Karine Gendron, directrice générale de la Maison Le Far.

Violence conjugale: Le Far a besoin d’un nouveau toit

Trois-Rivières — La Maison Le Far, ressource d’aide et d’hébergement pour femmes et enfants à Trois-Rivières, planche actuellement sur un projet de nouvelle construction qui lui permettrait d’augmenter sa capacité d’accueil. Le projet, encore à l’étape du montage financier, a d’ailleurs reçu un important appui de la Ville de Trois-Rivières mardi soir, soit un engagement financier de 198 274$.

Il faut dire que la ressource qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale avait été lourdement touchée par la crue des eaux du printemps 2017, alors que le sous-sol de la ressource avait été inondé. Des expertises réalisées par la suite sur le bâtiment ont entraîné la relocalisation de la ressource dans des locaux temporaires, des locaux ayant une capacité d’accueil de 12 places.

«Ce sont des places que nous avons à la subvention, mais il faut savoir que bien souvent, notre taux d’occupation dépasse les 100%. Le conseil d’administration s’est donc penché sur la question, à savoir si on allait rénover le bâtiment temporaire ou encore aller vers une construction neuve. À l’heure actuelle, le scénario penche vers la construction neuve», résume Karine Gendron, directrice générale de la Maison Le Far.

Précisons que pour des raisons de sécurité et de protection des femmes et des enfants vulnérables, ni l’emplacement du bâtiment temporaire actuel, ni celui visé pour la construction neuve ne seront dévoilés. Par contre, Mme Gendron confirme qu’en même temps que l’organisme vise la construction d’un bâtiment neuf, il adresse des demandes au ministère de la Santé et des Services sociaux afin de revoir à la hausse le nombre de places subventionnées, pour pouvoir répondre à davantage de besoins.

«Le nouveau projet, si tout fonctionne, permettrait d’ajouter trois nouvelles places en hébergement d’urgence. On viserait aussi l’aménagement de logements de transition, pour six unités supplémentaires. Ce sont des logements dans lesquels les femmes pourraient résider dans une visée de seconde étape, en vue d’un déménagement vers un logement bien à elles», précise Karine Gendron. La capacité d’accueil du Far passerait donc de 12 unités à 21 unités.

Pour le moment, le projet a obtenu un engagement de la Société d’habitation du Québec, mais l’organisme poursuit ses démarche afin d’obtenir l’aide financière nécessaire pour réaliser ce projet. Ces démarches comprennent également l’appui du milieu.

Mardi soir, le conseil municipal a voté à l’unanimité un important engagement financier de 198 274$ en faveur de ce projet. «C’est un partenaire très important pour nous et ça nous donne certainement un bon élan pour la suite des choses», commente Karine Gendron, qui ajoute que Le Far s’emploie actuellement à rencontrer divers partenaires financiers éventuels qui pourraient accepter d’embarquer dans le projet. Le public peut également faire des dons en ligne via le site Internet de la Maison Le Far, à www.maisonlefar.ca.

Karine Gendron rappelle que dans la région, huit ressources sont disponibles pour les femmes victimes de violence conjugale. Outre la Maison Le Far, il est possible d’obtenir du soutien auprès de la Maison la Nacelle de Nicolet, de La Rose des Vents de Drummondville, La Séjournelle à Shawinigan, le Toit de l’amitié de La Tuque, la Maison de Connivence de Trois-Rivières, La Maison la Volte-Face de Victoriaville de même que le Centre Asperimowin, dédié à une clientèle autochtone à La Tuque.

En tout temps, les femmes peuvent obtenir de l’aide et du soutien en téléphonant à SOS Violence Conjugale au 1-800-363-9010.