La présence de travailleurs des zones rouges chez Olymel soulève l’inquiétude à Yamachiche

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La présence de travailleurs des zones rouges chez Olymel soulève l’inquiétude à Yamachiche

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
Yamachiche – Durement affectés par une éclosion de COVID-19 qui a contaminé un peu plus de 140 travailleurs lors de la première vague de la pandémie, les travailleurs de l’usine Olymel de Yamachiche sont actuellement inquiets par la recrudescence de la maladie au Québec. Le syndicat remet en question les déplacements quotidiens par autobus de travailleurs provenant des zones rouges.

Chaque jour, six autobus transportant environ 80 travailleurs partent de la région montréalaise pour se rendre à Yamachiche. Et cela entraîne de la crainte chez les travailleurs qui ne veulent pas revivre l’éclosion du printemps dernier.

Mario De Tilly ne pense pas que le pire soit passé

Affaires

Mario De Tilly ne pense pas que le pire soit passé

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — «Cette crise sanitaire a généré l’une des plus importantes crises économiques de l’histoire du Canada, mais dans un très court laps de temps. Je ne pense pas que le pire soit passé, mais on est plus à même de répondre à cette problématique-là.»

Voilà l’essentiel du propos du directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, qui a fait le point, mercredi, sur la situation économique.

Marmen et zone orange: la Chambre de commerce s'inquiète 

Affaires

Marmen et zone orange: la Chambre de commerce s'inquiète 

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Alors que la région vient de passer en zone orange et de l’entreprise Marmen a annoncé 30 mises à pied, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières a tenu à exprimer son inquiétude face à ces deux situations.

«On comprend la nécessité des mesures annoncées. La Chambre de commerce à Trois-Rivières est inquiète au niveau économique», a lancé la directrice générale, Andréanne Guilbert.

TGF: Louise Charbonneau «voit la lumière au bout du tunnel»

Affaires

TGF: Louise Charbonneau «voit la lumière au bout du tunnel»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La députée fédérale de Trois-Rivières, Louise Charbonneau, se montre optimiste par rapport au projet d’un train à grande fréquence à la suite d’une rencontre tenue lundi avec un représentant de Via Rail et des propos tenus par le ministre des Transports, Marc Garneau.

En effet, le jour même de la vidéoconférence à laquelle il n’a pas assisté, M. Garneau a dit souhaiter dans un article du Globe and Mail qu’une décision soit prise à temps pour le budget du printemps.

Capital régional et coopératif Desjardins disposera de 140 M$ de plus pour la relance

Affaires

Capital régional et coopératif Desjardins disposera de 140 M$ de plus pour la relance

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Au terme de la période de présouscription de Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD) tenue entre le 31 août et le 21 septembre dernier, 54 412 personnes ont rempli une demande pour souscrire aux actions totalisant une somme de 159,8 M $, soit une moyenne de 2936 $ par investisseur.

Le plafond autorisé par le gouvernement du Québec ayant été fixé à 140 M$, ce sont donc 47 631 contribuables québécois qui pourront profiter du crédit d’impôt provincial de 35 %. Comme par les années passées, le montant maximum d’actions pouvant être souscrit est de 3000 $ par investisseur.

Latulippe: la COVID retarde l’ouverture

Affaires

Latulippe: la COVID retarde l’ouverture

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — L’ouverture du magasin Latulippe à Trois-Rivières est retardée en raison d’un délai de livraison du mobilier de magasin, un autre report attribuable à la COVID-19.

Ce nouveau magasin d’articles de chasse, de pêche et de plein air devait ouvrir ses portes mardi. L’ouverture est repoussée de quelques jours seulement, à moins que la situation de la pandémie motive le gouvernement à imposer de nouvelles mesures restrictives.

La fin des sacs de plastique chez IGA le 1er octobre

Affaires

La fin des sacs de plastique chez IGA le 1er octobre

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
Partout au Québec, notamment dans les détaillants de la région de la Capitale-Nationale, ainsi qu’au Nouveau-Brunswick, IGA retirera tous les sacs de plastique à usage unique de ses magasins à partir du 1er octobre.

Après quelques mois de report, la chaîne alimentaire met sa promesse à exécution dès jeudi. Ce retard est attribuable aux mesures nécessaires en raison de la pandémie de COVID-19.

Marmen annonce 30 mises à pied

Affaires

Marmen annonce 30 mises à pied

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les conséquences négatives de la pandémie continuent à se faire sentir chez Marmen alors que l’entreprise vient d’annoncer 30 mises à pied.

C’est en raison d’un manque de travail dans le secteur éolien qu’elle a dû émettre un avis de licenciement collectif au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale qui prendra effet le 22 novembre 2020 et touchera trente employés de façon permanente.

Situation critique à l’aéroport de Trois-Rivières sans aide gouvernementale

Affaires

Situation critique à l’aéroport de Trois-Rivières sans aide gouvernementale

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Avec des pertes de revenus énormes depuis le début de la pandémie, la situation est jugée critique dans les aéroports régionaux, dont celui de Trois-Rivières, selon le directeur général du Réseau québécois des aéroports, Romain Girard, et le président du Conseil des aéroports du Canada, Daniel-Robert Gooch.

Avec l’arrivée prochaine de l’hiver et des coûts associés au déneigement, plusieurs préparent des plans de réduction de services pouvant même aller jusqu’à la fermeture.

Protection incendie Péri-Tech fait l’acquisition d’Extincteurs R. Léveillé

Affaires

Protection incendie Péri-Tech fait l’acquisition d’Extincteurs R. Léveillé

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
SAINT-TITE — L’entreprise Protection incendie Péri-Tech fait l’acquisition d’Extincteurs R. Léveillé dans l’objectif d’augmenter son offre de services quant à la vente et à l’entretien d’extincteurs et de systèmes de gicleurs automatiques.

