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Affaires

Développement régional: la FCCQ pousse la réflexion

SHAWINIGAN — Ah, le développement économique régional... Un long parcours parsemé de brutaux constats, de prises en charge et d’initiatives innovatrices qui, étrangement, aboutissent souvent à la conclusion que les défis d’hier ressemblent à ceux de demain.

La Fédération des chambres de commerce du Québec a produit un livre blanc, l’automne dernier, pour ajouter une brique à ce débat intemporel. À défaut de soumettre des propositions inédites, «Pour des régions économiquement dynamiques» dresse un portrait actuel complet et parfois même, étonnant du bilan de santé de la province à l’extérieur des principaux centres urbains.

Affaires

Crise ferroviaire: le bois s’accumule

La papetière Résolu a transmis aux travailleurs des scieries du Québec une note affirmant qu’elle devra possiblement procéder à la fermeture d’installations si le blocus ferroviaire devait se poursuivre pendant quelques jours, en raison de l’accumulation des inventaires.

Pendant ce temps, l’entreprise de commercialisation Bois du Fjord tente de trouver des wagons pour réussir à exporter vers les États-Unis le bois déjà vendu et qui est en attente d’être livré. Une situation qui se détériore chaque jour et qui coûte une fortune à toute l’industrie, estime Jean-Pierre Bouchard, directeur général de Bois du Fjord.

Affaires

Stokes ferme ses magasins les moins rentables

L’entreprise Stokes a annoncé mardi qu’elle fermera ses magasins les moins rentables et rationalisera les activités de son siège social à Montréal.

Le détaillant d’articles de cuisine et de décoration intérieure, fondé en 1935, indique qu’il a déposé un avis d’intention de faire une proposition à ses créanciers afin d’entamer «un processus de repositionnement de ses activités pour assurer sa croissance et sa rentabilité future».

«Après de nombreuses années de performances financières remarquables, Stokes, comme la plupart des autres entreprises de vente au détail, doit s’adapter aux changements fondamentaux que subit l’industrie, notamment en ce qui concerne la façon dont les consommateurs achètent», explique l’entreprise dans un communiqué transmis en fin d’après-midi mardi.

Stokes indique par ailleurs qu’elle continuera d’investir dans son commerce de vente en ligne, «qui a connu une croissance importante dans les dernières années».

La direction a confiance que grâce au processus de restructuration, «Stokes deviendra une entreprise plus saine et plus rentable».

Stokes possède 147 magasins à travers le Canada ainsi qu’une boutique en ligne.

Affaires

Bombardier perd des plumes en Bourse

En cédant sa division ferroviaire à Alstom pour se concentrer sur les jets d’affaires, la direction de Bombardier estimait qu’un «chapitre prometteur» s’ouvrait pour l’entreprise. Mardi, les investisseurs semblaient voir la chose d’un autre œil.

À la Bourse de Toronto, le titre de la multinationale québécoise a retraité de près de 14 % au cours de la séance avant de récupérer une partie de ses pertes pour finalement clôturer à 1,49 $, en baisse de 9,7 %. Du côté de la France, Alstom a également vu son action retraiter d’environ 3,2 % pour terminer la séance à 48,70 euros.

Si elle obtient le feu vert des autorités antitrust, la transaction de 8,2 milliards $ US aidera Bombardier à réduire sa dette de plus de 9,3 milliards $ US et marquera la fin d’un douloureux plan de redressement de cinq ans marqué par la vente de plusieurs actifs.

Seth Seifman, de la banque américaine J. P. Morgan, s’est montré curieux de la réaction du marché à l’égard de la décision de Bombardier d’être le seul joueur de l’industrie à se consacrer exclusivement aux avions d’affaires - où les marges sont élevées, mais beaucoup plus cyclique que l’industrie ferroviaire.

«Actuellement, nous pensons que le marché perçoit ce secteur comme confronté à des défis structurels et peu attrayant dans une perspective de croissance», a souligné l’analyste.

La division des jets d’affaires de Bombardier, qui englobe les familles Global, Challenger et Learjet, compte plus de 12 000 employés au Québec. L’an dernier, elle a généré des revenus de 7,5 milliards $ US alors que son carnet de commandes était estimé à 14,4 milliards $ US en date du 31 décembre. Elle rivalise notamment avec Gulfstream, Textron, Dassault et Embrarer.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, lundi, le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, avait écarté la possibilité de vendre cette division.

«Notre attention est sur les avions d’affaires, avait-il dit. Nous avons investi massivement au cours des dernières années. Notre objectif est de faire croître ces activités.»

En octobre, le conglomérat américain Honeywell avait publié un rapport prévoyant jusqu’à 7600 livraisons de nouveaux appareils entre 2020 et 2029, en recul «d’un ou deux points de pourcentage» par rapport à sa prévision de 2018.

S’il estime que le marché a été «stagnant» au cours de la dernière décennie, Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, croit néanmoins que Bombardier est bien positionnée.

«Plus important encore, la production de son produit phare, le Global 7500, ne fait que commencer à s’accélérer et le (carnet de commandes) affiche complet jusqu’à la fin de 2022», a souligné l’analyste, dans une note.

Bombardier pourrait avoir à offrir une cure de rajeunissement à ses Challenger 350 et 650, mais l’entreprise devrait être en mesure de le faire sans avoir à lancer un tout nouvel avion, a estimé Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux. L’analyste a rappelé que l’entreprise avait opté pour une stratégie similaire avec ses Global 5500 et 6500.

La vente de sa division de matériel roulant devrait permettre à Bombardier d’obtenir entre 4,2 milliards $ US et 4,5 milliards $ US. La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui détient 32,5 % de Bombardier Transport, deviendra le plus important actionnaire du géant français Alstom, avec une participation de 18 %.

La transaction, dont la clôture est prévue dans la première moitié de 2021, fera toutefois l’objet d’un examen minutieux, notamment de la part des autorités antitrust en Europe, où Alstom et Bombardier sont très présentes.

L’an dernier, les autorités européennes avaient opposé leur veto à l’alliance proposée entre la société allemande Siemens et Alstom.

Affaires

Le détaillant La Cordée se place à l’abri de ses créanciers

MONTRÉAL - Confronté à des difficultés financières persistantes, le détaillant d’articles de sport et de plein air La Cordée a décidé de se placer à l’abri de ses créanciers dans l’espoir de se restructurer et poursuivre ses activités.

