Julien Vassallo a fondé le groupe Facebook «Trifluviens pour la sécurité routière et une vision d’avenir».

Vision zéro: une voix pour les citoyens en faveur

Trois-Rivières — Les citoyens de Trois-Rivières en faveur de la philosophie Vision zéro répliquent aux opposants et fondent leur propre groupe Facebook afin de pouvoir eux aussi faire entendre leur voix. Le groupe «Trifluviens pour la sécurité routière et une vision d’avenir» a été créé par un citoyen, Julien Vassallo, et comptait 72 heures après sa fondation quelque 150 membres.

L’instigateur de la page explique que c’est le changement de nom désigné par les opposants, qui ont rebaptisé leur mouvement «Trifluviens contre Vision zéro» la semaine dernière, qui l’aura incité à agir de la sorte. «Le virage, le changement de nom a été pour moi un déclencheur. C’est une attaque directe contre Vision zéro, et non contre la mesure du 40 km/h ou contre le travail des conseillers municipaux. Pourtant, Vision zéro est soutenu par des faits scientifiques, ça se retrouve à l’intérieur de la politique du ministère des Transports du Québec, même de la politique fédérale en matière de transport», explique M. Vassallo.

Ce dernier suivait activement les échanges sur le groupe «Trifluviens contre vision zéro», et a souhaité donner une voix à une autre partie de la population, qu’on n’entend pas dans le débat actuel mais qui appuie la philosophie adoptée par le conseil municipal. «Il y a une bonne partie de la population qui est en faveur, ça c’est certain. En démocratie, il peut y avoir des arguments contre, des arguments pour et c’est totalement sain. Mais en bout de ligne, est-ce que tout ça est soutenu d’un point de vue scientifique? C’est ce que j’essaie de faire à travers ce groupe, d’amener des faits, des données, de sortir le débat de l’émotion pour le ramener vers le factuel», ajoute-t-il.

M. Vassallo salue le travail réalisé par les administrateurs du groupe «Trifluviens contre Vision zéro», où il a pu constater que la participation citoyenne était active et où les discussions étaient bien menées. «Mais il manque des données. Le problème est que pour contrer cette vision, les arguments sont peu soutenables. J’ai vu qu’on a ressorti la carte des rues locales et collectrices pour montrer quelles rues pourraient passer au 40 km/h, alors qu’il n’y a absolument aucune décision de prise en ce sens au conseil municipal», explique celui qui espère pouvoir amener de l’eau au moulin dans l’argumentaire du débat avec ce nouveau groupe.

«Nous ne sommes pas contre la voiture, ça n’a rien à voir. L’idée est de remettre en perspective les priorités, c’est de se questionner sur la circulation versus les personnes vulnérables. Et Vision zéro ne touche pas uniquement la sécurité routière, mais aussi l’écologie et l’idée d’une vie de quartier plus intéressante», mentionne celui qui est enseignant au Cégep de Trois-Rivières.