L’entreprise shawiniganaise se porte acquéreuse de celle de Saint-Tite afin de poursuivre sa progression sur le marché des particuliers, des commerces, des industries et des établissements d’enseignement de la province.

Pas de répit pour Epic Games dans sa bataille contre Apple

Techno

Pas de répit pour Epic Games dans sa bataille contre Apple

Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — Epic Games n’a pas réussi à convaincre lundi une juge californienne de forcer Apple à réinstaller son jeu Fortnite sur l’App Store, et le conflit entre les deux groupes s’achemine vers un procès à l’été prochain.

L’éditeur du célèbre jeu de tir et de survie s’est lancé dans une bataille contre le géant de l’électronique et des technologies, dont il juge les pratiques «tyranniques» sur iOS, son système d’exploitation d’appareils mobiles.

Les Canadiens hésitants face aux sociétés victimes de vols de données [VIDÉO]

AFFAIRES

Les Canadiens hésitants face aux sociétés victimes de vols de données [VIDÉO]

La Presse canadienne
TORONTO - Une vaste majorité de Canadiens hésite à faire affaire avec des entreprises qui ont été victimes de vols de données, suggère une nouvelle étude publiée lundi.

Environ le quart des personnes interrogées pour le sondage se sont fait voler leurs informations de connexion pour un site web auquel ils faisaient confiance, a précisé l'étude.

La firme de consultants KPMG a compilé les réponses reçues de 2004 personnes par l'entremise d'un sondage en ligne entre les 15 et 18 septembre.

Selon la firme, 84 % des répondants envisageraient de faire affaire avec une autre société si une entreprise échouait à garder leurs données en sécurité.

En outre, environ 90 % des répondants ont dit ressentir de la «méfiance» lorsque venait le temps de partager leur information personnelle ou financière avec une organisation qui avait déjà été victime d'un vol de données.

Les sondages en ligne ne peuvent pas comporter de marge d'erreur en raison de la nature non aléatoire de leur échantillonnage.

L'enquête de KPMG a été réalisée un mois après que le Conseil du Trésor a annoncé que des milliers de noms d'utilisateurs et de mots de passe avaient été utilisés pour faire une demande de service auprès du gouvernement fédéral.

Le Bloc québécois propose un plan de relance économique post-pandémie

Politique

Le Bloc québécois propose un plan de relance économique post-pandémie

La Presse Canadienne
OTTAWA — Le Bloc québécois a dévoilé un plan de relance en vue de l'après-pandémie aux allures de plateforme électorale.

Intitulé «Le Québec choisit. Le Bloc agit», le document d'une vingtaine de pages aborde à la fois des enjeux de santé, de finances publiques et de lutte aux changements climatiques. Il a été réalisé après des tournées estivales du Bloc aux quatre coins du Québec.

«Le plan de relance post-COVID du Bloc québécois vient des régions du Québec. Et on a bon espoir que les gens des régions du Québec vont se reconnaître dans ce plan», s'est targué le chef Yves-François Blanchet, lors d'une conférence de presse lundi matin à Gatineau.

Il devait être rendu public il y a deux semaines, avant le discours du Trône, mais l'isolement préventif de la quasi-totalité des députés bloquistes et le test positif de leur chef sont venus compliquer les choses.

Faisant fi de ces délais, M. Blanchet a présenté le document préparé par son parti comme étant «infiniment plus précis que le discours du Trône» et a invité les autres formations politiques à s'en inspirer librement.

«Relance verte»

Le Bloc réclame de «mettre fin au modèle de dépendance aux hydrocarbures afin, au contraire, de favoriser la transformation au Québec de nos richesses», peut-on lire.

Il est proposé d'«investir dans la transformation au Québec des richesses naturelles et la mise en valeur de l'environnement au Québec», comme les énergies renouvelables, la forêt, la gestion des eaux usées et la recherche et le développement. De l'argent devra notamment être injecté pour favoriser l'électrification des transports et faciliter l'achat de véhicules zéro émission ou hybrides.

En contrepartie, Ottawa devra cesser d'investir, par le biais de subventions ou d'avantages fiscaux, dans les énergies fossiles de l'Ouest canadien. Le Bloc soutiendrait cependant une «aide importante» pour aider l'Alberta à transiter vers un «modèle de création de richesse durable».

Santé

Le Bloc souhaite la création d'une commission d'enquête sur la pandémie, «afin notamment d'évaluer le niveau de préparation du gouvernement fédéral, son niveau d'arrimage avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que l'efficacité dans le détail de sa réponse économique».

Sans surprise, le Bloc se rallie à la demande des provinces et exige que le gouvernement fédéral augmente, sans condition, sa contribution dans les transferts en santé afin qu'elle couvre 35 % des dépenses totales.

Finances publiques

Le Bloc demande au gouvernement fédéral de «fournir des projections des finances publiques pour les trois prochaines années dès la rentrée parlementaire», avec le dépôt d'un budget. Il est prévu, pour le moment, qu'une mise à jour économique soit déposée cet automne.

Dans la colonne des nouveaux revenus, le Bloc propose de mettre fin à l'évitement fiscal par les grandes entreprises et à forcer les géants du web à percevoir la TPS sur leurs services.

Aînés

Le Bloc voudrait «augmenter de façon permanente la Sécurité de vieillesse de 110 $ par mois dès 65 ans et adapter le supplément de revenu garanti pour ne pénaliser personne». Pour l'instant, Ottawa compte bonifier la pension pour les aînés de 75 ans et plus seulement.

Il est proposé aussi d'octroyer automatiquement le crédit d'impôt pour soins à domicile, comme le fait Québec.

Économie et infrastructures

Le Bloc suggère non seulement d'offrir un soutien financier ciblé pour le domaine de l'aérospatiale, mais de mettre en oeuvre une stratégie nationale pour aider ce secteur.

