Pour clore sa campagne, Yves-François Blanchet était entouré de ses candidats dans la région, Louise Charbonneau (Trois-Rivières), Nicole Morin (Saint-Maurice-Champlain), Yves Perron (Berthier-Maskinongé) et Louis Plamondon (Bécancour-Nicolet-Saurel).
Pour clore sa campagne, Yves-François Blanchet était entouré de ses candidats dans la région, Louise Charbonneau (Trois-Rivières), Nicole Morin (Saint-Maurice-Champlain), Yves Perron (Berthier-Maskinongé) et Louis Plamondon (Bécancour-Nicolet-Saurel).

Yves-François Blanchet conclut sa campagne dans sa région d’adoption

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — C’est à Trois-Rivières que le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a terminé sa campagne électorale, dimanche soir. Le politicien a rejoint ses candidats dans la région et des militants du parti au restaurant l'Archibald.

Le chef bloquiste était attendu par une cinquantaine de militants et membres de l’équipe de la candidate dans Trois-Rivières, Louise Charbonneau. Après son entrée au restaurant, il est monté sur une petite scène, entouré des candidats. Il a salué la présence de Louis Plamondon, député sortant et candidat du Bloc dans Bécancour-Nicolet-Saurel, doyen du parti et de la Chambre des communes. Il a également remercié Yves Perron, président du parti et candidat dans Berthier-Maskinongé, d’avoir «reconstruit le parti avant tout le monde», en référence à la période difficile qu’a traversée le Bloc depuis les élections de 2015 et qui a failli avoir raison de la formation politique. Il a également salué la présence des deux femmes candidates dans la région, Mme Charbonneau et Nicole Morin, dans Saint-Maurice-Champlain.

M. Blanchet s’est à nouveau vanté d’avoir mené une campagne «positive», contrairement à ses adversaires Justin Trudeau et Andrew Scheer qui ont multiplié les attaques envers le Bloc au cours des derniers jours. «Il n’y a plus personne qui s’émoustille avec les campagnes de peur, les campagnes négatives et les espèces de petits vidéos qu’on met sur les réseaux sociaux pour dénigrer les gens. Les gens ont très bien compris qui est le Bloc québécois, ce qu’on va faire et ce qu’on ne fera pas», a-t-il soutenu.

Le chef bloquiste semble par ailleurs toujours confiant que son image d’allié du gouvernement du Québec, en dénonçant l’ouverture du Parti libéral du Canada à contester la loi québécoise sur la laïcité en Cour suprême et la volonté du Parti conservateur d’imposer le passage d’un nouveau pipeline au Québec, va avoir un impact positif pour son parti. «Les gens sont contents que l’on veuille porter la voix de l’Assemblée nationale à Ottawa», croit-il.

Le choix de la Mauricie

Ce n’est pas un hasard que M. Blanchet choisisse Trois-Rivières et la Mauricie pour terminer sa campagne électorale. Le politicien reconnaît que son attachement personnel à la région dans laquelle il vit depuis plusieurs années y est pour quelque chose. Il a également rappelé que les résultats d’élections en Mauricie, notamment à Trois-Rivières, sont souvent représentatifs des résultats d’une élection provinciale ou fédérale.

«C’est une région dont on dit qu’elle décide parfois de qui va trancher le résultat d’une campagne électorale, a-t-il souligné. J’espère que ce sera le cas demain (lundi)! Trois-Rivières, Shawinigan, la rive sud et Berthier-Maskinongé seront des circonscriptions extrêmement importantes, j’ai très, très hâte de voir comment ça va se passer. On aura fait ce qu’il faut et le reste appartient aux Québécoises et aux Québécois.»

M. Blanchet croit également que la région et sa capitale sont un exemple de ce que le Québec peut accomplir «dans sa fierté de se reconstruire, s’affirmer et s’afficher capable de relever des défis».

Avant d’arriver à Trois-Rivières, le chef bloquiste a fait une halte au Tim Hortons de Louiseville pour rencontrer quelques citoyens à la veille du scrutin. Il est également passé en Montérégie, à Montréal, à Laval et dans Lanaudière avant d’arriver en Mauricie.