Affaires

Cinetic s’installe au centre-ville

TROIS-RIVIÈRES — L’agence de design, de création Web et d’applications tactiles Cinetic change d’adresse afin de mieux servir sa clientèle. Après avoir été établis pendant 14 ans sur la rue Corbeil, à Trois-Rivières, les copropriétaires Brian et Kevin Pott ont choisi de relocaliser leur compagnie dans l’Accélérateur d’entreprises d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDETR) situé au 445 rue des Volontaires. Il s’agit des premiers à s’établir à cet endroit dédié aux entreprises en croissance.

«C’est une autre très grosse étape pour nous», a lancé le directeur création, designer Web, associé chez Cinetic, Kevin Pott, après avoir raconté les débuts de l’entreprise «dans le sous-sol de nos parents», alors que les deux frères étaient au début de la vingtaine.

Actualités

Investissement majeur de Desjardins au DigiHub

SHAWINIGAN — Comme prix de consolation, Shawinigan ne s’en tire pas trop mal. Après avoir échappé de peu Ubisoft l’an dernier, le DigiHub s’apprête à accueillir le premier bureau satellite de Desjardins spécialisé en technologies de l’information à l’extérieur de Québec et Montréal, un investissement de 25 millions $ sur cinq ans qui créera au moins une trentaine d’emplois.

Chadi Habib, premier vice-président Technologies de l’information pour le groupe financier coopératif, a procédé à cette annonce majeure mercredi matin, entre les murs de la dernière partie du DigiHub à développer. Les travaux d’amélioration s’amorceront dès le début 2019.

«Dans la première phase, nous mettrons ici une trentaine de ressources dans le domaine du développement technologique», précise M. Habib. «On va commencer avec ça. Les technologies sont en train d’évoluer et de changer la façon dont les consommateurs interagissent avec leurs institutions. Pour Desjardins, ce n’est pas une menace, mais une opportunité d’être plus centré sur les besoins de nos membres et nos communautés.»

M. Habib est convaincu que le développement de cette expertise ne doit pas obligatoirement passer par les grandes villes. Il a personnellement été séduit assez rapidement par les installations locales, lors d’une conférence organisée en janvier pour les dirigeants des caisses. Gilles Lamy, président de Vision entrepreneuriat Desjardins, s’était chargé de faire découvrir le centre d’entrepreneuriat à son invité, qui est visiblement tombé sous le charme.

«Je suis impressionné par l’énergie qu’il y a ici, par le sentiment d’entrepreneuriat et le dynamisme de tout le monde», témoigne M. Habib. «Cette région est vraiment superbe. Je suis convaincu que ça va attirer plein de monde.»

Il s’agit d’une autre contribution majeure des Caisses Desjardins à l’ancienne Wabasso. En décembre 2013, le mouvement coopératif avait versé une commandite de 250 000 $ pour une période de cinq ans afin de se réserver l’appellation du centre d’entrepreneuriat.

Particulièrement inspiré, le maire de Shawinigan, Michel Angers, voit ainsi l’aboutissement de longues négociations pour trouver un partenaire majeur dans la dernière partie du DigiHub. L’an dernier, Ubisoft avait préféré Saguenay à Shawinigan et Magog pour l’établissement d’un studio de développement de jeux en ligne, un projet de 135 millions $.

«En une décennie, le vent a tourné passablement du côté de Shawinigan», rappelle-t-il. «Nous aurons réussi à faire un virage qui impressionne les gens de l’extérieur et qui nous permet de rayonner un peu partout à travers la planète.»

M. Angers fait remarquer que cette annonce cadre parfaitement avec l’esprit de sa participation au premier Sommet international de l’innovation des villes médianes, au début du mois à Nevers.

«Nous voulions faire la démonstration qu’il n’y a pas que dans les grands centres qu’on est capables d’innovation», pointe-t-il. «Dans les villes intermédiaires, il est aussi possible de se distinguer.»

Cette annonce consolide la volonté de Shawinigan de s’inscrire comme le troisième pôle du numérique au Québec. Une prétention qui pouvait faire sourire lorsqu’elle avait été avancée par le gouvernement du Parti québécois, en novembre 2013.

«Un humoriste disait qu’il fallait aller à Shawinigan pour voir mourir les rêves», rappelle le maire. «Je dis que c’est plutôt l’inverse. C’est à Shawinigan qu’on en est mesure de voir grandir nos rêves.»