Parallèlement, l’entreprise a nommé Emmanuelle Ouimet, qui était directrice du marketing depuis août 2019, au poste de présidente-directrice générale de cette entreprise fondée en 1953 sous forme de coopérative.

Ces décisions ont été annoncées aux employés par l’entremise d’une note interne - dont La Presse canadienne a obtenu copie - signée par la présidente du conseil d’administration de l’entreprise, Louise Bernard.

«Nous sommes forcés de constater que La Cordée, telle qu’est est aujourd’hui, n’est plus adaptée aux attentes des consommateurs de plein air, peut-on lire. En conséquence, nous faisons face depuis quelques mois à une situation financière difficile.»

Aucun chiffre n’était évoqué dans la lettre. Le syndic au dossier est MNP.

La Cordée compte quelque 400 employés répartis dans cinq magasins, dont l’enseigne La Vie Sportive, à Québec, acquise en 2018. L’entreprise exploite également deux boutiques sur l’île de Montréal, deux autres à Laval et une à Longueuil.

Mme Bernard explique que la direction du détaillant a «entamé un processus de transformation stratégique avec le soutien d’experts», sans toutefois indiquer si cela pourrait se traduire, par exemple, par des pertes d’emplois et des fermetures de boutiques. Aucun licenciement n’a été annoncé.

«Nous sommes confiants que nous serons en mesure de redresser la situation et de remettre La Cordée sur le chemin de la rentabilité», a écrit la présidente du conseil d’administration dans sa lettre aux employés.

Mardi, La Presse canadienne n’avait pas été en mesure de joindre Mmes Bernard et Ouimet.

Les deux magasins montréalais de La Cordée sont syndiqués depuis octobre dernier. Environ 100 employés représentés par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce (CSN) étaient en train de négocier un premier contrat de travail.

«Ils ne sont pas surpris (de la situation), a expliqué le président syndical David Bergeron Cyr. L’entreprise est gérée comme dans les années 1970. Elle ne va pas chercher le plein potentiel de ses employés. Leur principal atout, c’est l’expérience client.»

La dernière année a semblé éprouvante pour La Cordée. Le quotidien «La Presse» avait rapporté en mai dernier que l’entreprise avait licencié quelque 40 personnes à la suite d’un hiver marqué par des conditions météorologiques difficiles.

À ses débuts, le détaillant livrait principalement du matériel de camping aux scouts, avant de diversifier ses activités à compter des années 1960, par exemple en vendant des articles de ski et d’escalade. Le matériel de sport nautique a fait son entrée dans les boutiques au début des années 2000.

Affaires

Un couple à la sauce entrepreneuriale [VIDÉO]

Trois-Rivières — Dans leurs émissions télédiffusées sur les ondes de NousTV depuis déjà trois saisons, Geneviève Marchand et Mathieu Normandin font découvrir aux téléspectateurs différentes recettes où complicité rime avec simplicité. «C’est facile, si je suis capable, tu es capable», affirme sans détour celle qui a fondé Végé Prêt à Manger en 2014.

D’ailleurs, de son propre aveu, il ne s’agissait «pas tant de faire de la bouffe qu’un projet entrepreneurial». Alors qu’elle était intervenante sociale à la Maison de Connivence, Geneviève Marchand raconte qu’elle avait «beaucoup d’espace pour des projets et beaucoup d’idées». Or, voilà qu’un jour, l’idée de se lancer dans la confection de plats préparés végétariens a émergé dans son esprit, ce qu’elle a commencé à faire la fin de semaine tout en conservant son emploi.

Affaires

Alliance de la fonction publique du Canada: Picard s’attend à un appui massif pour un mandat de grève générale illimitée

SHAWINIGAN — La vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Magali Picard, s’attend à ce que ses quelque 140 000 membres à travers le pays autorisent un mandat de grève générale illimitée déclenchée au printemps dans une proportion d’au moins 90 %. Elle a fait cette prédiction lundi après-midi à Shawinigan, quelques minutes avant que le premier groupe du local 10005 du Syndicat des employés de l’impôt se prononce sur cette proposition.

«Je m’attends à un vote de grève très, très élevé, au-delà du 90 %», confie-t-elle. «Je crois vraiment que nous allons l’avoir. Les gens ne peuvent pas continuer à avoir des excuses, à avoir un gouvernement qui ne se rend pas imputable de la situation.»

Affaires

Bombardier s’entend avec Alstom sur la vente de sa division ferroviaire

Une page d’histoire se tourne chez Bombardier avec l’annonce d’une entente visant à céder sa division ferroviaire à Alstom, ce qui vient compléter un douloureux plan de redressement également marqué par une sortie de l’aviation commerciale et plusieurs ventes d’actifs.

Après des semaines de rumeurs, l’accord annoncé lundi confère une valeur de 8,2 milliards $ US à Bombardier Transport et mettra fin, pour la multinationale québécoise, à une aventure qui s’est échelonnée sur cinq décennies dans le secteur du matériel roulant.

Cette transaction permettra à Bombardier de réduire sa lourde dette de plus de 9,3 milliards $ US et de se concentrer sur le secteur des luxueux jets d’affaires, qui compte plus de 12 000 employés au Québec et qui a généré des revenus de 7,5 milliards $ US l’an dernier.

«Depuis 2015, je l’ai dit ouvertement, nous avons effectué des tentatives avec Hitachi, Siemens et Alstom, a expliqué le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, au cours d’une entrevue téléphonique. Les Chinois prennent de plus en plus de place, il faut créer de gros joueurs. Comme on ne pouvait pas être le consolidateur, on a décidé d’approcher Alstom.»

Du même souffle, celui-ci a également fermé la porte à une vente de la division des avions d’affaires, alors que certains reportages ont fait état de discussions avec la société américaine Textron.

Engagements envers le Québec

L’entente avec Alstom comporte plusieurs facettes, puisqu’elle s’accompagne d’une série d’engagements à l’égard du Québec, dont l’établissement d’un siège social des Amériques, en plus de permettre à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) de devenir le principal actionnaire du géant français.

N’empêche, elle vient s’ajouter à la liste des nombreux actifs cédés - avions turbopropulsés Q400, jets régionaux CRJ, l’ex-C Series et la division aérostructures - au cours des cinq dernières années par M. Bellemare.

Ce dernier, qui estime que le redressement est maintenant complété, refuse toutefois de parler de démantèlement.

«C’est le «Monday morning quaterback», c’est facile de juger, a dit M. Bellemare, en référence aux observateurs ayant tiré cette conclusion. Mais au cours des dernières années, nous avons protégé la C Series, les emplois à Mirabel, on a attiré Airbus, puis Mitsubishi (avec la vente du programme CRJ). Avec Alstom, nous allons encore amener un joueur capable de (générer de la croissance).»