Il demande également au gouvernement fédéral de dépenser 1 % de ses revenus en logement.

Les fleurons québécois affaiblis par la pandémie devraient être protégés contre les prises de contrôle étrangères, selon le Bloc, en utilisant plus activement la Loi sur Investissement Canada et en entamant des négociations avec Québec pour modifier la Loi sur les sociétés par actions.

Des entreprises dénoncent en justice les taxes sur les produits chinois

Affaires

Des entreprises dénoncent en justice les taxes sur les produits chinois

Agence France-Presse
WASHINGTON — Des entreprises américaines et des multinationales de multiples secteurs, automobile, textile ou encore distribution, ont attaqué en justice l’administration Trump au sujet des droits de douane supplémentaires imposés sur les produits importés de Chine, qui renchérissent considérablement leurs coûts de fabrication. 

Parmi les groupes qui ont déposé une plainte devant le Tribunal International du Commerce à New York, l’enseigne Home Depot, le fabricant de guitares Gibson, la marque de vêtements Ralph Lauren, le fabricant d’ordinateurs Lenovo, l’entreprise de fruits et légumes Dole, ou encore l’équipementier de golf Callaway. 

Ces requêtes, déposées depuis la mi-septembre, ont été consultées dimanche par l’AFP, qui avait déjà fait état, mercredi, des plaintes de grands groupes automobiles mondiaux, comme Tesla, Ford, Mercedes et Volvo. 

Le nombre d’entreprises s’élevant contre les tarifs douaniers supplémentaires imposés aux biens importés de Chine a fortement grossi lors des derniers jours, alors qu’on approche de l’élection présidentielle du 3 novembre aux États-Unis. Toutes affirment que ces droits de douane, imposés sur une liste de produits dans le cadre du bras de fer commercial entre Washington et Pékin, sont «illégaux». 

Elles demandent par conséquent leur «annulation» et souhaitent récupérer toute somme déjà perçue par les services douaniers américains depuis l’entrée en vigueur de nouvelles taxes. 

L’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a, le 15 septembre, jugé illégale une première tranche de droits de douane imposés par les États-Unis sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois. 

Les taxes douanières punitives imposées par Washington sur les marchandises venant de Chine sont en fait payées par les importateurs aux États-Unis, ce qui, selon l’objectif de l'administration américaine, doit réduire ces importations chinoises et à terme, l’abyssal déficit commercial des États-Unis avec la Chine. 

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l’une des marques de fabrique de la présidence Trump, qui a accusé la Chine de pratiques commerciales malhonnêtes, de vol de propriété intellectuelle, et de vouloir utiliser la technologie pour étendre son emprise sur certaines régions du monde ou pour renforcer la répression en Chine notamment contre les musulmans ouïghour. 

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort. Des tarifs douaniers supplémentaires de 25 % restent ainsi appliqués sur l’équivalent de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises.

Desjardins : des maires déçus, mais résignés de la disparition des centres de services

Affaires

Desjardins : des maires déçus, mais résignés de la disparition des centres de services

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATISCAN – Les maires des municipalités des MRC Mékinac – Des Chenaux n'ont pas été surpris d'apprendre la semaine dernière que leurs centres de services locaux fermeraient leurs portes. Ils auraient évidemment préféré garder ces services ouverts, mais se résignent à la décision d'affaires de Desjardins. Toutefois, il persiste un combat pour lequel ils n'ont pas l'intention d'abdiquer : la présence des guichets automatiques chez eux.

Les maires sont unanimes : il y a longtemps qu'ils entendaient parler de la fin des centres de services et la COVID-19 est venue fragiliser et précipiter la mort de ces derniers. 

«Les heures étaient déjà réduites. J'aurais aimé mieux le conserver, c'est sûr, mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable : la fréquentation n'est plus ce qu'elle était. L'achalandage n'étant plus là, ça devient difficile de ne pas comprendre», souligne Christian Gendron, maire de Saint-Geneviève-de-Batiscan.

«C'est triste pour les gens qui ont moins de facilité à utiliser Internet. Le nombre d'utilisateurs chez nous était devenu insuffisant. Desjardins a invoqué la sécurité de ses employés parce qu'il y avait une certaine recrudescence de méfaits», exprime pour sa part Luc Pellerin, premier magistrat de Saint-Stanislas.

Le maire de Saint-Séverin-de-Proulxville Gérard Vandal se fait plus tranchant

«La pandémie a parfois le dos large. Ma municipalité est vieillissante. On est vulnérables. On essaie de se sortir la tête de l'eau comme municipalité et des choses de ce genre nous donnent un coup. Avec la présence de plus en plus importante des technologies, il ne faut pas se leurrer, ça passe par là maintenant. La Caisse, c'est une business. Nous n'avons pas beaucoup de pouvoir».

Même son de cloche chez son collègue de Saint-Adelphe Paul Labranche.

«C'est une perte de service de proximité. On se sent toujours impuissant comme maire. On est bien déçus, c'est évident. Les nouvelles technologies font la différence. En même temps, c'est le rural qui a mis Desjardins au monde. Ça nous prouve que plus c'est gros, plus ça s'éloigne du monde rural. C'est en haut que ça se décide», argue-t-il, référant aux hautes instances de la coopérative fondée par Alphonse-Desjardins.

Tous les maires qui ont retourné les appels du Nouvelliste abondent dans le même sens : la priorité désormais est de maintenir le service de guichet automatique.

«J'ai signifié clairement au directeur de Desjardins dans notre comté que le guichet devait rester là. On peut enlever certaines choses, mais là... Je redoute ça, qu'ils nous le retirent aussi», confie M. Gendron.

«Il faut garder le guichet. Je m'attends par contre à ce que ça aussi, ça quitte un jour», ajoute Gérard Vandal.

