La Villa Champêtre du secteur Pointe-du-Lac fermera ce vendredi.

Villa Champêtre: «Il y avait une solution»

TROIS-RIVIÈRES — À quelques jours de la fermeture définitive de la Villa Champêtre du secteur Pointe-du-Lac, une autre voix s’élève afin de déplorer cette fermeture. Selon les propriétaires d’une autre résidence de Trois-Rivières, qui étaient en pourparlers pour acheter la résidence du secteur Pointe-du-Lac, une solution se trouvait bel et bien sur la table pour poursuivre les activités.

Le couple, qui n’a pas souhaité être nommé dans les médias, est propriétaire depuis plusieurs années d’une autre petite résidence à Trois-Rivières et souhaitait faire l’acquisition de la Villa Champêtre. «Nous étions à pas grand-chose d’obtenir la confirmation du financement. Il aurait fallu attendre un peu plus longtemps», constate la dame, qui indique avoir appris par le biais des médias la fermeture de la résidence et, par le fait même, l’avortement de la transaction.

Les pourparlers avec les actuelles propriétaires auraient débuté au mois de juillet, indique ce couple, qui œuvre dans le domaine depuis plusieurs années. Certains délais ont été enregistrés en raison de l’attente de la fourniture de documents tant par les comptables que par les propriétaires, mais le contact a toujours été maintenu pendant plusieurs semaines, assure-t-elle.

Au début du mois de novembre, les documents manquants auraient finalement été fournis et les démarches pour obtenir le financement auprès de leur institution bancaire sont devenues plus sérieuses. Mais le couple dit avoir commencé à sentir qu’une transaction rapide était souhaitée de la part de l’autre partie.

«J’ai reçu plusieurs textos pour avoir des nouvelles. Je sentais qu’on nous mettait de la pression, comme s’il fallait vendre le plus vite possible», indique celle qui dit avoir fini par ignorer les textos, alors qu’elle attendait une réponse de son institution financière pour le financement.

Quelques jours plus tard, l’annonce de la fermeture a été relayée par les médias. «J’ai appris ça à la télévision. Je les ai contactées pour leur dire que mon offre tenait toujours. J’étais prête à mettre un dépôt en garantie dans une fiducie. Mais on nous a plutôt demandé un dépôt sur-le-champ sans garantie, nous disant que si on ne passait pas au financement, on allait le perdre. Il n’en était pas question», affirme la dame, qui estime que sa proposition initiale aurait pu éviter la fermeture et le déménagement de tous les résidents.

«Je trouve dommage qu’on dise aux familles et au public qu’il n’y avait pas de solution, parce qu’il y avait une solution et qu’on aurait vraiment voulu que ça aboutisse. La résidence nous intéressait beaucoup. Je peux comprendre, dans une situation comme celle-là, que les propriétaires étaient pressées de vendre, mais je crois que ça aurait été la question d’un mois de plus pour que ça aboutisse complètement», mentionne la dame.

Rappelons que les propriétaires, de leur côté, avaient fait savoir que trois acheteurs s’étaient montrés intéressés à acquérir cette résidence, mais qu’aucun n’avait été en mesure de fournir des garanties suffisantes pour prolonger les opérations dans l’espoir d’une transaction.