Yves Lévesque s’apprête à déménager à Shawinigan.

Yves Lévesque... Shawiniganais

Trois-Rivières — L’ancien maire de Trois-Rivières et candidat conservateur défait aux dernières élections fédérales Yves Lévesque déménage... et il deviendra Shawiniganais dès le mois d’avril. Son épouse et lui ont en effet choisi de s’établir temporairement dans le secteur Lac-à-la-Tortue afin de se rapprocher de la famille. Toutefois, l’ancien maire parle d’un déménagement temporaire et ne cache pas qu’il compte revenir s’installer à Trois-Rivières à moyen terme.

«Mon cœur restera toujours à Trois-Rivières. C’est une décision temporaire. Nous avons vendu la maison dans le secteur Trois-Rivières-Ouest, parce que nous ne voulions plus entretenir une aussi grande maison. Mon fils habite Shawinigan et il a des enfants. Nous sommes très près d’eux et nous les aidons beaucoup alors c’était naturel de se rapprocher», confie Yves Lévesque.

Yves Lévesque et sa femme emménageront donc dans un chalet quatre saisons qu’ils ont loué dans le secteur Lac-à-la-Tortue, sur le bord de l’eau. M. Lévesque compte y rester pour un an, et aimerait bien revenir s’installer à Trois-Rivières par la suite... et peut-être même acheter quelque chose à Trois-Rivières sur Saint-Laurent.

Politique

Ce déménagement refroidira peut-être les ardeurs de certains qui le voyaient de retour dans la course à la mairie pour 2021. Yves Lévesque ne cache pas qu’il a été approché pour ça, mais que ça ne fait pas partie de ses plans pour le moment. Par ailleurs, pour se présenter à la mairie, un candidat doit avoir résidé pendant au moins douze mois consécutifs dans la ville où il souhaite se présenter. Son déménagement pour au moins un an à Shawinigan rend ce calcul pratiquement impossible.

«Je suis toujours intéressé par la politique, mais c’est le fédéral qui m’interpelle encore. Il y a encore des dossiers majeurs qui me tiennent à cœur, dont la pyrrhotite, un dossier qui aurait dû être réglé depuis longtemps», est d’avis l’ancien maire.

Selon lui, simplement à travers les taxes et les impôts générés par les entreprises qui ont travaillé à la reconstruction des maisons affectées par la pyrrhotite, le gouvernement serait déjà en mesure de dédommager les victimes de cette crise. Il appuie tout de même les démarches faites par la Coalition d’aide aux victimes de la pyrrhotite afin de percevoir l’amende à laquelle a récemment été condamnée l’entreprise SNC-Lavalin dans un dossier de corruption en Syrie.

«C’est pour ça que j’ai voulu me présenter, parce que j’ai la conviction que je suis la bonne personne pour mener les dossiers. Quand on présente des demandes avec un argumentaire solide, il n’y a pas de place à l’échec», croit-il.

Le candidat conservateur défait maintient donc toujours cet intérêt pour la politique fédérale et compte surveiller de très près les mouvements politiques des prochains mois, car il pourrait de nouveau être sur les rangs à la prochaine élection.

«L’intérêt est là. Maintenant, on va voir comment les choses vont aller dans la prochaine année. Mais c’est sûr que j’ai encore de l’intérêt», signale-t-il.

Chefferie

Yves Lévesque suit d’ailleurs d’un œil très attentif la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. Il ne donnera pas son appui à un candidat pour le moment, préférant attendre que tous les candidats soient connus et annoncés. Mais il est clair pour Yves Lévesque que le prochain chef devra partager ses convictions politiques et personnelles, notamment celle de s’afficher pro-choix.

«À mon avis c’est un incontournable. On est en 2020, et un candidat qui s’afficherait pro-vie, ça ne rejoint pas ma ligne de pensée. Mais je demeure fidèle au parti qui, à mon avis, est le meilleur véhicule politique en proposant une gestion serrée des finances publiques et en prônant l’autonomie des provinces», ajoute-t-il.