«On veut que le guichet reste et ça semble être la volonté de Desjardins également. En espérant qu'ils ne changent pas d'idée. Ils viennent tout juste de changer le guichet chez nous, mais c'est une décision qui ne nous appartient pas», relativise M. Pellerin.

«Je ne pense pas que ça disparaîtra à court terme, mais l'utilisation va faire la différence. Ils nous ont dit que ça prend 5 000 personnes par mois pour que ce soit rentable pour eux», ajoute Paul Labranche.

Tous ont décrié le fait que ce serait surtout les personnes âgées qui feraient les frais de cette décision.

Fin de la Prestation canadienne d’urgence

Affaires

Fin de la Prestation canadienne d’urgence

La Presse Canadienne
Le dimanche 27 septembre marquait la fin de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) mise sur pied pour aider les Canadiens privés de revenus pendant la pandémie de COVID-19. 

En date de la semaine dernière, le programme avait versé 79,3 milliards à 8,8 millions de personnes, soit environ 40 % de la population active canadienne. 

Le gouvernement fédéral s’attend maintenant à ce que trois des quatre millions de prestataires de la PCU passent à l’assurance-emploi, qui a été assouplie pour permettre l’admissibilité après seulement 120 heures travaillées, quel que soit le taux de chômage dans la région habitée. 

Il y a un mois environ, le premier ministre Justin Trudeau annonçait l’assouplissement aux règles de l’assurance-emploi et trois nouvelles prestations pour ceux et celles qui ne pourront pas compter sur l’assurance-emploi modifiée. 

Il s’agissait de la Prestation canadienne de la relance économique, de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique et de la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants, qui doivent toutes être approuvées par le parlement. 

Vendredi, au lendemain du discours du Trône, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a affirmé que les libéraux avaient accepté de modifier leur projet de loi sur la relance économique pour y inclure un programme fédéral de congés de maladie payés «plus généreux» que les dix jours proposés par le gouvernement Trudeau pour les travailleurs qui auraient à s’isoler en raison de la COVID-19. 

Réaction des chômeurs

Quant à l’assouplissement des critères d’admissibilité à l’assurance emploi, le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) y voit une «avancée importante en matière de reconnaissance des droits des chômeurs et des chômeuses» au Québec. 

Dans un communiqué publié dimanche, le MASSE soutient que sans ces améliorations « 400 000 Québécois qui étaient prestataires de la PCU se seraient retrouvés sans revenu » et 750 000 autres contribuables québécois «auraient vu leurs revenus diminuer de manière considérable». 

L’organisme profite cependant de l’occasion pour réclamer des mesures permanentes pour corriger des lacunes au régime d’assurance-emploi. 

«Les problèmes sont connus depuis longtemps. Il faut que le gouvernement cesse de mettre en place des mesures temporaires et entame dès maintenant, en collaboration avec les différents acteurs du milieu, un travail visant à réformer de manière permanente le régime», a affirmé Sylvain Lafrenière, coordonnateur du MASSE. 

L’organisme soulève notamment des lacunes pour les travailleurs de l’industrie saisonnière.

Nouveau répit pour TikTok aux États-Unis

Techno

Nouveau répit pour TikTok aux États-Unis

Julie Jammot
Agence France-Presse
WASHINGTON — Les utilisateurs américains vont continuer de pouvoir télécharger TikTok et ses mises à jour, au moins pour l’instant, grâce à un juge américain qui a bloqué dimanche in extremis la suspension de l’appli ordonnée par l’administration Trump au nom de la sécurité nationale.

Donald Trump avait signé début août un décret visant à interdire le très populaire réseau social, qui appartient au groupe chinois ByteDance, à moins qu’il ne passe dans le giron d’une société américaine. 

Quelques heures avant l’entrée en vigueur de la décision du gouvernement de bannir l’appli des plateformes de téléchargement, le juge Carl Nicholas a donné raison à TikTok, qui avait déposé un recours le 18 septembre.  

Le magistrat, nommé par Donald Trump en 2019, a en revanche pour l’instant refusé de suspendre l’interdiction totale de l’appli sur le sol américain, prévue pour le 12 novembre.

Les raisons de sa décision sont sous scellés afin de protéger des informations potentiellement confidentielles, mais doivent être publiées lundi une fois que les deux parties se seront mises d’accord. 

«Nous sommes satisfaits que la cour ait été d’accord avec nos arguments légaux et ait empêché la mise en place de l’interdiction», a réagi TikTok. 

Agora

Lors d’une audience par téléphone dimanche matin, ses avocats avaient déclaré que bloquer les téléchargements de l’appli serait inconstitutionnel et enfreindrait le droit à la liberté d’expression, surtout à l’approche de la présidentielle du 3 novembre. 

«TikTok est bien plus qu’une application, c’est la version moderne du forum public, c’est une communauté, c’est un moyen de communication […] d’autant plus important en temps de pandémie», avait fait valoir l’avocat John Hall dimanche. «Si l’interdiction entre en vigueur, c’est comme si le gouvernement empêchait les 2/3 du pays de venir à l’agora». 

La plateforme a aussi assuré que cela lui causerait des dommages irréparables en termes de croissance, alors qu’elle gagnait quelque 424 000 nouveaux utilisateurs américains par jour au début de l’été. 

Et l’interruption des mises à jour aurait pour conséquence directe, ironiquement, « d’éroder la sécurité » pour les 100 millions d’utilisateurs américains actuels, a ajouté M. Hall. 

De son côté, le gouvernement dit vouloir empêcher que de nouveaux utilisateurs soient exposés au risque de voir leurs données pillées par la Chine. 

Donald Trump accuse depuis longtemps TikTok d’espionnage sur ses utilisateurs au profit de Pékin, sans preuves.   

Depuis son décret, négociations, invectives au sommet et rebondissements dans les tribunaux s’enchaînent. Si les tractations n’aboutissent pas, une interdiction complète des activités du réseau sur le sol américain pourrait entrer en vigueur à partir du 12 novembre, a prévenu le Trésor. 

