L’hôtel Central de parent a été le site d’une violente agression qui a envoyé deux femmes à l’hôpital, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Victime d’une violente agression à Parent: «elle est encore très souffrante»

PARENT — Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central de Parent, en aura encore pour plusieurs semaines à se remettre de la violente attaque dont elle a été victime, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Selon son conjoint, Jean Dupont, qui s’occupe avec elle de l’hôtel, Mme Lachapelle, qui a été conseillère municipale de Parent de 2009 à 2017, a dû subir une importante opération vendredi soir, à Trois-Rivières. Elle devait obtenir son congé de l’hôpital dimanche, mais sera suivie pendant encore une semaine en raison de la sévérité des blessures. Toujours d’après son conjoint, elle a subi une fracture du crâne, a eu la mâchoire déplacée et l’os situé sous son œil a été égrené.

«Elle est encore très souffrante, je n’ai pas pu lui parler, explique M. Dupont. Elle devait avoir son congé de l’hôpital cet après-midi (dimanche), mais elle va passer la semaine dans ma famille, à Québec. Son œil est encore très enflé, il ne s’ouvre pas. Elle en a pour deux mois à peu près (à s’en remettre).»

Mme Lachapelle n’aurait toutefois pas subi de commotion cérébrale, au grand soulagement de son mari.

Sylvie Lachapelle, copropriétaire de l’hôtel Central et ancienne conseillère municipale de Parent, a subi de graves blessures dans la nuit de jeudi à vendredi, lorsqu’un client du bar de son hôtel l’a attaquée.

Celui-ci indique qu’elle a été rencontrée par des enquêteurs de la Sûreté du Québec, mais elle n’aurait pas de souvenirs de l’événement.

Rappelons que dans la nuit de jeudi à vendredi, la Sûreté du Québec a été appelée à intervenir pour des voies de fait à l’hôtel Central de Parent. Le corps policier avait indiqué qu’une femme dans la cinquantaine, que l’on sait maintenant être Mme Lachapelle, avait été transportée à l’hôpital pour de graves blessures. Selon Jean Dupont, une employée du bar Central a également été transportée à l’hôpital après avoir reçu un coup de poing dans le dos. Elle doit passer une radiographie et a été mise en arrêt de travail à la demande de son médecin.

Deux suspects, âgés de 31 et 41 ans, ont été arrêtés. L’un d’eux a été relâché et comparaîtra à une date ultérieure. L’autre a comparu par téléphone samedi matin et sera de retour en cour, en personne cette fois-ci, lundi.

Menaces de mort

Selon Jean Dupont, c’est un client agité du bar qui aurait attaqué son épouse et leur employée. «On était couchés à la maison et une serveuse est venue nous trouver parce qu’elle ne pouvait plus gérer un gars qui menaçait de tuer les gens d’une pourvoirie. Il en avait été expulsé parce qu’il était trop tannant. Dans la veillée, on le surveillait parce qu’il était bruyant un peu. Mais quand il a commencé à menacer du monde, il était rendu hors de contrôle», affirme M. Dupont.

Mme Lachapelle se serait alors rendue au bar pour tenter de calmer la situation. S’inquiétant de ne pas avoir de ses nouvelles, son conjoint est allé voir à son tour ce qui se passait.

«Elle m’a dit ‘‘je vais t’appeler pour te tenir au courant’’, mais vu que je n’ai pas reçu d’appel, je me suis inquiété. Je suis allé sur place et je l’ai trouvée étendue par terre, couverte de sang», témoigne-t-il.

L’homme qui a blessé son épouse aurait ensuite démarré un incendie dans la pourvoirie de laquelle il avait été expulsé. «Il est allé à la pourvoirie et a mis le feu, affirme M. Dupont. On a appelé deux personnes, qui sont arrivées en motoneige pour éteindre le feu.»

La Sûreté du Québec (SQ) avait confirmé vendredi qu’un incendie avait pris naissance dans des cordes de bois attenantes à un chalet occupé par une dizaine de personnes, quelques minutes après l’agression survenue à l’hôtel Central. Le corps policier a indiqué que les deux incidents pourraient être liés, sans donner davantage de précisions. La police n’a pas non plus donné de détails sur les circonstances entourant l’agression survenue à l’hôtel.

La division des crimes majeurs de la SQ a été chargée de mener l’enquête sur cette agression. Le bar de l’hôtel Central est d’ailleurs demeuré fermé de vendredi matin à samedi midi, le temps que les enquêteurs fassent leur travail.