En combinant la vente de Bombardier Transport à la cession d’autres actifs, Bombardier devrait avoir, à la clôture de la transaction, entre 6,5 milliards $ US et 7 milliards $ US pour payer sa dette, qui devrait fléchir à environ 2,5 milliards $ US.

Structure

La cession de la division ferroviaire de Bombardier devrait permettre à l’entreprise d’obtenir entre 4,2 milliards $ US et 4,5 milliards $ US. Cela tient compte de la somme qui sera versée à la CDPQ pour sa participation de 32,5 % dans cette division. Elle sera échangée contre des actions d’Alstom en plus d’un investissement supplémentaire d’environ 1 milliard $ US dans l’entreprise française.

La CDPQ deviendra ainsi le plus important actionnaire d’Alstom, avec une participation d’environ 18 %, ce qui lui donnera le droit de nommer deux personnes au conseil d’administration.

«C’est un investissement qui cadre vraiment bien avec notre stratégie, a expliqué le président et chef de la direction du gestionnaire de régimes de retraite, Charles Émond, au cours d’un entretien téléphonique. La mobilité durable est un secteur extrêmement porteur.»

Actualités

APCHQ: un départ en force pour la tournée des maisons neuves

TROIS-RIVIÈRES — C’était le jour J pour plusieurs constructeurs de la région, samedi, alors que débutait la tournée des maisons neuves de l’APCHQ dans la région. Cette tournée qui se déroule sur deux fins de semaine est l’occasion pour les entrepreneurs de montrer leurs maisons modèles à davantage de personnes en quelques jours qu’en une année complète. Alors que l’an dernier, une tempête avait limité le nombre de visiteurs lors de la première fin de semaine de l’événement, cette année, ils étaient en grand nombre, selon l’APCHQ.

«C’est parti en lion, cette année! On s’y attendait un peu, puisque cette semaine, on a eu un nombre de visiteurs sur notre site internet vraiment supérieur à celui des années passées. Des constructeurs m’ont appelé aujourd’hui (dimanche) et m’ont dit qu’ils étaient vraiment contents, que les visiteurs étaient au rendez-vous», indique Maxime Rodrigue, directeur général de l’APCHQ - région Mauricie-Lanaudière.

Consommation

Acomptes: veillez à votre protection (2)

CHRONIQUE / Le mois dernier, cette chronique abordait sous un angle général la question des règles de prudence que les consommateurs avaient avantage à observer lorsqu’un commerçant leur demande de verser un acompte. En résumé, l’absence de règles générales à cet égard dans la Loi sur la protection du consommateur (LPC) commande une conduite prudente pour le consommateur afin de limiter les risques liés à une éventuelle cessation soudaine des activités du commerçant avant que ce dernier ne s’exécute.

Il existe toutefois un cas de figure où la LPC prévoit des règles spécifiques visant à protéger les sommes versées longtemps à l’avance à un commerçant. C’est sous cet angle que nous poursuivons aujourd’hui sur le sujet.

Affaires

Bombardier Transport passerait dans le giron du géant français Alstom 

Après des semaines de rumeurs et de discussions, Bombardier, qui tente de réduire sa lourde dette, est sur le point de se détacher de sa division de construction de matériel roulant, qui passera dans le giron du géant français Alstom, a rapporté dimanche le Wall Street Journal sur son site internet.

Un accord préliminaire d'une valeur de plus de 7 milliards $ US serait intervenu, selon le quotidien new-yorkais, citant des sources anonymes au fait de la transaction. L'entente pourrait être annoncée dès lundi, selon le média.

Alstom a confirmé lundi être en pourparlers en vue d’une acquisition possible de Bombardier Transport.

Dans un communiqué de quatre lignes, l'entreprise précise qu’aucune décision finale n’a encore été prise à propos de la branche ferroviaire de Bombardier.

Pour sa part, Bombardier n’avait rien annoncé en début de journée.

Pour l'entreprise québécoise, cette transaction vient s'ajouter à la liste des nombreux actifs cédés — avions turbopropulsés Q400, jets régionaux CRJ et l'ex-C Series — au cours des cinq dernières années par le président et chef de la direction, Alain Bellemare.

Il s'agit également d'un important changement pour la multinationale, qui se concentrera désormais uniquement dans le secteur des jets d'affaires destinés à des clients fortunés.

L'annonce d'une transaction avec Alstom ne constitue pas une surprise, puisque Bombardier, qui traîne une dette à long terme de 9,3 milliards $ US, avait signalé le mois dernier qu'elle étudiait ses options afin d'accélérer son désendettement. Cela suggérait qu'elle était prête à se départir de l'une de ses deux principales divisions.

Certains médias avaient rapporté qu'une transaction allait être annoncée jeudi dernier, lorsque Bombardier a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre après avoir cédé sa participation restante dans la Société en commandite Airbus Canada, qui contrôle l'A220, à Alstom et au gouvernement québécois.

Contrairement à la division aéronautique, Bombardier Transport, dont le siège social est situé à Berlin, en Allemagne, est beaucoup moins présente au Québec. Elle compte quelque 1000 employés à l'usine de La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, ainsi qu'à Saint-Bruno, en banlieue sud de Montréal.

Structure de la transaction

Selon le Wall Street Journal, Alstom offrirait un montant en espèce et des actions.

Le quotidien américain avance que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) qui détient 32,5 % de Bombardier Transport aurait accepté de vendre sa participation pour ensuite acquérir une participation minoritaire dans l'entité combinée.

Le cabinet du ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, a indiqué que ce dernier ne commentera pas avant qu'une annonce soit rendue officielle.

Jointe par La Presse canadienne, la Caisse de dépôt et placement du Québec a refusé de confirmer l'information et la structure de la transaction. «La Caisse ne commente jamais les rumeurs ni les occasions de transactions qu'elle pourrait considérer ou ne pas considérer», a répondu par courriel son porte-parole, Maxime Chagnon.

Le président du syndicat des employés de l'usine Bombardier à La Pocatière, Claude Michaud, a également refusé de commenter la transaction, affirmant ne pas en avoir été informé.

Ensemble, Alstom et Bombardier Transport généreraient des revenus d'environ 18 milliards $ US selon l'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux. Cela demeure toutefois loin du chiffre d'affaires de quelque 34 milliards $ US du géant chinois CRRC — le numéro un dans l'industrie.