«C’est à force de pelleter des nuages qu’on finit par voir briller le soleil», image M. Angers. «Je pense que le soleil brille chez nous!»

Des bureaux satellites spécialisés en technologie de l’information seront aussi créés par Desjardins à Saint-Lambert et Saint-Eustache en 2019. Il existe déjà une ressource semblable à Trois-Rivières, sur le boulevard des Récollets, avec Desjardins Entreprises Mauricie.

«C’est un petit bureau où on travaille avec CGI et des stagiaires de l’université pour faire du développement rapide», précise M. Habib.

Défi de recrutement

Comme il s’agit d’une première phase, il n’est pas exclu que ce projet prenne encore plus d’ampleur.

«Possiblement», reconnaît M. Habib. «Nous avons de l’intérêt. Nous allons commencer par bien faire la première phase, prouver le modèle, nous assurer que nous avons les bons talents et les bonnes capacités. Ensuite, nous regarderons les prochaines possibilités.»

L’enjeu du recrutement, déjà très sensible pour les entreprises qui œuvrent dans les technologies de l’information en Mauricie, représentera aussi un défi pour Desjardins.

«On vise une trentaine d’emplois, mais si ça va super bien, on considérera autre chose bien avant cinq ans», souligne M. Habib. «À travers le Québec, il y a une pénurie de main-d’œuvre assez importante en technologie. Tous les ingrédients qu’on pourra utiliser pour combler ces besoins, nous les utiliserons.»

Actualités

Grande collecte des Fêtes de Moisson-Mauricie

TROIS-RIVIÈRES — C’est aujourd’hui que commence la Grande collecte des Fêtes de Moisson-Mauricie dont l’objectif est de venir en aide aux personnes dans le besoin.

Jusqu’au 25 novembre, la générosité de la population sera sollicitée chez les 28 marchands participants. Plus de 200 bénévoles seront à pied d’œuvre avec l’espoir de recueillir 9000 kg de denrées non périssables et 38 000 $.

Affaires

Canac investira environ 20 millions $ en 2019

Le Groupe Canac ne lâche pas l’accélérateur. La chaîne de quincailleries et de matériaux de construction prévoit injecter plus de 20 millions d’ici la fin de 2018 et en 2019, dont une dizaine de millions serviront pour l’agrandissement de son centre de distribution, à Drummondville.

«Nous sommes en croissance. Il faut avoir l’espace nécessaire pour notre marchandise», indique au Soleil le patron de la compagnie, Jean Laberge. Ces investissements s’inscrivent dans son plan annoncé en 2015 de 100 millions $ sur cinq ans.

Le chantier de Drummondville, qui devrait commencer «en février ou en mars», consiste à un agrandissement de 200 000 pieds carrés du centre de distribution. Ce dernier devrait atteindre une superficie de 550 000 pieds carrés. Des dizaines d’emplois seront créés.

Le vent dans les voiles, Canac souhaite également poursuivre, l’année prochaine, son plan visant à remettre au goût du jour ses succursales à travers la province. Le magasin sur la rue Bernier, à Charlesbourg, est le prochain sur la liste. La facture sera de 2 millions $.

Pour le moment, la direction n’est pas en mesure de fournir un échéancier précis concernant les travaux, car le dossier «n’est pas complété». Une transaction pour l’acquisition d’un terrain adjacent est sur la table. Afin de réaliser ce chantier, l’établissement devrait fermer ses portes pour une période de trois mois. 

L’espace consacré à la vente passera de 16 000 à 24 000 pieds carrés et la cour arrière où les consommateurs retrouvent les matériaux de construction doublera sa superficie, pour atteindre 25 000 pieds carrés.  

«Au total, j’agrandis mon terrain d’environ 200 000 pieds carrés. Le stationnement sera plus grand ainsi que la cour à bois. Ce sont de grosses rénovations», affirme M. Laberge, concédant que cet établissement avait besoin d’amour. «Le stationnement était compliqué; tout était compliqué. C’est une bonne chose qu’on réussisse finalement à accoucher de ce dossier», poursuit-il.

Par ailleurs, la succursale de Saint-Georges-de-Beauce subit actuellement plusieurs coups de marteau. Un chantier d’environ 2 millions $. 

«L’entrepôt a été agrandi au mois de novembre. Là, nous travaillons sur le magasin», note l’homme d’affaires, qui espère ne pas être contraint de fermer boutique durant les travaux. «Cela va être difficile, mais je vais essayer de ne pas le faire, car il n’y a pas d’autre Canac dans ce secteur. Si je n’ai pas le choix, je vais peut-être fermer deux ou trois jours par semaine», ajoute-t-il.  

