La conseillère municipale Nancy Déziel a pris part à une rencontre avec des représentants du ministère des Transports, au cours de laquelle il a été question de la vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles.
La conseillère municipale Nancy Déziel a pris part à une rencontre avec des représentants du ministère des Transports, au cours de laquelle il a été question de la vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles.

Vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles: le MTQ en mode écoute et solutions

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — La conseillère municipale du district de la Rivière, Nancy Déziel, est ressortie satisfaite et confiante, mardi, d’une rencontre avec des représentants du ministère des Transports, au cours de laquelle il a été question de la vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles.

Militant depuis un bon moment déjà pour la mise en place de mesures visant à enrayer, ou à tout le moins amoindrir, la problématique bien présente sur cette artère faisant le lien entre Shawinigan et le parc national de la Mauricie, Mme Déziel indique que le ministère des Transports (MTQ) est bien au fait de la situation et ouvert à prendre des moyens pour l’améliorer.

«J’ai vraiment aimé le ton de la rencontre. Ça s’est fait en mode collaboration. Ça m’a permis de bien comprendre et je pourrai transmettre aux citoyens que l’on agit dans ce dossier-là. [C’est important car] il y a un enjeu de sécurité», indique l’élue municipale, avant d’ajouter qu’une autre rencontre devrait avoir lieu dans quelques semaines afin de faire le point.

Concrètement, Mme Déziel a profité de l’occasion pour présenter les résultats de l’étude de circulation réalisée par la Ville au début de l’été et les constats qui en ressortent.

Il a notamment été question de la récente demande faite relativement à l’installation de radars pédagogiques aux entrées nord et sud du village de Saint-Jean-des-Piles. Le MTQ s’est d’ailleurs engagé à l’analyser et à émettre des recommandations.

En ce qui concerne une possible diminution de la vitesse maximale à 40 km/h dans le village, le ministère indique qu’une étude de vitesse pourrait être réalisée, lorsque le parc national est ouvert, afin d’évaluer la possibilité d’abaissement et de recommander des moyens afin d’influencer le comportement des automobilistes. Rappelons que la Ville avait essuyé un refus au début de l’été après avoir formulé une demande en ce sens.

Relativement à une autre demande de la Ville refusée par le MTQ, en 2017 celle-là, afin que soit installé un panneau d’arrêt obligatoire à la hauteur de la rue du Quai, Mme Déziel souligne que le ministère est ouvert à effectuer un comptage de la circulation lors de la période de haute fréquentation de la rivière Saint-Maurice par les plaisanciers.

Par ailleurs, elle a également indiqué qu’elle avait l’intention de faire part prochainement aux autres membres du conseil municipal de sa volonté de demander également une diminution de la vitesse maximale permise pour la portion du chemin entre le village et l’entrée du parc national.

Satisfaite de l’ouverture des représentants du MTQ, la conseillère a également eu une explication aux refus obtenus par la Ville.

«Il faut faire des demandes ou des propositions plus ouvertes afin de leur permettre de ne pas juste nous répondre non. Si nous proposons déjà une solution et que ça ne rentre pas dans leur grille d’analyse, ils nous répondent non. Ils nous demandent donc d’acheminer des constats de problématiques. On peut exposer des solutions, mais on doit leur laisser l’occasion d’en proposer d’autres», explique-t-elle.