«Quelque chose doit se produire dans le secteur du transport, avait expliqué l'analyste Chris Murray, d'Altacorp Capital, au cours d'un entretien téléphonique à La Presse canadienne, la semaine dernière, alors que des rumeurs faisaient état d'une offre imminente d'Alstom. Le fait est que les Chinois sont très présents dans cette industrie et (cette présence) va s'accroître.»

Aux prises avec des retards remarqués et des problèmes d'exécution avec certains contrats importants et des problèmes au Royaume-Uni, avec les Chemins de fer fédéraux suisses et en Allemagne, Bombardier a vu la performance de sa division ferroviaire être sérieusement ralentie en 2019, où elle a affiché un bénéfice avant intérêts et impôts en baisse de 97 %, à 22 millions $ US.

Un mariage entre Alstom et Bombardier Transport risque d'être scruté à la loupe par les autorités antitrust, ce qui pourrait retarder la conclusion de la transaction. L'an dernier, les autorités européennes avaient opposé leur veto à l'alliance proposée entre l'Allemande Siemens et Alstom.

«Nous pensons qu'une combinaison d'Alstom et de Bombardier Transport aurait plus de chance d'obtenir le feu vert par rapport à la précédente tentative d'Alstom et Siemens puisqu'il y a moins de chevauchement entre leurs portefeuilles respectifs et que les dirigeants des deux parties risquent de vouloir consentir à des concessions afin d'obtenir les approbations réglementaires», a estimé M. Poirier dans un rapport publié vendredi dernier.

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PORTRAIT DE BOMBARDIER TRANSPORT

  • Siège social à Berlin, en Allemagne
  • Revenus de 8,3 milliards $ US (2019)
  • Nouvelles commandes de 10 milliards $ US en 2019
  • Carnet de commandes de 35,8 milliards $ US (2019)
  • Quelque 36 050 employés dans le monde, dont environ 1000 au Québec

Affaires

Olin risque de suspendre sa production

BÉCANCOUR — Des entreprises de la région subissent des contrecoups de la suspension du transport par train dans l’est du Canada et la reprise du service devra se faire rapidement si on veut éviter que les impacts négatifs prennent davantage d’ampleur, notamment un possible arrêt temporaire de la production à l’usine Olin de Bécancour.

Jeudi, le CN a annoncé la fermeture de son réseau dans l’est du Canada en raison des perturbations causées par des manifestants qui bloquent les voies dans plusieurs provinces pour protester contre un projet de gazoduc en Colombie-Britannique. Cette interruption de service fait déjà mal à des entreprises du parc industriel et portuaire de Bécancour comme Olin et Cepsa. Ces dernières approvisionnent leurs clients par train.

Actualités

Des canettes imprimées à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Solucan reçoit un soutien des gouvernements supérieurs de plus de 1,8 million de dollars dans son projet d’acquisition d’équipements servant à mettre en place une chaîne de production d’impression numérique de canettes.

Le gouvernement du Québec a annoncé, vendredi, le versement d’un prêt de 1 340 713 $, alors que le fédéral accorde un prêt de 500 000 $ visant à aider ce projet de 4 094 891 $. Implantée dans une partie de l’ancienne usine Wabasso, la compagnie trifluvienne vise d’abord le marché des microbrasseries québécoises et canadiennes, car elle a la capacité d’imprimer des canettes à volumes flexibles, un aspect recherché par ces microbrasseries. Solucan peut également servir les grandes brasseries qui désirent faire imprimer des canettes promotionnelles pour des événements ciblés comme les festivals.

Affaires

La construction de l’usine Tesla allemande ralentie par... des fourmis

BERLIN — Les voitures électriques de Tesla freinées par des fourmis? Le constructeur, qui doit ouvrir une usine près de Berlin en 2021, a commencé jeudi à défricher le site mais doit en sauvegarder la faune.

Le géant américain est désormais entré dans une course contre la montre car ses obligations de préserver des espèces locales en danger, notamment des fourmis, oiseaux et chauves-souris en hibernation, risquent de prendre du temps.

Tesla avait reçu le mois dernier le feu vert pour la construction de sa première usine sur le sol européen située à Grünheide, dans la région du Brandebourg, limitrophe de Berlin.

Mais, selon la Süddeutsche Zeitung, le constructeur automobile doit désormais déterrer de nombreuses colonies de fourmis à l’aide de «pelles et de petits excavateurs» pour les déménager plus loin.

Tesla a également promis d’accrocher 400 nichoirs dans la région, car la déforestation privera un certain nombre d’oiseaux de leurs nids.

Les oiseaux retourneront nicher dans les arbres dès le mois de mars, et les chauves-souris sont prêtes à sortir de leur hibernation et à commencer à s’accoupler à peu près à la même époque, précise de son côté le Tagesspiegel.

L’Union allemande pour la conservation de la nature et de la biodiversité (NABU) a averti qu’il ne serait pas facile de déplacer les chauves-souris en particulier.

«Pour déranger le moins possible les chauves-souris, il faudra les déplacer pendant l’hibernation», déclarait le mois dernier Christiane Schroeder, directrice de la branche brandebourgeoise de la NABU, au quotidien Berliner Zeitung.

Le Brandebourg attend beaucoup de l’arrivée de Tesla qui a promis des milliers d’emplois de qualité, tout en bénéficiant en retour d’avantages en nature comme des subventions publiques ou encore un prix de l’immobilier plus bas que le marché.

La protection de l’environnement n’est pas le seul obstacle auquel Tesla doit faire face à Grünheide. Le mois dernier, les autorités ont désamorcé sept bombes de la Seconde Guerre mondiale qui ont été découvertes sur le site de la future usine.

Affaires

Les dépenses militaires mondiales en forte hausse

MUNICH — Les dépenses militaires mondiales ont connu l’an dernier leur hausse la plus élevée depuis 10 ans, sur fond de rivalités croissantes entre grandes puissances et de course aux nouvelles technologies, selon le rapport annuel de l’institut IISS publié vendredi.

La progression a atteint au total 4%, indique ce rapport présenté en ouverture de la Conférence sur la sécurité de Munich.

«Ces dépenses ont augmenté avec la sortie des économies de la crise financière (de 2008) et sous l’effet d’une perception accrue des menaces», a relevé le directeur général de l’Institut international d’études stratégiques (IISS, International Institute for Strategic Studies).

