La plateforme en ligne de la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec (FCMQ) est maintenant la seule et unique façon de se procurer le droit d’accès aux sentiers, au plus grand plaisir des uns, mais non sans déplaire à d’autres. De longs délais de livraison ont occasionné de la grogne chez certains utilisateurs.
La plateforme en ligne de la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec (FCMQ) est maintenant la seule et unique façon de se procurer le droit d’accès aux sentiers, au plus grand plaisir des uns, mais non sans déplaire à d’autres. De longs délais de livraison ont occasionné de la grogne chez certains utilisateurs.

Vignettes de droit d’accès des motoneigistes: «on tente de gérer la situation du mieux qu’on peut»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
LA TUQUE — Depuis le début de la présente saison de motoneige, la plateforme en ligne de la Fédération des Clubs de Motoneigistes du Québec (FCMQ) est la seule et unique façon de se procurer le droit d’accès aux sentiers, au plus grand plaisir des uns, mais non sans déplaire à d’autres. De longs délais de livraison ont occasionné de la grogne chez certains utilisateurs. La FCMQ assure cependant qu’elle fait son possible et que des améliorations seront apportées pour la prochaine saison.

«C’est nouveau, c’est une adaptation, on le comprend […] On n’est pas parfait et on tente de gérer la situation du mieux qu’on peut», indique la porte-parole de la FCMQ, Marilou Perreault.

La FCMQ avoue que le système a été engorgé à un certain moment dans la saison et que la situation a engendré des retards. Plusieurs plaintes ont d’ailleurs été enregistrées à ce sujet.

«Il y a beaucoup de gens qui ont fait des erreurs dans leur adresse postale et pourtant, ils devaient l’entrer eux-mêmes dans la plateforme. Cela a occasionné beaucoup de manipulations à l’interne. On a fait beaucoup de correction […] C’est la première année que c’est 100% en ligne. On a mis tous les efforts possibles pour s’assurer de faire face à de grands achalandages», insiste M. Perreault.

«Actuellement, on fait les retours d’appels et de courriels. On fait les vérifications avec l’imprimeur. Il y a encore des cas isolés. De notre côté, on a pris en note des choses à améliorer pour la plateforme», ajoute-t-elle.

La FCMQ a demandé aux différents intervenants et aux autorités d’être indulgents concernant le délai hors de son contrôle pour la réception des vignettes de droit d’accès des motoneigistes. Ces derniers peuvent utiliser la preuve d’achat du droit d’accès ainsi que le temporaire 14 jours afin de valider le droit d’accès en attendant la vignette officielle.

La FCMQ est d’ailleurs déjà en mode solutions afin de corriger le tir pour l’an prochain.

«On met tous les efforts possibles pour rétablir la situation […] On ne se met pas la tête dans le sable. On veut s’améliorer», insiste Mme Perreault.

Des clubs de motoneiges de la région, que Le Nouvelliste a contactés, ont reçu des commentaires, mais très peu. D’ailleurs, ce qui ressort de cette nouvelle façon de faire, c’est la diminution de la lourdeur administrative pour les bénévoles.

«Pour nous, ça s’est très bien passé. C’est merveilleux, on n’a plus à manipuler l’argent et les papiers. C’est un gros soulagement. J’espère que les gens vont comprendre l’an prochain et qu’ils n’attendront pas à la dernière minute», souligne Claude Gagnon, président du Club motoneige La Tuque.

«Les seules critiques qu’on a eues c’est au niveau des délais de livraison. On a eu quelques téléphones. […] C’est certain que ç’a été un peu plus compliqué pour des gens moins à l’aise avec Internet, mais on leur a offert de l’aide au bureau», ajoute M. Gagnon en mentionnant au passage que la présente saison est excellente pour son club.

On partage d’ailleurs son point de vue au Club de Motos-Neige de la Mauricie qui a aussi vu son nombre de membres augmenter.

«On parle d’environ 300 membres de plus. C’est une bonne augmentation […] Maintenant, c’est beaucoup moins lourd pour les bénévoles, on n’a plus besoin de faire le tour des commerces et ramasser à une, deux ou trois reprises (les droits d’accès)», explique le responsable des communications Michel Lebrun.

Évidemment, on ne s’attendait pas à ce que tout soit parfait. Le Club a reçu quelques plaintes, une dizaine environ.

«On a eu quelques plaintes avant les Fêtes pour des retards. […] Après, ça s’est estompé», souligne-t-il.