Une partie du secteur de Trois-Rivières-Ouest a été inondée le printemps dernier.

ZIS: Trois-Rivières veut plus de temps

TROIS-RIVIÈRES — Devant le nombre de citoyens préoccupés par le décret gouvernemental sur les zones inondables, la Ville de Trois-Rivières demande au gouvernement d’allonger le délai permettant le dépôt de requêtes visant l’exclusion de certaines propriétés.

Le gouvernement du Québec annonçait lundi matin la mise en place d’un décret établissant une zone d’intervention spéciale. Le décret impose un moratoire qui interdit dans les secteurs inondables la reconstruction d’une bâtisse si les dommages causés par une inondation dépassent 50 % de sa valeur. Les citoyens qui veulent déposer une demande d’exclusion de ladite zone ont jusqu’au 19 août pour se manifester auprès du gouvernement, mais par l’entremise de leur Municipalité.

Trois-Rivières est au nombre des 783 municipalités incluses dans ce décret. La zone d’intervention spéciale concerne particulièrement le secteur qui longe le lac Saint-Pierre. L’annonce de ce décret a entraîné, c’est le cas de le dire, un fort débit d’appels de citoyens à l’hôtel de ville.

«On a reçu plusieurs dizaines d’appels. On doit assurer le suivi pour les demandes des citoyens, ce qui alourdit la tâche. On aimerait avoir plus de temps», constate Jean Lamarche, le maire de Trois-Rivières.

M. Lamarche assure que toutes les requêtes acheminées par les citoyens seront traitées par les autorités municipales. Mais cette tâche s’ajoute à celle que doit réaliser la Ville dans une approche globale du territoire concernant ce décret.

C’est la raison pour laquelle la Ville a contacté le député de Maskinongé, Simon Allaire, afin de discuter de la possibilité de repousser l’échéancier fixé au 19 août. «Tout le monde est en train de réaliser l’ampleur de la tâche», ajoute le maire Lamarche.

Au bureau du député de Maskinongé, on confirme que des discussions en ce sens ont eu lieu avec la Ville. «M. Allaire est en communication avec les instances décisionnelles pour voir s’il y a une possibilité d’extension», mentionne Marjolaine Cloutier, attachée politique du député de Maskinongé.