La mort du traité FNI sur les forces nucléaires intermédiaires (portée de 500 à 5500 km) en 2019 et l’extinction potentielle du traité New Start sur les armes nucléaires intercontinentales en 2021 bouscule l’ordre international post-Guerre froide, tout comme la montée en puissance de la Chine ainsi qu’une série de crises régionales, de l’Ukraine à la Libye.

Dans un tel contexte, les deux plus gros budgets militaires mondiaux, ceux des États-Unis (685 milliards $) et de la Chine (181 milliards $), poursuivent leur croissance exponentielle, avec une hausse de 6,6% dans les deux pays en 2019 par rapport à 2018.

Les dépenses américaines ont augmenté à elles seules de 53,4 milliards de dollars l’an dernier, soit l’équivalent du septième budget mondial de la défense, après ceux de l’Arabie Saoudite (3e), de la Russie (4e), de l’Inde (5e), du Royaume-Uni (6e) mais avant ceux de la France (8e), du Japon (9e) et l’Allemagne (10e).

La Russie inquiète

«En Europe, les inquiétudes liées à la Russie continuent d’alimenter la croissance des dépenses avec une hausse de 4,2% par rapport à 2018», pointe également John Chipman. Les budgets militaires y retrouvent ainsi leur niveau de 2008 en termes réels.

L’accroissement massif et accéléré des capacités militaires chinoises — missile balistique intercontinental DF-41 susceptible de toucher tout point des États-Unis, avion de combat J-20A, missiles, drones etc. — est une source majeure d’inquiétude aux États-Unis comme auprès de leurs partenaires en Asie-Pacifique.

La Chine s’est aussi lancée, comme la Russie, dans le développement d’armes hypersoniques susceptibles de déjouer les défenses antimissiles adverses, met en garde l’institut londonien.

Lors du défilé marquant le 70e anniversaire du régime communiste le 1er octobre 2019, Pékin a présenté un grande pompe un lanceur, le DF-17, qui doit emporter à l’avenir un planeur hypersonique.

L’armée russe a annoncé pour sa part en décembre la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard, l’une des nouvelles armes vantées par le président Vladimir Poutine comme «invincibles» et «indétectables».

L’Avangard file, selon Moscou, à une vitesse capable d’atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33 000 kilomètres par heure. Il est également en mesure de changer de cap et d’altitude, compliquant ainsi toute traque adverse selon Moscou.

L'Europe bousculée

En Europe, les interrogations grandissent devant le risque de désengagement des États-Unis, de plus en plus centrés sur l’Asie-Pacifique, même si ces derniers ont renforcé pour l’heure leur présence militaire dans l’est du continent face à la Russie, tout comme dans le Golfe devant les menaces iraniennes.

Les pays membres de l’Otan, Allemagne en tête, sont aussi budgétairement sous la pression du président américain Donald Trump qui leur réclame un effort plus massif pour arriver à l’objectif de dépenses égales à 2% du PIB.

Après Donald Trump en 2018, le président français Emmanuel Macron a en outre «semblé jeter le doute» à son tour sur l’engagement de solidarité collective au sein de l’Alliance en cas d’agression de l’un de ses membres, rappelle l’ISS.

Il a aussi ébranlé ses partenaires en estimant l’Otan en état de «mort cérébrale». «Deux des trois puissances nucléaires de l’Alliance (la troisième étant le Royaume-uni) ont ainsi semé l’incertitude sur cette questions clé de la sécurité collective», souligne John Chipman.

Affaires

Les vrais pôles de développement doivent être reconnus selon le maire Angers

SHAWINIGAN — La ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Ève Proulx, doit reconnaître le rôle stratégique des pôles de développement comme Shawinigan dans le cadre de sa Stratégie de gouvernance en développement économique local et régional.

Le conseil municipal a adopté cette résolution lors de sa dernière assemblée publique régulière. Le maire, Michel Angers, explique que les villes de centralité comme la sienne ne souhaitent pas échapper le ballon du développement économique au profit des municipalités régionales de comté.

Affaires

Bombardier largue l’A220 et perd gros [VIDÉO]

Cinq ans après l’arrivée d’Alain Bellemare aux commandes de Bombardier, l’entreprise laisse aller l’ex-C Series pour de bon en cédant sa participation restante dans le programme à Airbus et au gouvernement québécois.

Le constructeur d’avions et de trains, qui traîne une dette de 9,3 milliards $ US et qui souhaite accélérer son désendettement puisqu’environ 60 % de cette somme doit être remboursée d’ici cinq ans, recevra 591 millions $ US. Il sera aussi libéré de l’obligation d’injecter 700 millions $ US - dont 350 millions $ US pour maintenir sa participation dans la Société en commandite Airbus Canada (SCAC) - d’ici le 1er juillet 2021.

Pour Bombardier, il s’agit donc d’une transaction représentant une valeur d’environ 1,3 milliard $ US.

Airbus, qui contrôle la famille d’appareils maintenant appelée A220 depuis l’été 2018, verra sa participation grimper à 75 %, tandis que celle de Québec - qui a injecté 1 milliard $ US en 2016 - passera 16 % à 25 % sans fonds supplémentaires. L’avionneur européen pourra également racheter la participation de l’État québécois en 2026, soit trois années plus tard que prévu.

La transaction concernant a été annoncée avant la publication des résultats financiers de Bombardier, qui a affiché une perte de 1,61 milliard $ US en 2019 sur des revenus de 15,8 milliards $ US, en recul de 3 %, alors que persistent les rumeurs entourant une offre du géant français Alstom pour Bombardier Transport, dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne.

Sans surprise, le président et chef de la direction de Bombardier a été avare de commentaires, se limitant à dire que l’entreprise continuait à «examiner ses options».

«Nous avons effectué beaucoup de ménage au cours des cinq dernières années, s’est limité à dire M. Bellemare. La stratégie a toujours été de quitter l’aviation commerciale. Nous avons des actifs solides. Nous allons procéder de la bonne façon.»

La société aurait également récemment discuté avec le géant américain Textron concernant la vente de sa division des jets d’affaires, qui construit les familles d’appareils Global, Learjet et Challenger et qui compte plus de 12 000 employés au Québec.

Bombardier avait mis le projet de la C Series sur la table à dessin en 2004 dans l’espoir de se tailler une place dans le segment des appareils pouvant transporter de 100 à 150 passagers dominé par Boeing et Airbus. Toutefois, les retards et les dépassements de coûts ont fait bondir la facture à plus de 6 milliards $ US pour la société.