La balle aux politiques

TikTok a confirmé le week-end dernier un accord pour créer une nouvelle société, TikTok Global, avec Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial. 

Il y aurait aussi une prise de participation de 12,5 % d’Oracle et de 7,5 % de Walmart.  Les Américains détiendraient quatre des cinq sièges au conseil d’administration. 

Mais la finalisation dépend du bon vouloir du président américain et du gouvernement chinois. 

«Nous continuons notre dialogue en cours avec le gouvernement pour finaliser ce projet, auquel le président a donné son accord préliminaire» a déclaré TikTok dimanche soir. 

L’appli de vidéos courtes, le plus souvent musicales et humoristiques, est devenue le nouveau symbole de la bataille que se livrent les États-Unis et la Chine pour la domination du secteur de la haute technologie. 

L’hôte de la Maison-Blanche, en campagne pour sa réélection, a martelé cette semaine qu’il ne donnerait pas son aval si le nouveau groupe restait sous contrôle chinois tout en affirmant que Oracle et Walmart allaient en posséder la majorité. 

ByteDance, qui comprend des investisseurs américains, a qualifié ces informations «de rumeurs erronées».  

Mais ByteDance a annoncé avoir effectué une «demande d’autorisation» d’exportation de technologie, sans préciser à quel sujet.  

Cette initiative pourrait concerner le fameux algorithme qui a fait le succès de TikTok : il permet d’afficher aux utilisateurs les contenus les plus susceptibles de les intéresser, en fonction de leurs goûts, et de les conduire à passer le plus de temps possible à visionner vidéo après vidéo sur la plateforme. 

La Chine refuse que ce précieux système informatique ne tombe dans l’escarcelle américaine.

Les transporteurs par autobus demandent l'aide d'Ottawa pour traverser la crise

COVID-19

Les transporteurs par autobus demandent l'aide d'Ottawa pour traverser la crise

Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
La Fédération des transporteurs par autobus lance un cri du coeur au gouvernement fédéral pour qu'il aide ses membres à traverser la crise de la pandémie.

Avec la fermeture de la frontière et la fin des voyages culturels, sportifs et éducatifs, les transporteurs ont vu leurs revenus chuter de façon draconienne. Cet été — une période cruciale — ils ont vu leurs revenus dégringoler de 80 à 100 %.

«On est vraiment touchés de plein fouet. On touche à tous les secteurs d'activité, le milieu du tourisme, de l'éducation, du corporatif, des croisières et là tout est annulé», a expliqué en entrevue Stéphane Lefebvre, président du conseil d'administration de la Fédération des transporteurs par autobus et président du Groupe Autocar Jeannois.

Depuis le mois de mars, plus de 70 000 contrats ont été résiliés au Québec. Les pertes financières se chiffreraient à 240 millions $.

La Fédération, qui a déjà adressé des demandes au gouvernement du Québec, se tourne maintenant vers le gouvernement Trudeau, qui a promis dans son discours du Trône de venir en aide à l'industrie du tourisme et du voyage.

«Actuellement, le transport nolisé-touristique, bien que nous touchons à 90 % de notre clientèle au tourisme, nous ne sommes pas reconnus dans le milieu du tourisme et dans les aides qu'il y a déjà eu», a indiqué M. Lefebvre.

La Fédération chiffre l'aide demandée à 16 millions $, ce qui permettrait à ses membres de payer leurs coûts fixes et ainsi, possiblement, de survivre jusqu'au printemps.

«Malgré la crise, malgré l'arrêt de nos opérations, pratiquement tous nos frais fixes demeurent. On doit entretenir ces véhicules-là parce que tantôt on va [transporter] encore des personnes à l'intérieur», a affirmé M. Lefebvre.

«Ça coûte aussi cher opérer le véhicule, mais on n'a aucun revenu qui rentre.»

Selon la Fédération, cette situation menace la survie de plus de 160 entreprises et 4000 emplois directs — et déjà, plusieurs de ces employés «spécialisés» ont quitté l'industrie, selon M. Lefebvre.

«C'est une main-d'oeuvre qui est très spécifique à notre domaine d'activité. On ne peut pas du jour au lendemain devenir conducteur d'autocar», a-t-il précisé.

20 070 $ pour soutenir les commerces locaux

Actualités

20 070 $ pour soutenir les commerces locaux

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Nicolet- La MRC de Nicolet-Yamaska a dévoilé les résultats de sa campagne de financement participatif Culture et tourisme au coeur de Nicolet-Yamaska qui s’est déroulée sur le site de La Ruche au cours des dernières semaines. Grâce à la mobilisation citoyenne, un montant de 5035 $ a été recueilli. En plus des contributions des citoyens de la région, Desjardins remettra le même montant additionnel, soit 5035 $ dans le cadre de son programme Du coeur à l’achat.

Cette contribution sera versée en parts égales aux organismes soutenus par la campagne, soit : Centre d’action bénévole de Nicolet, Centre d’action bénévole du Lac Saint-Pierre, Ludolettre et Ressource aide alimentaire de Nicolet.

Gala de la Chambre de commerce de Maskinongé: une vague d’amour

Affaires

Gala de la Chambre de commerce de Maskinongé: une vague d’amour

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
Saint-Étienne-des-Grès — Tout gala annuel d’une chambre de commerce souligne les bons coups de ses entrepreneurs. Mais celui de 2020 de la Chambre de commerce et d’industrie de la MRC de Maskinongé a eu une saveur bien particulière en raison de la pandémie.

Tout d’abord, la direction a décidé de présenter de façon virtuelle sa 32e Soirée des sommets Desjardins, vendredi soir. Animé par Jean-François Baril, le gala a permis de remettre 20 prix, mais aussi de rejoindre davantage de spectateurs, ce qui a apporté une valeur ajoutée à l’hommage offert aux gagnants.

