Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci réitère qu’aucun consentement n’a été donné au projet Gazoduq.
Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci réitère qu’aucun consentement n’a été donné au projet Gazoduq.

Wemotaci n’appuie toujours pas Gazoduq

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — À l’heure où le projet d’oléoduc Coastal GasLink en Colombie-Britannique soulève de la contestation partout au Canada, le conseil des Atikamekw de Wemotaci a tenu lundi à faire une mise au point concernant sa position à l’égard du projet de l’entreprise Gazoduq. Les élus autochtones affirment «qu’aucun consentement n’a été donné au projet».

«Contrairement aux informations erronées qui circulent présentement dans les médias sociaux et les discussions, aucun consentement n’a été donné au projet Gazoduc par le Conseil des Atikamekw et aucune entente n’a été signée à cet effet», affirme le Conseil des Atikamekw de Wemotaci dans un communiqué diffusé lundi après-midi.

Le projet de l’entreprise Gazoduq prévoit la construction d’une conduite souterraine de gaz naturel de près de 782 km entre le nord-est de l’Ontario et le Saguenay. Selon le tracé actuel du gazoduc, il doit passer près de la communauté atikamekw de Wemotaci. Le conseil de bande mentionne d’ailleurs qu’il participera au processus de consultation des populations touchées par ce projet. En tout, huit communautés autochtones sont concernées par ce gazoduc.

«Ces huit communautés se sont d’ailleurs regroupées sous l’entité Mamo Aki, dans l’unique objectif de rassembler les forces et ainsi mieux protéger les intérêts des Premières nations touchées par le projet», soutient le conseil de Wemotaci.

Une rencontre entre les différents intervenants a d’ailleurs eu lieu le 20 février dernier. «Pour les élus du Conseil des Atikamekw de Wemotaci, il est important d’analyser et d’évaluer les impacts environnementaux, sociaux, territoriaux et économiques de ce projet avant même qu’une décision soit prise. Surtout, les élus veulent impliquer les membres de la population dans cette réflexion, dont les chefs de territoires», ajoute le conseil dans son communiqué.