Outre la C Series, M. Bellemare a vendu une panoplie d’actifs depuis son arrivée. La multinationale avait déjà pratiquement quitté l’aviation commerciale dans la foulée des ventes du programme d’avions turbopropulsés Q400 et des jets régionaux CRJ.

Valeur en baisse

Pour l’exercice 2019, Bombardier a comptabilisé une charge d’environ 1,6 milliard $ US liée à la SCAC, ramenant la valeur de sa participation dans le programme de l’A220 à 525 millions $ US au 31 décembre.

«L’important n’était pas seulement le montant que recevra Bombardier pour sa participation, qui est un peu mieux que ce que j’avais prévu, mais sa capacité d’éviter les 700 millions $ US de contributions au programme», a souligné l’analyste Chris Murray, d’Altacorp Capital, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui-ci a rappelé qu’il y avait des «enjeux» en matière de trésorerie à l’heure actuelle chez Bombardier.

Les données du rapport annuel de Bombardier suggèrent que la participation de 25 % détenue par l’État québécois dans la SCAC ne vaut qu’environ 390 millions $ US, ou environ 515 millions $ CAN.

La dévaluation comptabilisée par Québec est plutôt de l’ordre de 600 millions $ CAN, a toutefois indiqué le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en conférence de presse à l’Assemblée nationale. Aux yeux du gouvernement Legault, l’investissement qui est maintenant considéré comme un prêt vaut donc 700 millions $ CAN.

Un transfert

En quittant la SCAC, Bombardier cède à Stelia Aéronautique - une filiale d’Airbus - les activités de fabrication de pièces pour l’A220 et l’A330 de l’avionneur européen, qui sont effectuées dans l’arrondissement montréalais de Saint-Laurent. Cela touche environ 360 travailleurs.

«Pour nous, l’important a toujours été de préserver les emplois, les conditions de travail et notre écosystème aérospatial québécois, a souligné le coordonnateur québécois du syndicat des Machinistes, David Chartrand. C’est donc le meilleur des scénarios dans les circonstances.»

Le travail effectué à Saint-Laurent devrait être déplacé vers le site de Stelia à Mirabel, ce qui est prévu dans trois ans. Plus de 2500 employés travaillent sur l’A220 à Mirabel et le programme fournit du travail à des centaines d’autres personnes chez différents fournisseurs.

Selon le gouvernement Legault, c’est ainsi quelque 3300 emplois qui sont préservés en vertu de l’entente annoncée jeudi.

Parallèlement, Airbus a annoncé jeudi la signature d’une lettre d’entente avec Green Africa Airways pour la vente de 50 appareils A220-300. Ces avions devraient être assemblés au Québec après la confirmation de cette commande.

Dans le rouge

Abstraction faite des éléments non récurrents, la perte ajustée de Bombardier s’est chiffrée à 396 millions $ US, ou 25 cents US par action, alors que la société avait affiché un bénéfice ajusté de 438 millions $ US, ou 14 cents US par action, en 2018.

Malgré une amélioration des résultats du côté des avions d’affaires, des retards et d’autres pépins continuent d’entraver d’importants contrats ferroviaires, ce qui pèse sur les résultats de ce secteur. Bombardier Transport a vu ses revenus reculer de 7 %, à 8,3 milliards $, en 2019, alors que son bénéfice avant intérêts et impôts a plongé de 97 %, à 22 millions $ US.

Puisque la performance de Bombardier Transport n’a pas été au rendez-vous, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) verra sa participation dans cette division augmenter de 2,5 points de pourcentage, à 32,5 %.

Affirmant avoir accès à des liquidités de 5,5 milliards $ US, Bombardier estime néanmoins avoir «la flexibilité nécessaire pour achever» son redressement.

À la Bourse de Toronto, l’action de catégorie B de la compagnie cotait à 1,61 $, jeudi après-midi, en hausse de 4 cents, ou 2,5 %.

Affaires

Coronavirus: 4 à 5 milliards de dollars de pertes pour les compagnies aériennes

MONTRÉAL — L'épidémie du nouveau coronavirus a entraîné une «réduction potentielle de 4 à 5 milliards de dollars» de revenus pour les compagnies aériennes du monde entier a annoncé jeudi l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) dans un communiqué.

L'organisation onusienne a rapporté que «70 compagnies aériennes ont annulé tous les vols internationaux à destination et en provenance de Chine» et «50 autres compagnies aériennes ont réduit leurs activités aériennes».

Affaires

Deux jours de vote à Shawinigan

SHAWINIGAN — La grande tournée de l’Alliance de la fonction publique du Canada pour obtenir un mandat de grève s’amorcera à Shawinigan, lundi et mardi. À cette occasion, quelque 1400 membres du Syndicat des employés de l’impôt du Centre national de vérification et de recouvrement se déplaceront à l’Auberge Gouverneur pour se prononcer sur cette proposition.

La convention collective qui unit ces travailleurs à l’Agence de revenu du Canada est échue depuis le 31 octobre 2016. L’AFPC compte quelque 27 500 membres à travers le pays et c’est à Shawinigan qu’elle compte lancer le bal pour passer son message à l’employeur.

Actualités

Les habitudes d’achat des Latuquois seront analysées

La Tuque — Les comportements d’achat et opportunités d’affaires du marché latuquois seront scrutés à la loupe dans les prochaines semaines. La SADC du Haut Saint-Maurice, en collaboration avec le Service de développement économique et forestier de La Tuque (SDÉF), a mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton afin de réaliser une étude sur le sujet.

«On veut avoir le portrait actuel de la situation. Des fuites commerciales, il y en a partout, on le sait. Il y a déjà eu une étude en 1999 et on veut actualiser les données. En 1999, il n’y avait pas internet. On veut se servir de ces données pour ensuite aider nos commerçants à développer et diversifier leur offre, mais aussi à répondre aux besoins des Latuquois. On ne veut pas porter de jugement, on veut faire un constat et voir comment on peut être encore meilleur dans le futur», insiste Tommy Déziel, directeur général de la SADC du Haut Saint-Maurice.

Politique

Assurance des pensions: Girard dit non aux retraités pénalisés

Hier, c’était les retraités de Sears et de la White Birch. Aujourd’hui, c’est Groupe Capitales Médias. Demain, ceux de Bombardier?

«Quand j’ai commencé au Sears de Place Fleur de Lys, en 1972, j’avais mon package de bienvenue et c’était garanti à vie. Mais ce que je n’ai pas compris, c’est que c’était garanti à vie de l’entreprise, pas garanti à ma vie!» s’est exprimé Claude Sénéchal, mardi, au parlement de Québec.

