apprises en classe dans une situation réelle de travail sur le terrain. Afin de souligner cette collaboration, Gaz Métro est devenu le premier donateur de la Corporation en faisant un don de 5000 $ pour contribuer à sa mission de soutien aux élèves dans leur cheminement scolaire.

«Il allait de soi, pour Gaz Métro, de recourir à l’expertise de l’École forestière de La Tuque pour effectuer les travaux de déboisement de notre site. Le soutien à la persévérance et à la réussite scolaire est au cœur de notre engagement communautaire et nous sommes fiers d’encourager les élèves de l’École forestière de La Tuque qui a été un important partenaire tout au long de nos travaux», a déclaré Robert Rousseau, directeur de Projets majeurs, chez Gaz Métro.

Affaires

Le premier whisky de la Mauricie

Après le rhum, le gin et la vodka, la distillerie Mariana de Louiseville se lance dans la conception de whisky single malt, une première dans la région. Afin d’engager les gens dans leur projet, les cofondateurs Jean-Philippe Roussy et Jonathan Couturier procéderont, ce samedi 14 octobre à midi, au lancement de leur première campagne de sociofinancement. Les deux entrepreneurs souhaitent récolter un montant de 20 000 $.

Pour obtenir le savoir technique nécessaire, ils se sont inscrits et ont été acceptés à la prestigieuse université dans le domaine de la distillation, Heriot-Watt à Édimbourg en Écosse.

«Étant donné qu’au Québec il y a peu d’expérience dans la confection de whisky single malt, nous nous sommes donné comme mission de rapporter les secrets de l’Écosse pour faire le meilleur whisky québécois. C’est très gratifiant d’avoir été accepté dans cette université, qui représente le haut lieu du savoir-faire dans la fabrication de whisky à travers le monde, et d’être en mesure d’apprendre d’eux. Nous pensons que ce projet va permettre de faire rayonner la région et d’amener des retombés en matière d’agrotourisme et d’économie locale», mentionnent-ils.

Dans le cadre de ce projet, la distillerie Mariana travaillera en étroite collaboration avec des producteurs d’orge de la Mauricie notamment Bio Malt Mauricie et Le maltraiteur. 

«Nous allons utiliser de l’orge brassicole produite par des fermes locales. Yamachiche, Sainte-Ursule et Saint-Léon-le-Grand sont toutes des régions où il se produit une belle qualité d’orge qui est reconnue par plusieurs brasseries à travers le Québec. Nous allons prendre cette orge-là et fabriquer un nouveau produit», explique Jean-Philippe Roussy. 

Résultat à long terme

Le whisky, qui requiert un vieillissement minimum de trois ans au niveau fédéral, demande beaucoup de patience aux distillateurs originaires de la Gaspésie.

«Nous avons déjà l’équivalent d’environ 750 bouteilles de whisky dans des barils à la distillerie. L’objectif est de quintupler la production l’année prochaine, nous aimerions produire entre 4000 et 5000 bouteilles de single malt que nous découvrirons d’ici trois à cinq ans. Pour une petite entreprise comme nous, faire du whisky est un gros risque. Nous devons mobiliser plusieurs ressources comme du temps et de l’argent dans des barils qui vont dormir pendant plusieurs années. Nous avons un résultat connu, mais pas à 100 %. Il y a donc plusieurs ressources qui doivent être investies dans l’inconnu.»

La campagne de sociofinancement, qui sera disponible en ligne sur le site www.haricot.ca, prendra fin le 12 décembre. 

«La campagne s’étire sur deux mois, les gens ont beaucoup de temps devant eux. Cependant, le momentum se bâtit dès la première journée donc c’est important qu’ils prennent connaissance du projet le plus rapidement possible. Nous sommes-là pour ça, nous allons faire plusieurs événements d’ici la fin de la campagne afin de promouvoir notre projet» indique Jonathan Couturier

La première activité de financement aura lieu ce samedi 14 octobre à la microbrasserie le Temps d’une pinte de 15 h à 17 h. Pour l’occasion, les 50 premières personnes arrivées recevront du whisky. Elles pourront également en apprendre davantage sur le projet en rencontrant les principaux intéressés et en visionnant un vidéo portant sur la campagne.

Rappelons que le rhum épicé Morbleu, le gin Canopée et la vodka Azimut de la distillerie Mariana sont tous déjà en vente à la Sociétés des alcools du Québec (SAQ).

