L'athlète de 18 ans est toujours à la recherche de commanditaires pour soutenir son défi qui vise à sensibiliser la population à la dysphasie et montrer qu'on peut, comme lui, réussir dans la vie malgré ce trouble primaire du langage.

Vincent Godin lance un cri du coeur

Vincent Godin avait prévu nager les 98 kilomètres séparant la Floride des Bahamas à la fin de l'automne, mais il se voit contraint de repousser son défi de sensibilisation de la population à la dysphasie au début du printemps 2015. C'est que l'athlète, qui se dit plus que prêt physiquement, manque toujours d'appui financier, lui qui aurait encore besoin de 4000 $ à 5000 $ pour la location d'un bateau aux États-Unis.
«J'ai fait pas mal toutes les entreprises à Trois-Rivières et ça n'a toujours pas abouti.» Le jeune homme dit aussi avoir tout fait pour contacter des Québécois en Floride qui seraient prêts à lui prêter un bateau pour les trois jours du défi, en vain. Il a aussi contacté plusieurs marinas, sans réponse.
Il y a bientôt un an que l'athlète de 18 ans a entrepris les démarches pour réaliser ce défi, mais il ne pensait pas que ce serait aussi difficile de rallier des gens à sa cause. «Je suis un peu découragé. Je lance un cri du coeur, j'ai besoin de l'aide d'un bon Samaritain pour de l'argent ou encore d'une personnalité publique qui pourrait m'aider.»
Lui qui avait pu s'entretenir pendant une trentaine de minutes avec la première ministre Pauline Marois au printemps trouvait que l'appui était particulièrement difficile à obtenir de la part des élus de Trois-Rivières et de la Mauricie.
Il note la présence de trois commanditaires déjà à ses côtés, mais ce n'est pas suffisant pour le moment. Il attribue cette difficulté à trouver des commanditaires au fait que les entreprises sont moins enclins à financer un particulier et aussi parce que le défi se déroulera à l'étranger.
«Je suis prêt physiquement, je m'entraîne tous les jours. C'est tellement facile de nager, mais ce qui est difficile c'est tout ce qui est derrière, les appuis, l'équipe. Si j'avais le financement demain, je pourrais réaliser mon défi dans le mois qui suit.»
Vincent Godin est convaincu qu'il peut faire une différence dans la cause qu'il porte. «Je suis moi-même atteint de dysphasie et je veux apporter des solutions pour les jeunes, dès le début du secondaire. Avec juste un peu d'aide, ces jeunes-là peuvent avoir une meilleure qualité de vie. C'est ce message-là que je veux faire passer, mais je dois avoir les appuis nécessaires avant.»
Après avoir réalisé un premier défi dans les eaux du fleuve Saint-Laurent en 2013, il réitère son désir de démystifier la dysphasie, cette fois-ci aux États-Unis.
«La dysphasie est classée comme une maladie mentale aux États-Unis. Je veux faire un défi plus grand que nature. J'ai besoin qu'on comprenne ces jeunes-là», dit celui qui a lui-même appris à composer avec ce trouble primaire du langage.