Actualités

«Ce n’est pas une question de salaire»

TROIS-RIVIÈRES — Mardi matin, à 10 h, les 250 employés des 22 succursales de la SAQ MauricieCentre-du-Québec ont quitté leur environnement de travail pour une première journée de grève.

À Trois-Rivières, une cinquantaine a choisi de manifester devant la succursale du boulevard des Forges, la seule à demeurer ouverte pour cette première journée de grève. «Nous voulions informer les clients des enjeux réels de la négociation, leur expliquer la situation. Cette négociation n’a rien à voir avec le salaire. Ce que nous voulons, c’est diminuer la précarité des emplois, avoir une meilleure conciliation travail-famille et de meilleurs horaires», raconte Isabelle Gélinas, déléguée régionale du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ).

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Des négos au ralenti malgré la grève

Seulement 73 succursales de la Société des alcools étaient ouvertes mardi, en raison d’une première journée de grève des employés. Comme les négociations n’ont «pas beaucoup avancé», selon le syndicat, d’autres journées de débrayage sont à venir, mais les magasins seront ouverts mercredi à moins d’un revirement de situation.

Après des semaines de négociations, les employés de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ) ont quitté leur poste dans les 404 succursales du Québec, vers 10h. 

La direction avait toutefois un plan en prévision de ce moyen de pression. Rappelons que les travailleurs sont sans convention collective depuis le 31 mars 2017.

«Une soixantaine de succursales réouvriront leurs portes grâce à son personnel-cadre pour desservir ses clients de la meilleure façon possible, dans les circonstances», a indiqué dans un communiqué la SAQ.

Le syndicat a dit trouver «déplorable» que la société d’État maintienne des commerces ouverts malgré la grève. «Mais on n’est pas surpris de la part de notre employeur», a commenté Katia Lelièvre, présidente du SEMB-SAQ, en fin de journée.

En juin dernier, après 16 mois de négociations, les 5500 membres du SEMB-SAQ avaient voté à 91 % pour un mandat de six jours de grève. 

La séance de négociations qui a eu lieu mardi n’a pas porté fruits.

«Ça n’a pas beaucoup avancé. On va travailler là-dessus encore jeudi en espérant que ça va avancer plus», a fait valoir Mme Lelièvre. Malgré 18 mois de négociations, elle estime que les parties en sont encore pratiquement au même point.

«On dirait que l’employeur ne nous prend pas au sérieux, et ce, malgré le vote massif des membres en faveur de la grève», avait-elle déploré plus tôt, par communiqué. 

«Il est encore en demande pour modifier les horaires et couper des heures. Aujourd’hui, notre message est on ne peut plus clair : nous n’accepterons aucun recul sur nos conditions de travail. Si la SAQ veut régler, qu’elle retire ses demandes sur nos planchers de postes et d’horaires», poursuit-elle.

Le syndicat indique avoir choisi de faire la grève un mardi pour ne pas déranger trop la clientèle, mais ébranler l’approvisionnement.

«On voulait surtout déranger les vannes, les réceptions, les livraisons.» Cent soixante magasins devaient recevoir des livraisons mardi.

Flexibilité

Du côté de la SAQ, on affirme souhaiter obtenir plus de flexibilité et de souplesse dans l’attribution des horaires pour bien servir les clients. La semaine dernière, les deux parties avaient participé à deux séances de négociations, soit les 12 et 13 juillet.

La société d’État réclame, entre autres, un déplacement des heures de l’horaire de travail des employés permanents vers la fin de semaine. Au total, elle souhaiterait abolir 221 000 heures. Cette mesure aurait un impact sur 700 travailleurs, estime le syndicat.

La SAQ souhaite aussi pouvoir dorénavant affecter dans ses succursales les employés à temps partiel en fonction de leurs heures travaillées et non de leur ancienneté.

Selon le syndicat, environ 700 travailleurs de la SAQ ne travaillent pas chaque semaine. Et 70 % de ses membres sont confinés au temps partiel. Le temps avant d’obtenir un poste régulier à la SAQ est d’environ 15 ans.

Rappelons que le rapport en 2016 de la vérificatrice générale Guylaine Leclerc recommandait à la société d’État d’évaluer la possibilité de maximiser l’utilisation de ses effectifs dans les succursales en tenant compte de l’achalandage. 