Affaires

Appareils de chauffage: des aventuriers sévissent toujours

CHRONIQUE / Plusieurs signaux provenant des consommateurs mettent en lumière le fait que certaines entreprises aux pratiques douteuses, appelons-les des aventuriers du commerce itinérant, sollicitent activement des consommateurs dans plusieurs régions du Québec pour conclure des contrats de vente d’appareils de chauffage et de climatisation.

En général, rien ne permet de mettre en doute le fait que ces appareils de type thermopompe soient performants. Le problème réside plutôt dans les pratiques, ruses et stratagèmes auxquels certains ont recours pour parvenir à percer la défense des consommateurs.

Mandaté par Hydro-Québec?

Selon le récit de plusieurs consommateurs, des représentants de ces entreprises se présentent à l’improviste chez les consommateurs en prétendant faussement être des techniciens mandatés soit par Hydro-Québec ou leur municipalité en rapport avec des problèmes observés de surtension ou surconsommation d’électricité. Problèmes que l’on pouvait résoudre par l’installation d’un appareil plus performant que les représentants offrent naturellement de leur vendre séance tenante.

Deux fois plutôt qu’une!

L’un de ces aventuriers a même poussé l’audace jusqu’à flouer les mêmes consommateurs à deux reprises. Après avoir conclu avec ces derniers, un premier contrat dans les cinq chiffres, les vendeurs sont repassés quelque temps plus tard pour informer les consommateurs du fait que le fabricant de leur appareil ayant fait faillite, ils ne seraient plus en mesure de bénéficier de la garantie et des services d’entretien.

Ils leur proposent alors de procéder à son remplacement par un autre prétendument plus performant et moins coûteux que le premier. Pour ce qui est du premier appareil, ils se chargeraient de faire annuler le contrat et faire en sorte que les consommateurs soient remboursés par l’institution prêteuse qui avait assuré le financement de l’achat. Naturellement, il n’en fut rien et les vendeurs n’ont plus donné de nouvelles, laissant derrière eux des consommateurs médusés.

Contrats à long terme — compagnies à court terme

Parmi les problèmes rapportés par les consommateurs dans ce domaine d’activité bien particulier, signalons le fait que plusieurs entreprises faisant le commerce itinérant d’appareils de chauffage et de climatisation ont une courte durée de vie. Apparaissant et disparaissant selon un procédé bien rodé, ces entreprises sont éphémères et les contrats qu’ils signent avec les consommateurs leur survivent souvent longtemps. Leur financement aussi!

En effet, l’analyse des contrats dans le cadre du traitement des plaintes des consommateurs révèle qu’ils sont souvent financés sur une longue période pouvant aller jusqu’à 10 ans.

Prudence

Prix excessifs, installations déficientes, service après-vente médiocre ou inexistant, promesses d’économies qui ne se matérialisent pas, etc., les sources de mécontentement des consommateurs sont sérieuses. Devant un portait aussi préoccupant, il est impératif de sensibiliser les consommateurs aux pièges que leur tendent certains aventuriers qui cognent à la porte sans préavis.

Il est souvent hasardeux de transiger avec de telles entreprises sans prendre le temps de vérifier plus attentivement ce qu’elles vous proposent en communiquant par exemple avec des entreprises locales spécialisées dans le domaine.

Ne prenez aucune décision précipitée sous la pression de ces habiles vendeurs. Prenez le temps de réfléchir et de vérifier les dires des représentants, confirmer qu’ils sont bien titulaires des permis requis pour œuvrer dans ce secteur d’activité. Un coup de fil ou une visite sur le site Web de l’Office permet aussi de vérifier si l’entreprise a déjà fait l’objet de plaintes. Ces précautions pourraient vous éviter bien des soucis.

Gary Frost est directeur des services aux consommateurs à l’Office de la protection du consommateur.


Affaires

Marché immobilier: hausse championne à Trois-Rivières

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) vient de publier les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la province de Québec établies d’après la base de données provinciale Centris® des courtiers immobiliers. Et pour le troisième trimestre de 2017, c’est la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières qui a connu la plus forte hausse des ventes résidentielles parmi les RMR au Québec par rapport à la même période l’an dernier, soit 17 %.

Dans l’ensemble de la province, 17 941 ventes ont été réalisées de juillet à septembre, soit une augmentation de 7 % par rapport à la même période en 2016.