Le Trou du diable: la bouteille est là pour rester 

Affaires

Le Trou du diable: la bouteille est là pour rester 

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Bien qu’ils aient investi beaucoup d’argent et d’énergie afin de distribuer leurs bières dans des canettes, les dirigeants de la microbrasserie Le Trou du diable sont catégoriques: la bouteille est là pour rester.

Conscients que l’évolution du marché ne leur a pas laissé le choix de se tourner vers le contenant fabriqué en aluminium, ils veulent tout de même continuer à vendre certaines bières dans des bouteilles de 600 ml, comme ils le font depuis qu’elles sont distribuées à grande échelle à l’extérieur de leur réputé pub de la rue Willow. En plus de constituer une meilleure option afin de favoriser une économie circulaire, les bouteilles – qui sont fabriquées en Ontario, marquées du logo de l’entreprise et pouvant être utilisées à six reprises – permettent d’offrir des bières particulières, dont notamment celles nécessitant une double fermentation.

Le Trou du diable: se donner les moyens de ses ambitions

Affaires

Le Trou du diable: se donner les moyens de ses ambitions

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Depuis quelques semaines, la pierre angulaire du processus de croissance dans lequel la microbrasserie shawiniganaise Le Trou du diable s’est engagé en 2017, en joignant le giron de la multinationale Molson Coors, est en fonction à l’intérieur de l’usine de l’avenue de la Station.

La fameuse encanetteuse dernier cri de conception italienne, dont l’acquisition et l’installation ont nécessité un investissement total d’environ 2,5 millions de dollars, a en effet commencé à remplir et à emballer des milliers de canettes de nectar qui fait la renommée de la microbrasserie depuis 2005.

Investissements de 4 millions à l’usine John Lewis

Affaires

Investissements de 4 millions à l’usine John Lewis

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Le Groupe Rémabec veut que son usine de bâtonnets de bois des Industries John Lewis demeure parmi les gros joueurs mondiaux de ces produits du bois spécialisés. Pour y arriver, l’entreprise forestière investit 4,1 millions $, dont un million provient de Québec, pour réaliser deux projets de modernisation à son usine de La Tuque.

«Ce sont deux projets essentiels pour le développement de notre usine. Les clients dans notre industrie sont de plus en plus exigeants en ayant chacun leurs normes précises que nous devons respecter», mentionne en entrevue Éric Bouchard, vice-président exécutif aux Industries John Lewis

Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

Affaires

Un déficit de 4,9 milliards $ pour l’État québécois d’avril à juin

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le premier trimestre de l’année financière en cours s’est soldé par un déficit d’environ 4,9 milliards $ pour l’État québécois, alors que la pandémie de COVID-19 a engendré d’importantes dépenses et fait plonger les revenus puisque l’économie tournait au ralenti.

Ce montant, qui figure dans le Rapport mensuel des opérations financières pour la période d’avril à juin, dévoilé vendredi en fin d’après-midi, tient compte d’un versement de 589 millions $ au Fonds des générations - un outil visant à réduire la dette de la province. Le manque à gagner est de 4,3 milliards $ en excluant cette somme.

À la même période l’an dernier, un surplus de 824 millions $, après versement au Fonds des générations, avait été dégagé. La crise sanitaire provoquée par la propagation du nouveau coronavirus est venue tout chambouler. Ainsi, au premier trimestre, Québec a vu ses revenus consolidés fléchir à 25,4 milliards $, en baisse de 11 % par rapport à il y a un an.

Toutes les catégories figurant dans le tableau des revenus autonomes - les recettes qui ne sont pas générées par les entreprises du gouvernement - ont affiché des baisses. Les reculs les plus importants ont été observés du côté de l’impôt des sociétés (-33,7 %) et des taxes à la consommation (-26,2 %).

Les revenus des sociétés d’État ont plongé d’environ 60 % pour s’établir à 372 millions $ étant donné que la pandémie a provoqué de nombreuses fermetures temporaires de casinos, salons de jeux et de points de vente exploités par Loto-Québec. La baisse de la consommation d’énergie dans la province et le recul des prix à l’exportation figurent parmi les éléments ayant affecté Hydro-Québec.

À l’inverse, les dépenses de portefeuille ont bondi de 11 %, à 27,8 milliards $, stimulées essentiellement par un bond de 21,3 % du côté de la santé et des services sociaux, qui ont été fortement sollicités dans le contexte de la pandémie.

Québec a toutefois vu les transferts fédéraux grimper de 15,6 %, à 6,8 milliards $, entre autres grâce aux sommes liées à la santé.

Pour l’exercice en cours, le gouvernement Legault table sur un déficit de 14,9 milliards $, qui tient compte sur une provision de 4 milliards $ visant à faire face aux besoins provoqués par une deuxième vague du nombre d’infections à la COVID-19. Québec se tournera vers la réserve de stabilisation pour équilibrer le budget.

Investissements majeurs dans les usines Stema-Pro et Rembourrage-Pro de Shawinigan

Affaires

Investissements majeurs dans les usines Stema-Pro et Rembourrage-Pro de Shawinigan

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Le fabricant de meubles québécois Amisco investira plus de trois millions de dollars dans ses usines shawiniganaises Stema-Pro et Rembourrage-Pro, situées sous le même toit dans une bâtisse du secteur Grand-Mère.

Concrètement, les projets de ce groupe visent à améliorer les installations, à faire l’acquisition de nouveaux équipements et à favoriser la qualité de vie des travailleurs, notamment grâce à l’installation d’un système de ventilation haute technologie servant à diminuer la température dans l’usine Stema-Pro. Les dirigeants de l’entreprise veulent également offrir des formations à leurs employés.