«Il y a un déséquilibre entre l’achalandage dans les succursales de la SAQ et les heures travaillées par les ETC [nombre d’équivalents temps complet]. La prise en compte de l’achalandage par rapport aux heures travaillées pourrait diminuer les coûts et augmenter les ventes», peut-on lire dans le document.

Au cours des derniers mois, afin de faire pression sur la direction, les employés de la SAQ ont notamment collé des étiquettes dans les fenêtres des succursales et ils ont boudé les vêtements traditionnels.

Affaires

Un spectacle et des projets dans l’air pour la Pécheresse

La Tuque — En trois ans, la production de la microbrasserie la Pécheresse est passée de 50 000 litres à 100 000 litres. Alors qu’on se prépare à célébrer ce troisième anniversaire avec un tout premier spectacle extérieur, les propriétaires ont de quoi s’occuper avec des projets d’envergure, signe que les affaires vont bien.

«On attend des réponses pour une expansion prochainement. On ne veut pas en dire trop, mais c’est quand même gros», a lancé d’entrée de jeu Marc-André Ayotte, copropriétaire.

Auto

BlackFly d'Opener: un autre jalon dans l’aviation électrique

CHRONIQUE / Laissons ici de côté pendant un moment les objets roulants pour bifurquer quelque peu vers ceux qui volent.

Une firme fondée au Canada, Opener a annoncé, la semaine dernière, la qualification de son véhicule volant tout électrique, le BlackFly, dans la catégorie des ultralégers. Il s’agit, selon Opener, du premier véhicule aérien personnel monoplace à être qualifié par Transports Canada.

Auto

Dubuc Motors signe un partenariat avec Xnergy Financial

Jeudi, le constructeur en démarrage de la région de Québec, Dubuc Motors, a signé une entente de partenariat avec Xnergy Financial LLC.

Cette entente a pour but d’aider Dubuc Motors à trouver le capital nécessaire pour «compléter les certifications requises [de sa voiture électrique haute performance Tomahawk] pour se conformer à la réglementation fédérale et sécuriser une bâtisse de 200 000 pieds carrés».

Xnergy Financial LLC est «une maison bancaire d’investissement à multiples facettes qui fournit des services de financement ainsi que des services de fusion et d’acquisition à des sociétés émergentes», selon les informations transmises dans le communiqué publié jeudi dernier. 

Le capital servira aussi à augmenter grandement l’équipe de Dubuc Motors afin d’embaucher du personnel supplémentaire pour répondre aux exigences d’un processus de production dans le but de construire des milliers d’unités fabriquées par année.

Auto

Essai-éclair : Nissan Leaf 2018 (prise 2)

Déjà essayée — très brièvement — dans un Essai-éclair précédent*, il a été possible de pousser un peu plus loin les tests avec la nouvelle Leaf 2018.

D’abord, les 40 kWh de la batterie peinent à donner une autonomie de 250 kilomètres en roulant sur l’autoroute à une vitesse de 112 km/h, établie sur le régulateur de vitesse. La consommation d’énergie se situe quelque part entre 15,9 et 16,0 kWh/100 km. Mais il est tout de même possible d’en faire plus. 

En roulant sur la route 138 entre Québec et Trois-Rivières, soit une route provinciale avec une vitesse maximale de 90 km/h, on a pu abaisser cette consommation à 13,7 kWh/100 km. Si on fait donc une règle de trois, ça peut nous donner une autonomie potentielle de 291 km.

Dans les deux scénarios, l’utilisation de la climatisation était somme toute minimale. Quelques minutes pour rafraîchir l’habitacle et ensuite, on faisait fonctionner que le ventilateur jusqu’à la prochaine utilisation du climatiseur.

Cependant, Nissan promet qu’en 2019, la Leaf devrait avoir une batterie de 60 kWh. Ce qui devrait régler le problème de l’autonomie. 

La recharge

Dans le contexte de cet essai entre Québec et Trois-Rivières, on a rechargé la Leaf sur une des bornes rapides de 400 volts de la station Roulez électrique, située dans le centre-ville.