«Le marché de la revente québécois connaît vraiment un bel élan, puisque nous en sommes à une 13e hausse trimestrielle consécutive des ventes», souligne Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ. «Qui plus est, nous venons de connaître le meilleur résultat au chapitre des ventes en huit ans pour cette période de l’année», renchérit-il.

Pour un troisième trimestre consécutif, c’est la copropriété qui a affiché la plus forte croissance, avec une hausse de 13 % (3920 ventes). Les ventes d’unifamiliales (12 404 transactions) et de plex de 2 à 5 logements (1508 transactions) ont pour leur part crû de 5 % et de 4 % respectivement. 

Sur le plan géographique, quatre des six régions métropolitaines de recensement (RMR) ont enregistré une croissance des ventes, soit celles de Trois-Rivières (+17 %), de Québec (+9 %), de Montréal (+9 %) et de Gatineau (+1 %). À l’inverse, les RMR de Sherbrooke et de Saguenay ont connu un ralentissement d’activité, de 8 % et de 3 % respectivement. 

La plupart des plus petits centres urbains ont aussi affiché une augmentation du nombre des reventes, avec notamment des bonds importants du côté de Sept-Îles (+48 %), Joliette (+36 %), Mont-Tremblant (+28 %) et Rouyn-Noranda (+25 %). À Shawinigan, la hausse n’est toutefois que de 4 %.

Le prix médian des maisons unifamiliales vendues de juillet à septembre au Québec a atteint 239 900 $. Il s’agit d’une progression de 5 %, un résultat similaire à celui du trimestre précédent, où l’on a enregistré la plus forte hausse trimestrielle en près de six ans.

La RMR de Montréal a donné le ton, l’augmentation du prix médian des unifamiliales (320 500 $) atteignant 5 %. Les hausses de prix se sont avérées modestes dans les RMR de Gatineau (+2 %), de Sherbrooke (+2 %) et de Québec (+1 %), avec des prix médians respectifs de 235 000 $, 209 000 $ et 250 750 $ pour l’unifamiliale. Par ailleurs, les prix sont restés stables depuis un an dans les RMR de Saguenay (170 000 $) et de Trois-Rivières (148 000 $).

La tendance à la baisse du nombre de propriétés résidentielles à vendre au Québec s’est poursuivie pour un septième trimestre consécutif. De juillet à septembre 2017, on comptait en moyenne 68 651 inscriptions en vigueur sur le système Centris® des courtiers immobiliers, une diminution de 8 % comparativement au troisième trimestre de 2016.

Actualité

Résidence des Bâtisseurs: l’ouverture est prévue pour l’automne 2018

Une première pelletée de terre symbolique a eu lieu, vendredi, sur le chantier de la nouvelle Résidence des Bâtisseurs à La Tuque. L’imposant projet de 138 résidences destinées aux aînés, qui prend place sur l’ancien terrain de l’église Marie-Médiatrice, devrait être achevé à l’automne 2018 si tout va bien.

Le projet a nécessité des investissements d’environ 14 millions de dollars et permettra la création d’une quarantaine d’emplois permanents en Haute-Mauricie. Le complexe résidentiel, situé aux coins des rues Réal et Paquin, pourra accueillir aux alentours de 170 résidents. Il y aura également une unité de soins ultramoderne de 25 chambres à l’intention des personnes en perte d’autonomie.

«C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis maintenant plus de trois ans. […] C’est un investissement de 14 millions qui vient combler un besoin criant au chapitre de l’offre de logements avec service pour les retraités actifs et les aînés de la région. Les premiers clients vont pouvoir être accueillis au courant de l’automne 2018», a lancé Pierre Michaud, président du Groupe des Bâtisseurs.

Les résidents auront accès, entre autres, à des services de restauration, d’animation, de loisir et de soins. M. Michaud parle d’un milieu de vie moderne, conviviale, stimulant, mais également d’un endroit sécuritaire respectant les normes les plus strictes.

La sécurité des lieux sera assurée par un système électronique de contrôle d’accès, un système de caméras, des détecteurs de fumée dans chaque logement et aire commune, un système intégral de gicleurs, une génératrice d’urgence, la disponibilité de bracelets d’alerte mobile et la présence de personnel à toute heure du jour.

Actuellement, une vingtaine de travailleurs sont à l’œuvre sur le terrain pour la construction du bâtiment. Ce nombre va continuer d’augmenter dans les prochains mois et les prochaines semaines et atteindre un sommet à l’été 2018.

