La vitesse excessive est une problématique récurrente sur le chemin Saint-Jean-des-Piles.
La vitesse excessive est une problématique récurrente sur le chemin Saint-Jean-des-Piles.

Vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles: la Ville dépose une nouvelle demande pour un radar pédagogique

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — La Ville de Shawinigan ne lâche pas le morceau dans le dossier de la vitesse excessive sur le chemin Saint-Jean-des-Piles, qui traverse le secteur du même nom et qui se rend jusqu’à l’entrée du parc national de la Mauricie.

Après avoir essuyé un refus du ministère des Transports du Québec (MTQ) relativement à sa demande visant à abaisser la limite de vitesse à 40 km/h à cet endroit, la Ville a décidé d’en formuler une nouvelle afin que soit installé un radar pédagogique à l’entrée du village.

Présentement, la limite de vitesse sur cette route très achalandée, empruntée par de nombreux cyclistes et automobilistes, est de 50 km/h.

Selon la conseillère municipale du district de la Rivière, Nancy Déziel, la limite actuelle est rarement respectée. Elle va même jusqu’à dire que la plupart des automobilistes y circuleraient à plus de 70 km/h.

«En raison de la configuration de la route et de la pente à l’entrée du village, les automobilistes se laissent aller et accélèrent souvent sans le vouloir. La route se rétrécit par la suite», explique Mme Déziel afin de justifier ses récriminations.

La demande adressée au MTQ a d’ailleurs fait l’objet d’une résolution adoptée à l’unanimité par le conseil municipal lors de la séance publique de mardi soir. La Ville a décidé d’aller de l’avant après que la conseillère ait eu une discussion avec la députée de Laviolette – Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif. Cette dernière avait alors indiqué qu’elle allait porter le dossier auprès des instances décisionnelles du MTQ.

«Le ministère nous a alors dit de déposer une seconde demande. J’espère qu’ils y porteront un regard positif», poursuit l’élue municipale, soulignant du même coup l’attitude proactive de la députée dans le dossier.

Rappelons qu’en 2017, une demande a été faite auprès du MTQ pour que soit installé un panneau d’arrêt obligatoire à la hauteur de la rue du Quai. La demande avait été rejetée. Le printemps dernier, la conseillère Déziel avait fait des représentations auprès des fonctionnaires municipaux afin que des radars pédagogiques soient installés. À sa grande surprise, elle s’est fait répondre que le projet de radars pédagogiques est financé par le MTQ, mais que le contrat comprend une clause qui stipule qu’il n’est pas possible d’en installer sur les routes sous la juridiction du MTQ, comme le chemin Saint-Jean-des-Piles.

Pour les résidents et les commerçants du secteur, la vitesse excessive est une problématique qui dure depuis trop longtemps. La volonté de la Ville de trouver des solutions est donc bien accueillie.

Propriétaire du Gîte aux traditions, Mignela Teodosieva considère que la demande faite au MTQ est un pas dans la bonne direction. Elle croit par contre que l’abaissement de la limite à 40 km/h serait la meilleure solution pour amoindrir les risques d’accidents et d’incidents fâcheux. Une opinion que partage Nancy Déziel.

«Si un camion ne respecte pas la limite et que quelqu’un traverse le chemin, il ne pourra jamais arrêter. C’est certain qu’il va le tuer», mentionne-t-elle, avant de préciser que le problème était encore plus grand pendant les travaux de réfection de la route Promenade du parc national de la Mauricie. Selon elle, les nombreux camions qui traversaient le village tout au long de cet important chantier ne respectaient que très rarement la limite de 50 km/h.