À ce moment précis, la batterie était à 45 % de sa charge. Il a fallu 26 minutes pour la recharger jusqu’à 83 %. Il a été possible par ailleurs de suivre la progression de la recharge avec l’application du Circuit électrique sur le téléphone portable.

Quant à la recharge à domicile, les chiffres fournis par Nissan semblent conformes à la réalité. 

Cependant, si vous n’avez pas de borne de recharge de 240 V, il est possible d’obtenir de Nissan un chargeur à double tension (120 V/240 V) pouvant être branché dans une prise de sécheuse.

La conduite avec e-Pedal

Au départ, on n’était pas sûr si on allait apprécier la conduite avec le dispositif e-Pedal, avec lequel on conduit avec une seule pédale, comme un kart de golf. On s’y habitue. 

Mais il demeure que ce dispositif peut être quelque peu déroutant, lorsqu’on effectue des manœuvres de stationnement. Quand on n’en a pas besoin, il suffit d’appuyer sur le bouton pour le désactiver.

L’allure

Exit l’allure «extraterrestre», la Leaf se fond plus dans la masse. Toutefois, elle avait de la gueule avec son ancienne allure.

L’aménagement intérieur se veut moins audacieux que la génération précédente et certains matériaux font bon marché.

À l’arrière, les places sont confortables pour deux personnes, celle qui pourrait se situer au centre serait incommodée par la bosse au centre.

* L'essai précédent

Auto

Émissions polluantes : Opel dans le collimateur des autorités allemandes

BERLIN — Le constructeur automobile Opel, filiale de PSA, est visé par une enquête des autorités allemandes dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués, a annoncé samedi le ministère allemand des Transports.

«Il y a une audition officielle contre Opel en ce qui concerne trois modèles [de la norme diesel] Euro 6+», a indiqué un porte-parole du ministère, ajoutant que «rien de définitif» ne pouvait être dit avant les résultats finaux de la procédure.

Auto

L'auto express

Tesla construit une méga-usine à Shanghai

SHANGHAI — Le constructeur américain de véhicules électriques haut de gamme Tesla va construire une méga-usine à Shanghai, qui va accroître considérablement ses capacités de production et constitue la plus importante implantation du groupe hors des États-Unis, en pleine guerre commerciale entre les deux pays.Sur place mardi dernier, le patron du groupe californien, Elon Musk, a précisé que l’usine, dont les plans étaient à l’étude depuis un an, aurait une capacité de production annuelle de 500 000 véhicules et qu’il espérait qu’elle serait achevée «très bientôt». Un peu plus tôt, aux États-Unis, le constructeur a annoncé avoir atteint et même surpassé pour la première fois l’objectif de production hebdomadaire qu’il s’était fixé pour sa berline compacte Model 3. La marque a produit 5031 exemplaires du modèle lors de la dernière semaine de juin : c’est 31 exemplaires de plus que l’objectif de 5000 unités produites par semaine. Avec La Presse

Affaires

De la bière à la rivière

TROIS-RIVIÈRES — Les cuves des Frères Houblon ont cessé de fonctionner. Fondée en 2003 à Trois-Rivières, la microbrasserie abandonne la production de bière pour embrasser de nouveaux défis. Les actionnaires de la coopérative de travail souhaitent prendre une toute nouvelle orientation et se lancer dans la production de canots en composite haut de gamme.

Les dernières bières de la microbrasserie du chemin Sainte-Marguerite ont été embouteillées à la fin du mois de juin.

Affaires

Plus de 1,3 M$ accordés à Jenik Manufacturier

TROIS-RIVIÈRES — Le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada ont accordé respectivement 1 092 275 $ et 211 759 $ pour soutenir le démarrage de l’entreprise Jenik Manufacturier, spécialisée dans la fabrication de camions passerelles. Le député de Maskinongé, Marc H. Plante, en a fait l’annonce jeudi.

Ce projet, qui a permis de créer dix emplois en Mauricie, a généré des investissements de plus de 2 450 000 $. Il se divise d’ailleurs en trois volets, dont la construction d’un bâtiment et l’acquisition d’équipements nécessaires à la fabrication et à l’entretien, l’exportation de produits personnalisés et la commercialisation sur les marchés canadien et américain.