La mairesse de Nicolet Geneviève Dubois
La mairesse de Nicolet Geneviève Dubois

Vitrine sur les petits bonheurs à Nicolet: un concours pour faire ressortir les beaux moments

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Nicolet — La Ville de Nicolet invite les familles à participer à son nouveau concours Vitrine sur les petits bonheurs jusqu’au 1er mai 2020. Le concours consiste à faire ressortir les moments cocasses ou attendrissants provoqués par les enfants dans le cadre de la période de confinement.

«Faites-nous connaître vos mots d’enfants encourageants. Des petits bonheurs seront sélectionnés et exposés dans les vitrines des commerces locaux ouverts pour le mois de mai», lance comme invitation la mairesse Geneviève Dubois.

On peut ainsi envoyer par courriel (communaute@nicolet.ca) une phrase d’enfant ou une courte anecdote en identifiant le prénom et l’âge de l’enfant ainsi que les coordonnées téléphoniques. Les personnes gagnantes seront contactées et une carte de l’exposition Vitrine sur les petits bonheurs sera diffusée sur le site Internet de la Ville de Nicolet pour que les citoyens puissent en profiter.

«Habituellement, on avait toutes sortes d’activités pour divertir notre communauté et maintenant, c’est tombé relativement à plat. Chez nous, les Services à la communauté ont travaillé super fort à développer plein de projets qui finalement n’ont jamais pu voir le jour, entre autres, parce qu’il y avait un risque. Il y a beaucoup de choses qui se sont faites, malheureusement, ça n’a pas abouti comme on le souhaitait», raconte Mme Dubois.

Or, c’est quelqu’un de l’équipe qui a eu l’idée de ce concours. «C’est la troisième fois depuis le confinement qu’on sollicite les enfants. On a fait un petit concours à Pâques et les pompiers ont fait un concours d’arc-en-ciel. Le gagnant ou la gagnante sera pompier ou pompière d’un jour», décrit-elle.

«Ce qu’on souhaite, c’est que les parents ou les enfants nous envoient leurs petites anecdotes ou leurs moments cocasses qui se sont passés pendant le confinement, des mots qui vont nous encourager, qui vont nous faire du bien, qui vont nous faire rire, autant les petits que les grands, et ces mots-là seront affichés dans nos vitrines de commerces ouverts présentement à Nicolet. Les gens, lorsqu’ils vont faire leurs courses, vont pouvoir prendre un moment pour lire ces petites anecdotes. On pense que ça va faire du bien à tout le monde», précise la mairesse.

Il ne s’agit donc pas d’un concours de dessins. «C’est vraiment soit des mots ou une phrase qu’un enfant a dite, qu’on trouve drôle, mais c’est lié au confinement. En ce moment, il se passe toutes sortes de choses», a-t-elle spécifié.

Celle-ci souligne le fait que Nicolet a encore des commerces essentiels qui sont ouverts et partie prenante de ce projet. «On va faire quelque chose de beau et de qualité qui sera affiché dans les commerces. Quand les gens vont aller faire l’épicerie, ou à la pharmacie, ils pourront prendre le temps de lire ça», explique Mme Dubois. «Ça fait voir qu’il n’y a pas juste de la contrainte dans ce confinement-là, il se passe aussi toutes sortes de belles petites affaires dans nos maisons et c’est ça qu’on avait envie de mettre en lumière», renchérit-elle. Appelée à donner son avis sur le tissu économique de sa Ville en cette période de crise, cette dernière a d’abord salué le travail de la MRC de Nicolet-Yamaska. «On a été en lien avec la MRC, qui est notre bras de développement économique, et qui a été super proactive dès le début pour contacter tout le monde», rapporte la préfète.

Et en fréquentant les divers commerces, elle dit avoir constaté que « les entrepreneurs se sont vraiment réinventés et se sont adaptés». «Ça va relativement bien quand même, je suis assez contente de voir comment ça se passe. On était très inquiet au début, mais là, je suis moins inquiète parce que je suis plutôt fascinée par ce qu’ils ont fait», avoue Mme Dubois.

Par contre, elle admet que sa population questionne de plus en plus la nécessité du confinement pour tous alors que «les gens ont l’impression que ça se passe beaucoup dans les CHSLD». «Les gens sont tannés et moi aussi. Mais je ne suis absolument pas équipée pour dire s’il faut faire le déconfinement ou non», affirme la mairesse.

Car si certains avancent l’idée de commencer le déconfinement par les régions les moins touchées (il n’y a que six cas sur l’ensemble du territoire de la MRC), «la Santé publique lève la main et dit que les régions les moins touchées sont les régions les moins immunisées», fait-elle remarquer.

«On entend toutes sortes d’affaires par rapport au déconfinement. Est-ce que ça veut dire que si on déconfine en premier, on va se mettre à avoir un pic de cas? Je n’ai absolument pas les compétences et la connaissance pour dire qu’est-ce qui serait mieux. Je vais suivre les consignes de la Santé publique à partir du moment où ils vont nous en donner et on va s’assurer que tout se passe bien dans le respect de ce qui est demandé», conclut Mme Dubois.