La relocalisation d’animaux du Zoo de Saint-Édouard est commencée.

Zoo de saint-Édouard: deux infractions depuis 2012

SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ — Le Zoo de Saint-Édouard a été reconnu coupable de deux infractions à la loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune depuis les sept dernières années, mais l’entreprise a chaque fois pris les moyens pour corriger le tir.

En 2012, l’entreprise a été coupable de ne pas avoir donné des soins à des animaux malades. Six ans plus tard, le Zoo de Saint-Édouard n’a pas respecté certaines conditions de garde des animaux. Chaque fois, l’entreprise a dû payer une amende de 250 $.

Le dossier de Normand Trahan a incité le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec à visiter les lieux au moins une fois par année, indique Frédérick Lelièvre, biologiste et chef de division au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

«Ça arrive qu’on a des infractions à différents endroits. Ce n’est pas fréquent, mais ça arrive. Si la situation perdure, on va retourner constater une infraction. Il (Normand Trahan) a remédié à la situation», déclare M. Lelièvre, qui affirme que Normand Trahan a toujours collaboré avec les gens de la Faune lors des inspections prévues et imprévues.

Le Zoo de Saint-Édouard a demandé et obtenu le renouvellement de son permis d’exploitation chaque année. Il a en poche ledit document pour 2019.

«On ne peut pas suspendre un permis, explique M. Lelièvre. Mais on peut ne pas renouveler un permis. Dans le nouveau règlement, si des gens sont reconnus coupables de cruauté, ça va les empêcher d’avoir le renouvellement du permis.»

Le nouveau règlement auquel fait référence M. Lelièvre est une refonte du règlement sur les animaux en captivité, une composante de la loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Ce règlement contient beaucoup plus d’articles et aborde la question de façon plus précise.

C’est d’ailleurs avec ce nouveau règlement en vigueur depuis septembre 2018 que la Faune s’est présentée au Zoo de Saint-Édouard il y a trois semaines, une visite totalement indépendante des actions posées par la SPCA de Montréal. M. Lelièvre ne peut révéler si le Zoo de Saint-Édouard respecte ou non la nouvelle réglementation. Une chose est cependant connue: Normand Trahan dit avoir récemment investi des sommes importantes dans le réaménagement de ses enclos en vue de la saison qui devait commencer samedi.

Parlant d’infraction, une entreprise appartenant à Alessandra Magini a un dossier en cour. Mme Magini et Philip Ethier sont les deux jeunes entrepreneurs qui désiraient acheter le Zoo de Saint-Édouard.

L’entreprise visée par des démarches juridiques menées par le ministère de la Faune est Aminaux-Petfriend. La compagnie spécialisée dans le gardiennage, l’entraînement, la pension et l’éducation d’animaux a été mise sur la glace de façon temporaire, confirme Mme Magini qui refuse de discuter publiquement du dossier.

L’entreprise n’aurait plus de permis d’exploitation.