La CCIHSM lance sa saison... virtuellement

AFFAIRES

La CCIHSM lance sa saison... virtuellement

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — La Chambre de commerce et d’industries du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) a finalement lancé de façon virtuelle la saison 2020-2021. Pandémie oblige, il y aura moins de rassemblements, mais plus de formations.

«Je sentais que les gens étaient un peu plus craintifs alors on a revu la formule», note Karine Rochette, directrice générale de la CCIHSM.

La pandémie bénéfique pour l’entreprise Nortek Air Solutions

Affaires

La pandémie bénéfique pour l’entreprise Nortek Air Solutions

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
SAINT-LÉONARD-D'ASTON — Alors que la pandémie a rendu la vie difficile à de nombreuses entreprises de la région au cours des derniers mois, certaines y ont vu l’opportunité de tirer leur épingle du jeu. C’est le cas de l’entreprise Nortek Air Solutions de Saint-Léonard-d’Aston qui a notamment été en mesure de combler les besoins des géants du Web pendant cette période avec son système StatePoint.

En effet, en raison de l’augmentation marquée du télétravail et du commerce électronique et dans le contexte actuel où les centres de données sont très sollicités, cette technologie de pointe a été très en demande depuis les derniers mois tant au niveau national qu’international, ce qui a notamment permis à l’entreprise de poursuivre sa croissance au cours des derniers mois, et ce, en dépit de la pandémie.

Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

Affaires

Amende de 18 millions de dollars pour BMW pour avoir gonflé ses ventes aux États-Unis

Agence France-Presse
NEW YORK — Le fabricant automobile allemand BMW a été mis à l’amende jeudi par le gendarme boursier américain, la SEC, à hauteur de 18 millions de dollars, pour avoir artificiellement gonflé ses ventes dans le but de séduire des investisseurs.

Il est reproché à la filiale nord-américaine du groupe d’avoir fourni des informations fausses et trompeuses au moment d’émissions obligataires d’un montant total de 18 milliards de dollars, a détaillé dans un communiqué la Securities and Exchange Commission (SEC). 

De 2015 à 2019, BMW a falsifié ses chiffres de ventes en utilisant une réserve de voitures qu’elle ne déclarait pas, sauf quand il en avait besoin pour atteindre ses objectifs

Le groupe allemand a également fait état de ventes fictives de véhicules et a ajusté ses ventes réalisées en 2015 et 2017. 

«Les entreprises qui utilisent les marchés américains pour des augmentations de capital ont l’obligation de fournir aux investisseurs des informations fiables», a déclaré une responsable de la SEC, Stephanie Avakian, citée dans le communiqué. 

«À travers la diffusion répétée d’informations frauduleuses, BMW a induit les investisseurs en erreur sur ses ventes au détail aux États-Unis et sur la demande des clients pour les véhicules BMW sur le marché américain tout en levant des capitaux aux États-Unis», a-t-elle fustigé. 

BMW s’est dit «heureux» de résoudre ce litige et a fait remarquer, dans une déclaration transmise à l’AFP, que la SEC l’avait félicité pour sa coopération dans le cadre de l’enquête.  

«Une grande partie des faits montrés du doigt […] se sont produits il y a plus de trois ans», a déclaré le groupe allemand. «Il n’y a aucune allégation ni conclusion sur une faute intentionnelle de BMW».

Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

Affaires

Évasion fiscale: le plan d’Ottawa pour les géants du numérique devra se préciser

Tara Deschamps
La Presse Canadienne
OTTAWA — Le gouvernement libéral a dévoilé un plan pour encadrer les géants de la technologie dans son discours du Trône cette semaine, mais des experts estiment qu’encore plusieurs éléments devraient y être intégrés.

Dans le discours prononcé mercredi, le gouvernement a signalé qu’il voulait lutter contre l’évasion fiscale des géants du numérique, s’assurer que leurs revenus sont partagés plus équitablement avec les créateurs canadiens et obliger les entreprises de technologie à contribuer à la création, à la production et à la distribution de contenu canadien. 

«Les géants du web empochent l’argent des Canadiens et imposent leurs propres priorités», affirmait le discours du Trône du gouvernement. «Les choses doivent changer et elles vont changer.» 

Les références à la technologie dans le discours du Trône surviennent alors que les géants internationaux de ce secteur — notamment Facebook, Google, Apple, Twitter et Netflix — engrangeant des dizaines de milliards de dollars chaque année depuis au moins une décennie, tout en évitant les réglementations en matière de fiscalité, de concurrence et de gouvernance et en faisant pression sur les médias canadiens et les revenus des créateurs. 

Alors que de nombreux experts ont convenu jeudi de la nécessité de réglementer davantage ces entreprises, ils pensent que les priorités du gouvernement pourraient nécessiter quelques ajustements. 

«C’est assez peu développé et cela ressemble plus à des idées générales avec un peu de rhétorique», a estimé Dwayne Winseck, directeur du Canadian Media Concentration Research Project (Projet de recherche sur la concentration des médias canadiens). 

M. Winseck n’a aucun problème avec la volonté du gouvernement de s’attaquer à l’évasion fiscale ou à la taxation des services de visionnement numérique en continu comme Disney+ ou Netflix, puisqu’il estime que cela aurait dû être fait « depuis longtemps » et que cela pouvait rapporter de l’argent. 

Cependant, il aimerait que le gouvernement examine certaines des mesures envisagées par l’Australie. 

Le pays a appliqué un code de conduite pour s’assurer que les entreprises de technologie n’utilisaient pas leur pouvoir significatif pour réduire la concurrence dans les médias et la publicité et envisage également une loi pour forcer les géants de la technologie à payer les entreprises de médias pour le contenu hébergé sur leurs plateformes d’ici le début octobre. 

Facebook a indiqué qu’il pourrait bloquer le contenu du pays plutôt que de se plier à la nouvelle loi et de respecter le code de conduite. 