Ouvertures

Comme quoi Canac a le pied sur l’accélérateur depuis 2015, l’entreprise procédera au cours des prochains jours à l’inauguration de sa succursale à Shawinigan. Il s’agit du 28e magasin du groupe. Il est situé sur les terrains de l’ancienne aluminerie Alcan Rio Tinto. L’investissement de 7 millions $ permettra la création de 90 d’emplois.

Au total, l’enseigne québécoise aura investi une vingtaine de millions de dollars en 2018, notamment pour l’ouverture de points de vente à Shawinigan, à Saint-Augustin-de-Desmaures et à Thetford Mines.  

Cet automne, Canac a aussi annoncé la construction d’un magasin à Notre-Dame-des-Prairies, dans Lanaudière. L’ouverture est prévue pour le printemps 2019. 

L’ensemble de ce développement devrait nécessiter des investissements de 7 millions $. 

Quant aux projets du côté de l’Ontario et de Pont-Rouge, ils sont retardés de «quelques années».

Initialement, le président du Groupe Canac souhaite réaliser ses premiers pas chez nos voisins de l’ouest en 2019. Maintenant, la cible est plus 2020-2021. 

«J’ai acheté mon terrain à Hawkesbury, mais le développement ne sera pas réalisé durant la prochaine année», souligne le patron, qui a aussi comme projet de rénover «à moyen terme» ses succursales de Chicoutimi et de Lévis. 

«Là, on parle de rénovations mineures. Je pense bien qu’on va atteindre nos prévisions de 100 millions d’investissements très rapidement», conclut le président, qui n’a pas l’intention de mettre le grappin sur les sites de RONA qui fermeront au cours des prochains mois.

Pour le point de vente de Pont-Rouge, situé sur la route de la Pinière, l’objectif est dorénavant 2020.

Au cours des derniers mois, Canac, qui sert de gagne-pain à 3300 travailleurs, a également injecté 5 millions $ pour déménager son siège social à Lebourgneuf. 

L’entreprise a aujourd’hui retapé plusieurs succursales, dont celles de L’Ancienne-Lorette, de Beauport et d’Henri-Bourassa, dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou. 

Affaires

Usine d'urée et de méthanol: «C’est un projet important»

BÉCANCOUR — Alors que l’appui du gouvernement Legault envers une usine d’urée et de méthanol à Bécancour semble en faire sourciller plus d’un au sein de son cabinet en raison du caractère polluant des futures installations, le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, parle d’un projet «qui est très important».

«Notre gouvernement est d’accord avec le principe de regarder le projet de façon très rigoureuse. Je souhaite qu’on fasse toute l’évaluation environnementale nécessaire. Le projet d’origine avait passé toutes les étapes et avait eu une approbation du BAPE. Le projet a été considérablement modifié de sorte qu’il émet beaucoup moins de CO2 que le projet original», a-t-il confié en entrevue au Nouvelliste.

Affaires

Le marché immobilier du Québec en voie de connaître une année record

MONTRÉAL - Après avoir établi un record de ventes en 2017, le marché immobilier du Québec devrait faire encore mieux cette année, puis toucher un nouveau record en 2019, selon les nouvelles perspectives de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).

Tous les marchés immobiliers résidentiels de la province sont en voie d’afficher cette année une hausse du nombre de transactions par rapport à l’an dernier, à l’exception de celui de Trois-Rivières, a précisé mardi l’organisme.

L’activité sur le marché résidentiel du Québec progresse de cinq pour cent cette année, ce qui se compare notamment à une baisse de 23 pour cent en Colombie-Britannique et un recul de 18 pour cent en Ontario. Québec affiche en outre la meilleure performance de toutes les provinces au chapitre de la croissance des prix, avec une progression de cinq pour cent, toutes catégories de propriétés confondues.

Plus de pouvoir pour les acheteurs à Québec

Les conditions favorisent les vendeurs de propriétés dans les régions métropolitaines de Montréal et de Gatineau, tandis que les acheteurs ont plus de pouvoir dans celles de Québec, de Sherbrooke et de Saguenay. La région de Trois-Rivières est toujours considérée comme la plus abordable pour l’achat d’une propriété, et son marché est considéré par la FCIQ comme «équilibré».

