Le député de Maskinongé, Marc H. Plante et Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé.

Zones inondables dans la MRC de Maskinongé: 1,5 M$ pour mettre à jour la cartographie

Louiseville — La saison des inondations arrive à grands pas et beaucoup garderont un souvenir pénible de celles qui ont frappé la MRC de Maskinongé, l’an dernier.

Une aide financière de 1,5 million $ sera versée à cette MRC afin de mettre à jour la cartographie des zones inondables de son territoire, un exercice qui n’a été fait que dans les années 1980, la dernière fois.

Cette annonce fait suite à un engagement du ministre Martin Coiteux à l’occasion des inondations de l’an dernier, au Québec et vise à rendre les municipalités plus résilientes face à ce phénomène qui semble être exacerbé par les changements climatiques.

Lorsque ces informations seront mises à jour, «la MRC pourra produire un guide d’information et de communication pour les citoyens en zones inondables. Cela permettra de savoir quoi faire en période d’inondation et ce quels aménagements et travaux on a le droit de faire ou pas», sur la maison ou sur le terrain, explique le député de Maskinongé, Marc H. Plante.

Or, «une résidence qui est considérée comme étant dans une zone non inondable, donc dans une zone que l’on dit 0-100 ans, peut se retrouver présentement dans une zone 0-20 ans ou pire, dans une zone 0-2 ans, donc avec une récurrence fréquente», explique le député.

L’aide financière annoncée vendredi fait suite à un engagement du ministre Martin Coiteux à la suite des inondations de l’an dernier au Québec et vise à rendre les municipalités plus résilientes face à ce phénomène qui semble être exacerbé par les changements climatiques. «On croit que les changements climatiques auront un impact majeur dans les années à venir. C’est pour ça qu’il fallait agir», explique M. Plante.

Lorsque ces informations seront mises à jour, «la MRC pourra produire un guide d’information et de communication pour les citoyens en zones inondables. Cela permettra de savoir quoi faire en période d’inondation et quels aménagements et travaux on a le droit de faire ou pas» sur la maison ou sur le terrain, explique M. Plante.

«On sait qu’en zone inondable, c’est plus strict au niveau des normes quand tu veux réparer ta maison ou faire des aménagements», illustre-t-il.

Le préfet de la MRC de Maskinongé, Robert Lalonde, espère que le printemps 2018 n’apportera pas son lot d’inondations comme ce fut le cas l’an dernier. Il indique que la MRC a toutefois déjà «mis des services à la disposition des citoyens.»

 «Autant pour les inondations que pour les glissements de terrain, on doit avoir des cartes appropriées. C’est urgent qu’on les ait. Notre sécurité civile et les municipalités ont besoin de ça. On est dans de la glaise dans presque tout notre secteur centre de la MRC», rappelle-t-il.

«Ces cartes-là vont nous aider à éclairer les citoyens, à leur donner du soutien», se réjouit-il.

«Ces cartes-là vont nous aider à éclairer les citoyens»

Rappelons que les inondations du printemps 2017 avaient touché plus de 5300 résidences au Québec et forcé l’évacuation de 4000 citoyens. En Mauricie, ce phénomène a généré 310 demandes de réclamations au programme d’aide financière et plus de 1,7 million $ ont été versés jusqu’à maintenant.

Le gouvernement du Québec consacre cette année un investissement de 5,5 millions $ à la mise à jour de la cartographie des zones inondables sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal ainsi que 15 millions $ afin de soutenir cette démarche dans la Communauté métropolitaine de Québec, la Ville de Gatineau, la MRC de Maskinongé et autres municipalités.

«Il y a d’autres volets du programme qui vont venir», précise le député Plante.

«Nous allons entamer cette mise à jour de la cartographie et nous lui attacherons un plan de communication et une trousse d’information pour les personnes concernées afin d’être préparés à toute situation, et ce, en cohérence avec le plan demandé par le gouvernement du Québec», précise le préfet Lalonde.

Les cotes de récurrence d’eau «sont un outil essentiel pour les villes et les MRC au Québec pour pouvoir aménager leur territoire, mais aussi pour pouvoir informer leurs citoyens et leur permettre d’avoir la bonne information quand ils sont construits à un endroit et répondre aux critères les plus élevés tant au niveau environnement qu’au niveau des normes du bâtiment», indique le député Plante.