Une soixantaine d'animateurs en costume d'époque ont participé au 15e Rendez-vous des coureurs des bois de Trois-Rivières.

Voyage dans le quotidien des coureurs des bois

On se serait cru au XVIIIe siècle ce week-end à l'occasion du 15e Rendez-vous des coureurs des bois de Trois-Rivières. Le parc Antoine-Gauthier situé sur les berges du lac Saint-Pierre dans le secteur Pointe-du-Lac s'était transformé en vaste campement de coureurs des bois, d'autochtones, d'artisans et de militaires.
Une foule d'activités étaient proposées aux visiteurs. Ceux-ci pouvaient rencontrer des artisans qui expliquaient à l'aide d'outils de l'époque les techniques de fabrication de seaux en cuire, de fers à cheval, de cordes ou de ceintures fléchées.
Plusieurs démonstrations militaires et de combat étaient également de la programmation.
Les visiteurs pouvaient observer des militaires du royaume de France ainsi que de la couronne britannique pratiquer des manoeuvres et tirer avec leurs mousquets. Un groupe de mousquetaires du Roy a quant à lui montré son adresse légendaire à l'escrime.
«Une soixantaine d'animateurs étaient sur le site. Chacun apporte quelque chose de plus à l'événement. Ils sont tous des passionnés d'histoire et ils aiment partager leur passion», souligne le président du Rendez-vous des coureurs des bois, Marc Ducharme.
Le groupe de cinq courageux coureurs des bois est arrivé samedi à 13 h au parc Antoine-Gauthier.
Bronzés par le soleil et fatigués par le voyage de 150 km d'Oka à Trois-Rivières, les coureurs des bois ont été accueillis par une délégation d'autochtones et de notables du Rendez-vous.
Le voyage s'est bien passé pour la plupart des participants à l'exception d'un seul qui a été victime d'un coup de chaleur, le forçant à manquer une journée de l'expédition.
Gilles Gagnon de Repentigny était la recrue de l'équipage du rabaska. Il n'hésite pas à dire après 90 heures passées dans une embarcation à descendre le fleuve que les coureurs des bois «étaient des hommes».
Les participants à l'expédition des coureurs des bois ont dû adopter les habitudes de vie, le plus possible, du XVIIIe siècle. Lors de leur voyage, ils ont dû manger du pain banique, de la sagamité, un ragoût à base de fèves ou maïs, de légumes ou fruits et à l'occasion un peu de viande et dormi sur le sol.
«Nous avons eu de belles conditions. Ça aurait pu être pire.»
Malgré les difficultés, l'expérience valait la peine.
«Ceux qui veulent essayer ça, ça vaut la peine. C'est un peu difficile, ça prend de l'effort, mais c'est faisable.»
Les organisateurs estiment entre 6000 et 7000 le nombre de visiteurs au Rendez-Vous des coureurs des bois.
«Nous sommes satisfaits. C'est le même nombre de visiteurs qu'en 2013», affirme le président de l'événement.
Parmi les activités qui ont marqué le 15e Rendez-vous des coureurs des bois, il y a sans doute le grand banquet de vendredi soir au centre-ville de Trois-Rivières. Le défilé militaire accompagné de la cornemuse et ponctué des coups de mousquets ont attiré l'attention de plusieurs personnes présentes au centre-ville.
Les organisateurs estiment que cela a certainement permis d'attirer davantage de visiteurs au parc Antoine-Gauthier.