Le 2 mars dernier, Erin O’Toole s’était arrêté à Trois-Rivières pour échanger avec des militants et d’anciens candidats au dernier scrutin fédéral, dont Yves Lévesque.
Le 2 mars dernier, Erin O’Toole s’était arrêté à Trois-Rivières pour échanger avec des militants et d’anciens candidats au dernier scrutin fédéral, dont Yves Lévesque.

Yves Lévesque prêt à se battre aux côtés de Erin O’Toole

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Même s’il admet que prendre position dans une course au leadership d’un parti est «un couteau à double tranchant», Yves Lévesque se félicite d’avoir soutenu le nouveau chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, et confirme son intention de représenter à nouveau cette formation politique dans le comté de Trois-Rivières aux prochaines élections.

«Je suis bien content. C’est sûr et certain qu’une course à la chefferie dans un parti, ce n’est pas toujours évident parce que tu as le choix de te positionner ou non. Les gens me connaissent, j’ai toujours été direct dans mes propos et mes décisions», a-t-il expliqué au Nouvelliste.

Celui-ci avait rencontré Erin O’Toole à quelques reprises. «J’ai bien aimé les rencontres que j’ai eues avec lui, j’ai aimé sa vision des choses, son approche, son écoute, son sens du leadership. C’est quelqu’un qui prend beaucoup en considération les commentaires qu’on peut apporter au niveau politique, et ça, c’est important pour moi», poursuit l’ancien maire.

Le 2 mars dernier, Erin O’Toole s’était arrêté à Trois-Rivières pour échanger avec des militants et d’anciens candidats au dernier scrutin fédéral, dont Yves Lévesque.

«Yves est un candidat extraordinaire pour une circonscription comme ça», avait-il déclaré.

Pour Yves Lévesque, le nouveau chef conservateur est celui qui aura fait la meilleure campagne. «Il a été présent beaucoup. Malgré la pandémie, il a fait plusieurs conférences téléphoniques en plus d’être très présent dans les médias sociaux et traditionnels. Il répond à mes attentes. C’est quelqu’un qui est pro-choix», souligne-t-il.

Même s’il dit ne pas avoir écouté le discours du chef sortant Andrew Scheer, Yves Lévesque déplore que durant la dernière campagne, les médias québécois aient davantage parlé de l’avortement que des enjeux majeurs tels que la vision du Canada à l’international, l’éthique et l’économie.

Sur ce dernier sujet, il juge que les libéraux manquent de crédibilité. «Comment voulez-vous avoir confiance en un gouvernement qui dit vouloir rétablir les budgets après la pandémie alors que dans un mandat précédent, il a réussi à créer un déficit de plus de 150 milliards de dollars dans une période de croissance économique?», questionne l’ancien premier magistrat.

Du même souffle, celui-ci reconnaît que les mesures spéciales mises en place pour les entreprises en raison de la COVID-19 étaient nécessaires, malgré les dérapages et les imperfections des programmes.

Par ailleurs, Yves Lévesque apprécie que le nouveau chef reconnaisse les particularités du Québec. «Pour moi, Erin O’Toole, c’est la décentralisation, faire des programmes en fonction de la réalité de chacune des régions, respecter l’autonomie des provinces et être à l’écoute de ses candidats», résume-t-il.

Maintenant qu’il réside dans le comté de Saint-Maurice-Champlain, que pense-t-il de son député fédéral, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne?

«C’est beau des paroles, mais ça prend des gestes, des actions concrètes. C’est quoi qui a été fait? C’est quoi qui a été réalisé? À Trois-Rivières, il avait annoncé que le port, l’aéroport et le Sanctuaire, c’était réglé alors que ce n’est pas réglé», a-t-il fait savoir.

Le député conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes

Alain Rayes se réjouit des intentions d'Yves Lévesque

Le député conservateur de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, se réjouit des intentions d'Yves Lévesque.

«De savoir qu’il a encore le feu de la politique et de l’intérêt pour le fédéral, comme lieutenant, je ne sais pas si je vais l’être encore dans les prochaines semaines, c’est une excellente nouvelle pour notre organisation. Je suis content de savoir qu’Yves Lévesque ne ferme pas la porte à se représenter. Ça va peut-être contredire ceux qui pensaient que c’était opportuniste la dernière fois. Il démontre clairement qu’il a la flamme pour la politique, pour aider les gens, c’est un passionné, c’est un homme travaillant qui peut donner beaucoup pour la région», a-t-il commenté.

L’ancien maire de Victoriaville fait remarquer que son ex-homologue municipal avait fait le choix d’appuyer Erin O’Toole et selon lui, la notoriété d’Yves Lévesque n’est pas étrangère au fait que l’équipe du nouveau chef ait raflé l’ensemble des circonscriptions de la Mauricie.

Il s’est dit «très content et enthousiaste pour la suite des choses» en raison de la victoire sans équivoque d’Erin O’Toole, particulièrement au Québec.

«C’est la province où il a mieux fait au Canada. Son résultat clair au troisième tour a sécurisé tout le monde. Le membership a triplé au Québec. Au pays, c’est un membership record avec 269 000 membres et c’est aussi un financement record. Avec Erin O’Toole, on voit qu’il y a un chemin vers la victoire potentielle», affirme le lieutenant politique.

Ce dernier a évoqué son expérience comme ministre sous le gouvernement de Stephen Harper et le fait qu’il soit né à Montréal. «Son discours a fait une démonstration de l’amélioration nette de son niveau de français, de pouvoir s’exprimer dans les deux langues officielles. Aussi, le message qu’il a envoyé aux Québécois, c’est un message très positif. Son discours tranchait peut-être avec les anciens discours qu’on a eus dans les dernières années. On voit l’avenir très positif avec cet homme qui a un bagage d’expérience de vie, qui a été capitaine de l’armée de l’air, avocat de formation. On est sur la bonne track avec lui», martèle Alain Rayes.

Que pense-t-il du dernier discours d’Andrew Scheer? «J’ai été déçu, ce n’était pas le bon moment pour régler ses comptes. Ça appartient à M. Scheer. Moi, je regarde en avant, j’étais content du discours d’Erin O’Toole. Je trouve ça malheureux d’essayer de régler ses comptes comme ça. Ça ne représente pas mon opinion par rapport à la relation qu’on doit avoir avec les médias, qui font partie de la bulle autour de la politique, qui sont notre interlocuteur entre la population et notre travail que l’on fait. Ce n’était pas une belle sortie pour lui parce que c’est quand même quelqu’un qui a travaillé très fort pour le parti», a-t-il conclu.