La rencontre a eu lieu à Parent, mardi soir.

Village de Parent: «C’est un projet assez important»

LA TUQUE — Des représentants d’Hydro-Québec se sont déplacés à Parent, en Haute-Mauricie, pour faire le point dans le dossier entourant les travaux réalisés, en cours et à venir sur la ligne qui alimente le village en électricité. Ils ont rencontré des élus et les citoyens dans le cadre de portes ouvertes.

«Les travaux vont s’étendre sur 58 kilomètres et c’est difficile d’accès. Ce sont des travaux qui vont se faire ponctuellement sur des structures», explique Alan Brissette, chef–Installations de transport de lignes. «On va remplacer le bois qui est là actuellement par de l’acier qui a une durée de vie qui est très longue», ajoute-t-il.

Ces travaux seront effectués dans le but d’améliorer la qualité du service dans le secteur.

On soutient également que le choix de prendre de l’acier va permettre d’éviter, entre autres, une problématique de pic-bois qui avait été soulevée par la municipalité.

Il s’agit d’un projet d’envergure qui amène son lot de défis pour Hydro-Québec. On planche d’ailleurs depuis plusieurs mois à étudier le terrain. «On avait plusieurs relevés de terrain à faire. Il a fallu attendre la période estivale 2019 pour pouvoir faire tous les relevés environnementaux. […] Les relevés aussi au niveau des types de sols, les escarpements, etc. C’est ce à quoi s’est affairé Hydro-Québec depuis le début de l’été et qui va se terminer vers la fin de l’automne ou le début de l’hiver 2019. D’ici là, on devrait avoir répertorié tout ce qui est sensible à l’environnement et tous les défis d’ingénierie», note M. Brissette.

Hydro-Québec, dans l’optique de faire une intervention d’envergure, veut s’assurer d’optimiser ses travaux sur cette ligne qui date de 1984. «On va pouvoir se positionner sur la meilleure solution technique, financière, environnementale et aussi au niveau de l’acceptabilité sociale. C’est un projet assez important», souligne Alan Brissette, chef–Installations de transport de lignes.

Les travaux devraient débuter en 2020 et se terminer en 2021 selon les prévisions, mais avant tout, ils devront être approuvés par le conseil d’administration d’Hydro-Québec et obtenir les autorisations gouvernementales requises.

L’accessibilité demeure un enjeu très présent dans ce projet, Hydro-Québec doit conjuguer, notamment, avec des cours d’eau et plusieurs milieux humides.

La société d’État doit également prendre en compte la capacité d’hébergement du secteur pour ses travailleurs. «C’est difficile à quantifier le nombre de travailleurs pour le moment, mais c’est certain que c’est beaucoup», assure Alan Brissette.

«Dans le projet, il n’est pas prévu d’avoir de campement. On a fait un inventaire de l’hébergement et on souhaite héberger les travailleurs à proximité du site des travaux. Ça fait partie d’une des contraintes du projet», ajoute la conseillère relations avec le milieu Mauricie et Centre-du-Québec chez Hydro-Québec, Élisabeth Gladu.

Les travaux nécessiteront que le courant soit enlevé de la ligne par moments, mais Hydro-Québec s’est engagée à réduire au maximum les impacts pour les clients.

«Dans le cadre du projet, l’engagement qui a été pris, c’est de maintenir l’alimentation électrique. C’est un des éléments techniques à considérer dans le projet. Maintenir l’alimentation électrique a un coût aussi, c’est un défi. […] Ça ne veut pas dire que d’ici là, il n’y aura pas d’interruption, on n’est pas à l’abri d’un bris ou de travaux urgents», note Élisabeth Gladu.

«Il va peut-être y avoir des moments d’interruption pour brancher et débrancher, mais au moment où on se parle, il n’est pas prévu d’avoir d’impacts majeurs», ajoute M. Brissette.

Hydro-Québec n’a pas voulu s’avancer quant à la facture du projet.

Rappelons que depuis 2013, aux alentours de 7 millions de dollars ont été nécessaires pour effectuer des travaux de maintenance sur la ligne La Vérendrye–Parent.

Rencontre avec les citoyens

C’était l’occasion pour les citoyens de se faire entendre. Une douzaine de personnes se sont présentées. Leurs préoccupations étaient surtout concernant la période des travaux, le maintien de l’alimentation durant les travaux et les matériaux utilisés pour le remplacement des supports.