M. Sénéchal et une vingtaine de représentants de groupes de retraités réunissant 30 000 Québécois ont imploré le gouvernement de mettre en place un régime québécois d’assurance des fonds de retraite. Ils étaient épaulés par deux députés du Parti québécois.

Cela se fait depuis 40 ans en Ontario, province souvent citée en modèle par le premier ministre François Legault et son équipe.

Le ministre des Finances, Eric Girard, a toutefois repoussé l’idée. Trois fois plutôt qu’une. En mêlée de presse, puis à la période de questions, en plein Salon bleu. La motion du PQ sur le seul fait d’étudier la question a ensuite été battue.

«Pas d’appétit»

«Lorsqu’on parle d’une assurance, il y a des primes. Et les primes seraient payées majoritairement par les employeurs. Or, lorsqu’on compare le Québec et l’Ontario, le Québec impose déjà plus ses entreprises. Alors, il n’y a pas d’appétit pour augmenter le fardeau fiscal de nos entreprises», rétorque le ministre, parlant d’un «désavantage compétitif» déjà existant de 25 %.

M. Girard propose un régime à prestations cibles, inclus dans sa Mise à jour économique du 7 novembre dernier. Régime hybride où les prestations déterminées peuvent être ajustées selon la situation financière du régime.

Depuis la faillite de 2017, M. Sénéchal et les 3000 retraités de Sears au Québec épongent chaque mois 30 % de pertes sèches sur leur rente. En Ontario, 93 % des retraités de Sears Canada encaissent leur pension complète grâce au système public d’assurance des régimes de retraite. Les 7 % restants recevaient auparavant davantage que le maximum garanti de 1500 $ par mois.

Les entreprises de la province voisine paient 41,25 $ par employé, par année, et 835 000 retraités en profitent. États-Unis et Grande-Bretagne ont le même système.

100 M $ perdus par année

Député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy estime que «nous assistons à l’émergence d’une nouvelle catégorie de pauvres, qui sont les retraités qui se font usurper une partie de leur fonds de pension».

«On parle de 15 384 retraités qui ont perdu environ 30 % de leur fonds de pension. [Pour] un montant très conservateur de 100 millions $ par année», dit M. Roy, y voyant du «mépris générationnel».

Le 1er février, les 948 retraités des six journaux quotidiens du Groupe Capitales Médias, dont faisait partie Le Soleil, ont reçu un chèque amputé de 26 à 29 %. Les employés actifs perdent autant.

Et le député Roy de prédire : «On a aussi le dossier de Bombardier qui aurait un déficit de 4 milliards $ dans son fonds de pension et la voie est tracée pour transférer des entreprises en mettant en jeu la viabilité des fonds de pension. Il y a fort à parier qu’ils vont essayer d’appliquer le même stratagème à leurs retraités actuels et futurs.»

Affaires

Ouverture des Folies de Rachel

TROIS-RIVIÈRES — Des créations sucrées riches en saveurs et en émotions, voilà ce que propose depuis mardi le nouvel atelier-boutique qui a pignon sur rue au centre-ville de Trois-Rivières, les Folies de Rachel.

Sur place, les propriétaires, Marie-Hélène Bazin et sa fille Rachel Hébert, des retraitées de Sears, fabriqueront des gâteaux en trois dimensions sur mesure, en plus d’assortiments de sucreries et d’emballages cadeaux.

Affaires

Une assemblée à l’abri du regard des médias chez la Financière Power

À l’abri du regard des médias, les actionnaires de la Corporation Financière Power ont donné leur feu vert, mardi, à la réorganisation permettant au conglomérat Power Corporation du Canada d’absorber sa principale filiale.

Cela ouvrira la voie à un important changement au sein de la société. À la clôture de la transaction, prévue jeudi, le plus haut poste de direction du conglomérat ne sera pas occupé par un membre de la famille Desmarais pour la première fois en cinq décennies.

Paul Desmarais Jr, 65 ans, et André Desmarais, 63 ans, quitteront leurs fonctions, mais demeureront respectivement président et vice-président du conseil d’administration. La famille conservera également le contrôle de Power Corporation.

Le conglomérat, qui s’orientera davantage vers les services financiers, sera dirigé par Jeffrey Orr, président et chef de la direction de la Financière Power depuis 2005.

Dans le cadre de l’assemblée extraordinaire, qui s’est tenue dans un hôtel du centre-ville de Montréal, 85,79 % des droits de vote rattachés aux actions ordinaires de la Financière Power ont été exercés et 91,03 % de ceux-ci ont été exercés en faveur de la réorganisation. Environ 63 % des votes n’ayant pas de lien avec l’actionnaire de contrôle - la famille Desmarais - ont appuyé la transaction.

Outre ce résultat, il n’a pas été possible de savoir ce qui s’est dit lors du court rendez-vous qui s’est déroulé dans une salle pouvant accueillir une soixantaine de personnes.

«Seuls les actionnaires inscrits sont admis à l’assemblée spéciale, et aucune entrevue ne sera accordée», a indiqué par courriel le vice-président, chef du contentieux et secrétaire de la Financière Power, Stéphane Lemay, en réponse à une question sur la décision d’interdire l’accès aux journalistes.

Présenté en décembre dernier, le projet devait obtenir l’approbation d’au moins les deux tiers des actionnaires de la Financière Power. Après la clôture, les actions ordinaires de cette société cesseront d’être négociées à la Bourse de Toronto.

Chaque titre de la Financière Power autre que ceux détenus par Power Corporation et ses filiales sera échangé contre 1,05 action subalterne de Power Corporation et 1 cent en espèces.

Changement de stratégie

Le regroupement vise à ne former qu’une seule société de portefeuille, principalement axée sur les services financiers. On souhaite également économiser 50 millions $ au cours des deux prochaines années en plus de réduire les dépenses annuelles de l’ordre de 15 millions $. Il pourrait également y avoir des ventes d’actifs.

Fondée en 1984, la Financière Power détient des participations majoritaires dans Great-West Lifeco, la Financière IGM et Wealthsimple, ainsi qu’une participation minoritaire dans Pargesa Holding. Au fil du temps, elle a représenté une partie de plus en plus importante des activités de sa société mère, davantage présente dans le secteur industriel.

Dans un rapport publié le 30 janvier, Institutional Shareholder Services (ISS), une des deux principales agences de conseil aux actionnaires, avait toutefois recommandé aux actionnaires de voter contre le projet de réorganisation.