Le marché montréalais se distingue des autres de la province avec des délais de vente en forte baisse, des augmentations de prix soutenues et une surenchère «bien présente» dans certains secteurs. Les ventes de copropriétés y connaissent la plus forte hausse du nombre de ventes, mais la croissance des prix est plus forte du côté des «plex».

Les ventes de propriétés québécoises devraient être soutenues l’an prochain par la bonne performance du marché de l’emploi, la progression du revenu disponible et le niveau de confiance élevé des consommateurs, a indiqué la FCIQ.

Ralentissement prévu

Cependant, même s’il est prévu que l’année 2019 commence en force, la vigueur du marché devrait ralentir progressivement au deuxième semestre, poursuit l’organisme, en raison de la hausse graduelle des coûts de l’emprunt. Les taux d’intérêt hypothécaires à cinq ans affichés par les principales institutions financières devraient terminer 2019 aux environs de 6,0 pour cent, calcule la FCIQ.

Selon la fédération, le nombre de transactions devrait avancer d’un pour cent l’an prochain au Québec, pour atteindre le nouveau record de 87 650 transactions. Le prix médian des maisons unifamiliales devrait quant à lui croître de 3,0 pour cent à 257 000 $.

Affaires

Québec déposera sa mise à jour économique le 3 décembre

Le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, déposera sa toute première mise à jour économique le lundi 3 décembre.

M. Girard avait affirmé qu’il voulait attendre de voir la mise à jour économique de l’Ontario, publiée la semaine dernière, et celle du gouvernement fédéral, qui sera rendue publique mercredi, avant de dévoiler ses propres chiffres.

Son cabinet a confirmé mardi que la date du 3 décembre avait été retenue.

Le dépôt de la mise à jour économique et financière du gouvernement Legault surviendra donc au beau milieu de la brève session parlementaire, qui ne durera que deux semaines à compter du 27 novembre.

On s’attend alors au dépôt de projets de loi portant notamment sur une diminution de la taxe scolaire, la hausse de l’âge légal pour consommer du cannabis, qui passera de 18 à 21 ans, et une diminution des seuils d’immigration de 20 pour cent, qui limiterait l’accueil à un maximum de 40 000 immigrants par année.

Depuis quelques semaines, M. Girard et le premier ministre François Legault s’affairent à baisser les attentes des contribuables, qui pourraient espérer recevoir une part des quelques milliards de surplus accumulés dans les coffres de l’État.

Affaires

Assemblée annuelle des Métallos: sur fond de lock-out à l’ABI...

BÉCANCOUR — Près de 450 métallos seront rassemblés à La Malbaie du 21 au 23 novembre pour la 54e assemblée annuelle qui se déroulera sous le thème Force, solidarité, respect!, mais aussi, sur fond de lock-out à l’Aluminerie de Bécancour.

En effet, il sera question du conflit qui perdure chez ABI depuis maintenant plus de 10 mois, au moment même où se tient un blitz de négociations avec un conseil de médiation nommé par le gouvernement du Québec. D’ailleurs, mercredi, les lockoutés seront accueillis par les autres membres du Syndicat des Métallos, au terme de l’allocution d’ouverture prononcée par le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau.

Affaires

Le Carrefour formation Mauricie ouvre ses portes

SHAWINIGAN — Le Carrefour formation Mauricie ouvrira ses portes aux futurs élèves en formation professionnelle, mercredi de 9 h à 16 h ainsi que jeudi de 9 h à 20 h.

Tout au long de cette journée, il sera possible de visiter les installations et d’observer les élèves actuels dans le feu de l’action. Les visiteurs pourront également poser des questions aux enseignants présents.

Actualités

Nicolet leader d’un projet en électrification des camions et transports spécialisés municipaux

NICOLET — En conférence de presse mardi à Ottawa, le gouvernement du Canada et la Fédération canadienne des municipalités (FCM) ont annoncé l’octroi d’un financement de 95 400 $ à la Ville de Nicolet et trois autres villes partenaires pour un projet d’électrification des camions et transports spécialisés municipaux.

Un premier volet étude permettra aux villes de Nicolet, Plessisville, Varennes et Beaconsfield d’analyser les potentiels pour l’intégration de camions électriques dans leurs flottes municipales et ainsi poursuivre leurs actions en électrification des transports. Ensemble, ces municipalités vont identifier des solutions afin de réduire les coûts des premières intégrations de camions électriques et réduire les gaz à effet de serre sur leur territoire.