C’est entouré de son caucus régional, composé de Louis Plamondon, Yves Perron et Louise Charbonneau, qu’Yves-François Blanchet a rencontré les représentants des médias.
C’est entouré de son caucus régional, composé de Louis Plamondon, Yves Perron et Louise Charbonneau, qu’Yves-François Blanchet a rencontré les représentants des médias.

Yves-François Blanchet de passage à Trois-Rivières: priorité à l’aéroport et au TGF

TROIS-RIVIÈRES — Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, somme le gouvernement fédéral d’agir promptement afin que se réalisent le plus rapidement possible deux projets d’infrastructures d’une grande importance pour Trois-Rivières selon lui, soit la modernisation de l’aéroport ainsi que la mise en place d’un train à grande fréquence.

De passage en Mauricie, vendredi avant-midi, afin de rencontrer le maire Jean Lamarche ainsi que le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly, le leader de la formation indépendantiste a indiqué qu’il tenait à s’entretenir avec les deux hommes car il avait récemment noté une certaine impatience de la part des acteurs régionaux relativement à ces deux dossiers.

«Ce que je veux, c’est le respect de la parole. En particulier au moment où nous savons que nous avons ici deux outils de sortie de crise. Il y aura les programmes de soutien aux entreprises, préférablement en innovation et en technologies vertes. Mais c’est aussi les programmes d’infrastructures et les équipements qu’on se donne ou qu’on peut améliorer à partir d’investissements publics», a-t-il déclaré lors d’un point de presse qui a eu lieu sur le parvis de l’hôtel de ville trifluvien.

En ce qui concerne précisément le train à grande fréquence, M. Blanchette a tenu à rappeler que le Parti libéral du Canada avait fait la promesse, lors de la campagne électorale de 2015, de le réaliser. «Dans la dernière campagne électorale, quand je parlais du train à grande fréquence, je parlais du Sasquatch, dont on parle tout le temps mais que l’on ne voit jamais. En 2015, les libéraux ne s’étaient pas engagés à se mettre à envisager éventuellement à réfléchir à un hypothétique train à grande fréquence. Ils s’étaient engagés à le faire. Mais en 2019, le ministre des Transports, Marc Garneau, était beaucoup moins enthousiaste», a-t-il poursuivi. Sur la même lancée, il a demandé au gouvernement de donner une date de début des travaux concrète et est même allé jusqu’à comparer la situation actuelle aux agissements de Maurice Duplessis. Le défunt premier ministre du Québec était en effet reconnu pour annoncer un projet à de nombreuses reprises avant de finalement le mettre en branle.

Relativement à la mise à niveau de l’aéroport de Trois-Rivières, il indique qu’il y a également urgence d’agir, notamment en raison de la désuétude des lieux.

«Profitons des circonstances. Changeons un problème en opportunité. Équipons Trois-Rivières d’un aéroport qui permettra de s’ouvrir vers le nord du Québec. Un aéroport qui permettra d’équiper Trois-Rivières, qui a une belle expertise et une position géographique remarquable», a-t-il poursuivi.

Bon joueur, le politicien domicilié à Shawinigan a fait un clin d’oeil au ministre des Affaires étrangères et député de Saint-Maurice – Champlain, François-Philippe Champagne, en se défendant de lui faire porter tout l’odieux de ce qu’il qualifie de lenteur dans le cheminement de ces deux projets.

«Le problème, ce n’est pas François-Philippe Champagne, mais bien le parti dans lequel il est», a-t-il lancé.

Des programmes non adéquats pour la reprise

Heureux que les grands événements qui animent la région été après été devraient se tenir comme prévu en 2021 après la présente pause obligée, il déplore tout de même que les programmes mis sur pied pour aider les artisans qui font vivre ces événements ne soient pas adéquats. Selon lui, les artistes et les travailleurs saisonniers n’ont notamment pas droit à une aide qui leur permettra de sortir de la crise en étant pleinement en mesure de reprendre leurs activités normalement.

«Dans le monde culturel, plus particulièrement la musique, l’été est le moment où, comme un écureuil, tu fais des réserves afin de passer l’hiver. Mais il n’y en aura pas de festivals cet été. Présentement, la grande crainte est de perdre l’expertise des travailleurs des secteurs culturel, artistique, du divertissement, du loisir et de l’événementiel», a-t-il laissé tomber.