«Présentement, on est à l’étape de la structure. […] Éventuellement l’été prochain, il pourrait y avoir entre 60 et 70 personnes qui vont travailler sur le chantier», a noté André Nadeau, directeur construction chez les Bâtisseurs.

Le maire de La Tuque était heureux de pouvoir participer à l’inauguration du chantier avant de tirer sa révérence du monde municipal.

«C’est un magnifique projet pour notre ville. Je souhaite le plus grand des succès à cette entreprise qui s’installe chez nous. On avait besoin de ça. Un des buts que je m’étais fixé, que je réalise juste avant de prendre ma retraite de la mairie, c’était de retenir les aînés. On n’avait rien pour les garder ici, ils partaient à l’extérieur. Maintenant, ils vont pouvoir rester chez eux», a lancé Normand Beaudoin.

Le président du conseil de la fabrique de la paroisse Saint-Martin-de-Tours, Jacques Fraser, était également sur place pour l’occasion. 

«On est endeuillé d’avoir perdu une église, mais combien heureux de voir ces travaux qui créeront un avenir meilleur pour notre communauté du Haut Saint-Maurice. […] Il est beaucoup moins dramatique d’avoir entendu les portes de l’église Marie-Médiatrice se fermer aujourd’hui. Le potentiel présent avec cette infrastructure qui sera à notre disposition sera de mon humble avis égal, sinon de beaucoup supérieur à ce qui a été perdu», a-t-il lancé.

Affaires

Cinquième cohorte de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan

Les cinq premières années d’existence d’une entreprise sont déterminantes tant pour leur survie que leur croissance. C’est pour cette raison que depuis 2013, la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan accueille chaque année une cohorte de jeunes entrepreneurs dans le but de les soutenir et 2017 ne fait pas exception avec l’accueil d’une cinquième cohorte.

Celle-ci est composée des entrepreneurs suivants: Marilou H. Fréchette de La machine à écrire, Félix-Antoine Huard, Alexis Huard et Ian Bussières de Rum&Code, François St-Martin et Marc Bruneau de Dans la tête, Claudine Juneau de Fratelli Fins Fromages, Jimmy Ravaux de JInnovations, Christine Berthiaume de Christine Berthiaume photographe, Hermès Magnus et Maria Théodora Silva de Montecs et Cassy Berthiaume de La Rousse Design.

Au Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, un événement marquait d’ailleurs l’arrivée officielle de 12 nouveaux entrepreneurs, portant le nombre total d’entreprises accompagnées à 27. L’activité se déroulait en présence du maire de Shawinigan et porte-parole de la Communauté entrepreneuriale de Shawinigan, Michel Angers, de nombreux partenaires, ainsi que de jeunes entrepreneurs des quatre cohortes déjà démarrées.

Cette année, Jeunes Shawinigan inc. raffine son accompagnement avec l’ajout de nombreux déjeuners et activités apéros en résolution de problèmes et dans des thématiques chères aux jeunes entrepreneurs, comme les ventes, les liquidités, la production, l’embauche et la gestion des ressources humaines. Le mentorat et le coaching sont également au programme en plus de quelques activités de réseautage parmi lesquelles le Gala Distinction Desjardins de la CCIS.

L’environnement offert aux jeunes entrepreneurs leur permet de réseauter pour combattre l’isolement et faciliter leur intégration à la communauté d’affaires. Ils bénéficient également de nombreux privilèges pour faciliter leurs premières années. Finalement, ils sont amenés à témoigner auprès des publics cibles à titre d’ambassadeurs de l’entrepreneuriat à Shawinigan. Au cours de la dernière année, ils ont été impliqués dans l’organisation de La Grande journée des petits entrepreneurs en offrant leur soutien aux jeunes participants de 5 à 12 ans et dans des visites de classes au primaire, au secondaire et au collégial.

«L’accueil d’une cinquième cohorte fut l’occasion de s’ouvrir aux entrepreneurs de plus de 35 ans qui constituent une cible importante du futur entrepreneurial de Shawinigan», a commenté Denis Morin, directeur général de la Communauté entrepreneuriale.

Ce dernier a rappelé que l’indice entrepreneurial mesuré en 2013, et qui sera de nouveau mesuré cet automne, démontrait que malgré la forte croissance d’entreprises détenues par les 18-34 ans, Shawinigan a beaucoup de rattrapage à faire, par rapport au Québec, avec les plus âgés qui ont aussi besoin de soutien.