M. Winseck n’est pas d’accord avec toutes les propositions de l’Australie, mais il apprécie que le plan demande aux géants d’informer à l’avance les entreprises utilisant leur technologie avant de changer leurs algorithmes et de modifier les modèles commerciaux, tout en soulignant la domination de Google et Facebook sur le marché de la publicité. 

«La reconnaissance de l’important pouvoir de marché dans certains secteurs de l’économie des médias, je crois, est vraiment une bonne chose, qui est attendue depuis longtemps», a-t-il dit, ajoutant que ce n’était pas une mauvaise idée pour le Canada. 

Interrogé sur le discours du Trône, Facebook a indiqué jeudi à La Presse canadienne, dans un courriel, qu’elle se félicitait de toute nouvelle réglementation qui « soutienne l’innovation, la libre expression et l’économie numérique ». 

Pendant ce temps, Google a indiqué à La Presse canadienne qu’il envoyait ses utilisateurs vers des sites d’actualités 24 milliards de fois par mois et que les actualités représentaient environ 1,5 % du total des requêtes sur l’offre de recherche de Google au Canada. 

Google a généré environ 9 millions de revenus grâce aux clics sur les publicités par l’entremise de requêtes liées à l’actualité et a précisé qu’il se conformait à toutes les lois fiscales en vigueur. Il s’est aussi dit enthousiaste à l’idée d’explorer de nouvelles façons de soutenir l’écosystème des médias et des créateurs canadiens. 

Le porte-parole de Twitter Canada, Cam Gordon, a expliqué que son entreprise ne commentait pas le discours du Trône, mais Netflix Canada a indiqué qu’elle était « déterminée à être un bon partenaire » et qu’elle se réjouissait « de travailler avec le gouvernement sur cette question à mesure qu’il fera progresser la législation ». 

Gestion des données d’utilisateurs

Selon le directeur général de l’économie numérique du Center for International Governance Innovation, Bob Fay, le gouvernement devrait réfléchir à ce qu’il peut faire pour contrer la façon dont les géants de la technologie obtiennent les données des consommateurs, les agrègent et les utilisent pour s’assurer des positions bien établies sur le marché et difficiles à contester. 

Pour contrer ces positions, M. Fay croit que le gouvernement pourrait exiger que les utilisateurs des plateformes obtiennent plus de contrôle sur les informations qu’ils fournissent aux entreprises technologiques et pourrait même empêcher les géants de fonctionner selon leurs propres règles. 

«Honnêtement, je ne peux pas comprendre la situation où nous leur permettons simplement de se gouverner eux-mêmes. Je pense qu’il est maintenant temps que les gouvernements agissent», a affirmé M. Fay. 

Le fondateur de BlackBerry et président du Conseil des innovateurs canadiens, Jim Balsillie, a fait valoir dans un courriel à La Presse canadienne que le pays avait besoin de mettre à jour ses règles fiscales, mais que l’accent devrait d’abord être mis sur la distinction entre l’évasion fiscale et les stratégies fiscales. 

«Les entreprises technologiques canadiennes à forte croissance utilisent les options d’achat d’actions comme un élément clé de leurs stratégies de rémunération dans la guerre mondiale pour les meilleurs talents technologiques», a-t-il affirmé. 

«Le fait de limiter leur capacité à rivaliser avec leurs homologues dans le monde n’entraînera que de mauvais résultats économiques pour le Canada, alors j’espère que le gouvernement n’utilisera pas un instrument brutal sur ce front.»

Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

Affaires

Amazon lance Luna, sa plateforme de jeux vidéo

Agence France-Presse
NEW YORK — Amazon a annoncé jeudi le lancement de Luna, sa plateforme de jeux vidéo à la demande qui permettra aux joueurs d’accéder directement à leurs titres préférés via le nuage (informatique à distance) sur l’appareil de leur choix.

Avec ce nouveau service, le groupe de Jeff Bezos entend rivaliser, dans un marché évalué à plusieurs milliards de dollars, avec Google, qui a lancé sa propre plateforme de jeux vidéo dématérialisés en novembre, Stadia, et Microsoft, qui a récemment ajouté le service Cloud Gaming pour les abonnés de sa bibliothèque de jeux en ligne.

Deux abonnements ont été annoncés : un forfait Luna+, avec un prix de départ de 5,99 dollars par mois, donnant notamment accès à un nombre illimité d’heures de jeu et un vaste catalogue de titres ainsi qu’une chaîne Ubisoft, en partenariat avec l’éditeur français de jeux vidéo, dont le prix n’a pas encore été dévoilé.

À titre de comparaison, l’abonnement Stadia Pro de Google coûte 9,99 dollars par mois et le Xbox Game Pass Ultimate, qui inclut la plateforme de jeux à distance de Microsoft, est facturé 14,99 dollars par mois.

Une manette Luna sera commercialisée pour 49,99 dollars. Elle sera directement compatible avec un PC, un Mac ou une Fire TV ainsi qu’avec des applications pour iPhone et iPad et, ultérieurement, pour Android.

«Nous avons créé Luna pour qu’il soit facile de jouer à des jeux excellents sur les appareils que les clients possèdent déjà et qu’ils aiment», a déclaré dans un communiqué Marc Whitten, vice-président chez Amazon responsable des services et des produits de divertissement.

«C’est le Jour un pour Luna-nous sommes impatiens de travailler avec les joueurs, les streamers et des éditeurs comme Ubisoft et Remedy Entertainement pour bâtir une expérience de jeu formidable pour tout le monde», a ajouté M. Whitten.

L’accès en avant-première à la nouvelle plateforme d’Amazon n’est pour l’heure disponible que sur invitation pour les clients américains.

Luna sera opéré grâce à Amazon Web Services (AWS), le titanesque service de «cloud» du groupe de Seattle, leader sur ce marché.

Le service intégrera par ailleurs Twitch, la populaire plateforme de streaming de parties de jeux vidéo d’Amazon.