Les aéroglisseurs de la Garde côtière devraient faire leur apparition dans les prochains jours dans les cours d’eau de la région.

Vingt-quatre heures critiques

Trois-Rivières — Alors que plusieurs rivières un peu partout au Québec débordent ou sont sous haute surveillance, la Mauricie et la rive sud du fleuve Saint-Laurent ont évité le pire jusqu’à présent. Mais les 24 prochaines heures pourraient décider du sort de la région face à ce redoux hivernal.

Tout au cours de la journée de mercredi, la Sécurité civile a surveillé la situation dans la région de Victoriaville, où deux embâcles se sont formés sur la rivière Nicolet, ainsi qu’à Drummondville. La municipalité centricoise a en effet procédé à l’évacuation préventive de citoyens résidant en bordure de la rivière Saint-François.

Or, ces débâcles ne devraient pas avoir de répercussions sur la situation plus au nord à Nicolet et Pierreville, par exemple. Toutefois, la Sécurité civile garde un œil sur le couvert de glace présent sur la rivière Nicolet à la hauteur de l’autoroute 20. Les petits cours d’eau sont actuellement gonflés à bloc et alimentent les plus gros.

«Ce qui se passe en Estrie et en Montérégie, c’est un signe pour nous que ça s’en vient vers le fleuve. D’ici demain (jeudi), avec le front froid qui s’en vient de l’Ontario, il ne devrait plus y avoir de pluie. On pense qu’à midi, le niveau des cours d’eau sera à la baisse», estime Sébastien Doire de la Sécurité civile.

Les trois aéroglisseurs de la Garde côtière canadienne ont poursuivi leur travail dans les derniers jours, entre Sorel-Tracy et Montréal, puis Châteauguay mercredi où la rivière du même nom menace sérieusement. Ils n’ont toutefois pas été en mesure de s’attarder aux rivières Nicolet, Bécancour et Gentilly. Un travail qui devrait s’effectuer dans les prochains jours.

«D’ici la fin de semaine, nous allons finaliser le travail autour du lac Saint-Pierre, ajoute M. Doire. Nous allons tenter d’aller le plus loin possible dans les battures autour de la centrale nucléaire à Gentilly.»

D’ailleurs, malgré plusieurs avertissements, une cabane de pêche qui n’avait pas été retirée du fleuve a coulé dans ce secteur de Bécancour.