«Bien qu’il y ait certains avantages, y compris la simplification de la structure du groupe, les risques à long terme pour les actionnaires associés à la structure d’actions à double palier de Power (qui permet à la famille Desmarais de contrôler la société) sont considérés comme supérieurs aux avantages économiques estimés pour l’entreprise», faisait valoir ISS.

De son côté, Glass Lewis s’était prononcée en faveur de la réorganisation.

Au terme de la réorganisation, Pansolo Holding, contrôlée par la Fiducie familiale résiduaire Desmarais, devrait contrôler jusqu’à 50,6 % des droits de vote de Power Corporation en ne détenant que 15 % des titres en circulation. Auparavant, la famille contrôlait 59,1 % des droits de vote du conglomérat en détenant 20,8 % des titres en circulation.

«Nous avons l’habitude de dire que 20 %, c’est le (seuil) minimum (de détention) pour un actionnaire de contrôle», a expliqué le coordonnateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) Willie Gagnon, à sa sortie de l’assemblée extraordinaire.

M. Gagnon a indiqué avoir interrogé la direction de Power Corporation à ce sujet, et selon lui, les frères Desmarais n’auraient pas fermé la porte à détenir davantage d’actions, sans toutefois prendre d’engagement à cet effet.

Affaires

Recherche innovante: 1,8 M$ pour le Cégep de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Deux des trois centres collégiaux de transfert technologique du Cégep de Trois-Rivières, soit le Centre de métallurgie du Québec et Innofibre, se partagent 1,8 M$ de contributions du Fonds collège-industrie pour l’innovation de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Le Cégep de Trois-Rivières fait partie des six collèges du Canada à recevoir une aide globale de près de 7 millions $ qui soutiendra sept projets d’infrastructure. Il est également le seul collège québécois à bénéficier de ce fonds pour la recherche innovante.

Actualités

Activité physique en milieu de travail: Québec annonce plus de 5,7 millions $

Trois-Rivières — Comité de santé, salle d’exercice, sessions et sorties de plein air: voilà ce qui attend les employés de l’entreprise AGT Robotics de Trois-Rivières à la suite de l’annonce faite lundi dans ses installations par la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest. Celle-ci a confirmé que 228 PME des quatre coins du Québec avaient reçu un total de plus de 5,7 millions de dollars pour réaliser des projets qui favorisent la pratique d’activités physiques en milieu de travail.

«Cette annonce va permettre aux milliers de Québécois et de Québécoises de concilier plus facilement leur vie professionnelle avec la pratique régulière d’activités physiques. Les 228 projets financés permettront à ces entreprises de bénéficier de tous les avantages associés au fait d’avoir des employés en santé, tant physique que mentale. Les bienfaits de l’activité physique sur le corps humain et sur le bien-être psychologique sont reconnus. Je suis très fière de m’associer à cette mesure et j’encourage fortement les entreprises à suivre la tendance de la santé et de l’activité physique au travail», a plaidé l’ancienne patineuse de vitesse pour qui le sport est une «source de bonheur et d’accomplissement de soi». Une déclaration faite en présence de son amie de longue date, l’ancienne plongeuse Sylvie Bernier.

Actualités

150 emplois disponibles à l’ABI

Bécancour — Alors qu’il y a un an, le conflit à l’Aluminerie de Bécancour s’enlisait plus que jamais, voilà que l’entreprise poursuit son redémarrage en y allant même d’une offensive de recrutement pour 150 emplois disponibles.

«ABI tiendra une journée carrière le 8 février prochain à l’Auberge Godefroy de Bécancour afin de combler 150 postes occasionnels aux conditions de travail avantageuses d’ici le mois de mai prochain. Les candidats ont jusqu’à vendredi, le 7 février, pour s’inscrire sur la plate-forme Web: emploiABI.com. Ensuite, près de 250 personnes sélectionnées seront convoquées en première entrevue par l’équipe de recrutement. Au début de l’été 2020, le nombre d’opérateurs et de techniciens devrait être porté à environ 975», confirme la conseillère aux communications à l’ABI, Emilie Boissonneault. Au déclenchement du lock-out il y a deux ans, l’usine comptait 1033 travailleurs syndiqués.

Consommation

Bientôt un voyage? Votre passeport, son permis

CHRONIQUE / Les plus récents soubresauts de l’hiver auront sans doute porté un coup au moral de ceux qui tentaient de se convaincre qu’il achevait. L’idée de fuir vers quelque destination soleil a sans doute traversé l’esprit des plus atteints ou des plus impulsifs et poussés certains à vérifier la validité de leur passeport. Et ce ne sont pas les offres qui manquent.

Avant de déterminer l’endroit vers où s’envoler, les voyageurs auraient avantage à surveiller également auprès de qui il se procureront leurs services touristiques. En effet, le secteur du voyage renferme toutes sortes d’acteurs et d’intermédiaires dont certains évoluent en marge des exigences de la loi et avec lesquels il peut être hasardeux de transiger.

Actualités

Plus d’argent pour intégrer les jeunes à l'emploi

TROIS-RIVIÈRES — Jean Boulet n’est pas peu fier de son coup. Après quelque 20 ans de discussions avec le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec récupère 135 $ de millions de dollars en rapatriant le volet régional de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, un programme canadien, afin d’investir cette somme dans l’intégration et au maintien des gens âgés de 15 à 30 ans à l’emploi.

L’entente conduit à la création du programme Jeunes en mouvement vers l’emploi qui soutiendra des projets provenant d’organismes servant entre autres les jeunes handicapés, les membres des Premières Nations et la communauté anglophone. Cette somme sera répartie sur cinq ans.

Actualités

Programme d’aménagement durable des forêts: La Tuque lance un appel de projets à toute la Mauricie

LA TUQUE — Les organisations de la Mauricie qui désirent obtenir du financement provenant du programme d’aménagement durable des forêts (PADF) ont jusqu’au 6 mars prochain pour déposer leurs projets à la Ville de La Tuque. La municipalité est gestionnaire de ce programme pour l’ensemble de la région de la Mauricie.

«Le PADF permet de réaliser des travaux d’aménagement forestiers sur les terres publiques ou sur les terres privées appartenant à des propriétaires forestiers reconnus. Il permet également de soutenir la réalisation de travaux dans les chemins multiusages sur les terres publiques et d’accompagner certaines initiatives réalisées en milieu forestier. Il permet aussi de soutenir l’organisation de différentes activités visant à favoriser l’aménagement forestier et la transformation du bois dans la région mauricienne», a indiqué la Ville.