Claude Ferron

Vision zéro: un colloque en Colombie-Britannique

TROIS-RIVIÈRES — Deux conseillers municipaux et un ingénieur de la Ville de Trois-Rivières participent dès aujourd’hui et jusqu’à samedi à un colloque portant sur «Vision zéro» à Surrey, à environ une heure de Vancouver en Colombie-Britannique. Claude Ferron et Mariannick Mercure, les deux instigateurs de l’adoption de cette philosophie de sécurité routière par le conseil municipal de Trois-Rivières, comptent sur cette expérience pour ramener un bagage de connaissances utiles à l’implantation de cette vision, qui continue de faire jaser depuis maintenant quatre mois.

C’est en faisant des recherches concernant Vision zéro que Mariannick Mercure est entrée en contact avec un chercheur canadien, médecin en santé publique, qui leur a proposé de se joindre au colloque afin de venir entendre parler de l’implantation de cette vision dans différentes villes du Canada et des États-Unis.

«Nous allons pouvoir voir ce qui se fait ailleurs, mais également rencontrer les responsables de l’implantation de «Vision zéro» à Vancouver. Nous allons aussi chercher à trouver des comparables avec des villes plus petites et dans un climat comparable au nôtre. Le but est vraiment de faire de la recherche, du réseautage et de regarder ce qui a bien été et ce qui a moins bien été pour tenter de tirer le plus de profit de l’expérience des autres», croit Claude Ferron, qui croit que l’expérience demeure inestimable pour la Ville.

Mariannick Mercure

Mariannick Mercure, qui se trouvait déjà à Vancouver en lien avec ses fonctions à la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, estime pouvoir faire d’une pierre deux coups et espère ramener avec elle le plus de réponses possible. «En voyant ce que d’autres personnes ont vécu, en positif ou en négatif, on sauve énormément de temps et d’argent pour d’éventuelles implantations de mesures. On s’est souvent fait dire que les citoyens n’avaient pas de réponses à leurs questions. Évidemment, on doit attendre les conclusions des études qui seront menées, mais déjà en voyant ce qui se fait ailleurs, nous serons certainement en mesure d’obtenir des pistes de réponses, des ordres de grandeur par rapport aux coûts par exemple», note la conseillère municipale.

Facture

L’annonce de ce voyage a évidemment fortement fait réagir les opposants à l’implantation de «Vision zéro», notamment en lien avec les coûts engendrés par ce voyage. Les deux conseillers municipaux ont cependant tenu à se faire rassurants à ce sujet. «C’est puisé à même nos budgets de recherche. Chaque conseiller dispose d’un budget de recherche et de différents frais pour environ 16 000 $ par année. Dans mon cas, ce voyage se soldera par une facture d’un peu moins de 1200 $, incluant le vol. J’ai même magasiné des AirBNB pour économiser sur le prix d’un hôtel», explique Claude Ferron, qui entend par ailleurs racheter son empreinte carbone pour ce voyage en avion.

Étant donné qu’elle était déjà à Vancouver en lien avec ses fonctions à la RGMRM, Mariannick Mercure assure pour sa part qu’elle puisera probablement moins de 800$ dans son budget de recherche à cet événement. La Ville assume pour sa part les frais de déplacement de l’ingénieur qui accompagnera les élus.

Toutefois, les contacts établis lors de ce colloque ne devraient pas servir à meubler les consultations publiques prévues les 16 et 23 février au sujet de «Vision zéro», étant donné que la liste des invités et des spécialistes à ces consultations affiche déjà complet.

Rappelons que les citoyens désirant s’exprimer à l’occasion de ces consultations doivent s’inscrire via le site Internet de la Ville de Trois-Rivières ou en téléphonant au 311, et ce, trois jours avant les événements. Un budget de 50 000 $ a été réservé pour la tenue de ces deux consultations ainsi que la promotion entourant ces événements.