Violences à caractère sexuel: une marche prévue ce samedi à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Dans la foulée des témoignages et des dénonciations de violences à caractère sexuel publiés sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, une marche est organisée ce samedi à Trois-Rivières.

Cette marche est l’initiative de trois étudiantes de niveau universitaire, soit Elizabeth Leblanc-Michaud, Samya Amrani et Juliette Roberge. Elles souhaitent ainsi dénoncer toutes formes de violences à caractère sexuel, mais surtout, en soutien envers toutes les victimes.

«Autant les victimes qui ont parlé, qui parleront ou qui ne parleront jamais. Cette marche est vraiment en soutien à toutes les victimes de violences à caractère sexuel», explique Elizabeth Leblanc-Michaud.

La vague de dénonciation a aussi atteint la région. Depuis la semaine dernière, la page Instagram Victims Voices TR a publié des dizaines de témoignages de femmes affirmant avoir subi des agressions sexuelles ou de la violence à caractère sexuel. Certaines vont même jusqu’à dénoncer leur agresseur.

Prévu à midi, le départ de la marche se fera devant les cubes de l’UQTR. Les participants se rendront ensuite vers le centre-ville de Trois-Rivières. Le point de rassemblement des manifestants pour cette marche a un caractère très symbolique pour les organisatrices. Elizabeth Leblanc-Michaud avait dénoncé publiquement une page Facebook utilisée par des étudiants de l’UQTR en raison de publications qu’elle estimait sexistes et dégradantes envers les femmes.

«J’envoie un message à l’UQTR qu’il y a vraiment un problème institutionnel. On aurait aussi pu faire ça devant le palais de justice pour envoyer un message clair comme quoi présentement s’il y a autant de femmes qui décident de dénoncer sur les réseaux sociaux c’est que le système de justice n’est pas fait pour leur permettre d’avoir justice», affirme Elizabeth Leblanc-Michaud.

«Il y a quand même un message assez clair qui est envoyé à l’UQTR. J’espère qu’ils vont se sentir concernés.»

Bien que le déroulement de la manifestation reste encore à se préciser, nous savons déjà que certaines des organisatrices doivent prendre la parole. Il est possible que des groupes œuvrant auprès des victimes, comme les CALAS, s’adressent aussi à la foule. Une chose est certaine, les organisatrices ne souhaitent pas donner la parole à des politiciens.

«On n’a pas l’intention de donner la parole à des personnes en figure d’autorité», précise une des organisatrices.

«C’est une initiative personnelle et on veut que ça soit fait pour les victimes.»

Les mesures sanitaires doivent être respectées par les participants. Ceux-ci doivent respecter le deux mètres de distance et porter un masque.