Victimes des pères Oblats recherchées en Mauricie

Trois-Rivières — Le cabinet d’avocats Arsenault, Dufresne, Wee est présentement à la recherche de victimes potentielles des Oblats de Marie-Immaculée dans la région de la Mauricie. Alors qu’une conférence de règlement à l’amiable se tiendra dans le cadre du recours collectif intenté contre cette congrégation religieuse pour des agressions sexuelles subies par plusieurs de leurs anciens élèves, le cabinet d’avocats se dit convaincu que plusieurs victimes pourraient se trouver en Mauricie et ne se sont toujours pas manifestées.

On se souviendra qu’en mars 2018, une demande de recours collectif a été déposée au nom des anciens élèves ayant été victimes d’agressions sexuelles de la part de certains pères Oblats entre les années 70 et les années 90. Selon le cabinet d’avocats, pas moins de 17 pères Oblats sont visés par des allégations d’agressions sexuelles sur des personnes qui étaient mineures à cette époque.

Le recours collectif, qui réunit actuellement une centaine de victimes, compte majoritairement des personnes issues des communautés autochtones. «Nous avons eu une excellente couverture médiatique lors de l’annonce d’une possibilité de règlement à l’amiable, mais plusieurs personnes sont restées avec l’impression que le recours s’adressait uniquement aux membres des communautés autochtones. Or, ce n’est pas le cas et nous sommes convaincus que plusieurs victimes ne se manifestent pas encore, pour diverses raisons», explique Sébastien Richard, attaché de presse pour le cabinet d’avocats qui intente le recours collectif.

M. Richard rappelle que la communauté religieuse a oeuvré dans différentes municipalités de la région, dont Saint-Ubalde, Champlain, Saint-Tite, Saint-Roch-de-Mékinac, Yamachiche et Trois-Rivières. «Aucune victime de la Mauricie ne s’est encore manifestée, mais on demeure persuadés qu’il y a des victimes dans la région et on espère pouvoir les joindre. Il y a présentement une volonté de régler le dossier de la part de la communauté religieuse, mais ça ne s’étirera pas sur des années. Nous avons une opportunité présentement d’obtenir réparation pour ces victimes», ajoute M. Richard.

Ce dernier ajoute que si plusieurs personnes de la région devaient se manifester, le cabinet n’hésitera pas à se déplacer en Mauricie pour y tenir une assemblée d’information.

Toute personne croyant pouvoir faire partie de ce recours collectif peut contacter l’avocat Me Alain Arsenault au 514 527-8903 ou écrire à arsenault.lemieux@qc.aira.com.