À la dernière assemblée publique du précédent conseil municipal en octobre, le maire, Michel Angers, avait annoncé que l’aide d’un médiateur devenait nécessaire pour dénouer l’impasse avec les cols blancs.

Vers une entente avec les cols blancs

Shawinigan — Tout indique que l’arrivée d’un médiateur pour rapprocher la Ville de Shawinigan et ses employés cols blancs rapportera finalement les dividendes souhaités. En assemblée mercredi soir, les syndiqués ont approuvé dans une très forte proportion l’hypothèse de règlement présentée au début du mois. La balle se retrouve maintenant dans le camp du conseil municipal.

Les cols blancs, rappelons-le, demeurent sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2015. Au cours de la dernière année, les employés cadres et non-syndiqués, puis les cols bleus avaient réussi à s’entendre avec la Ville pour la signature d’une nouvelle convention collective. À la dernière assemblée publique du précédent conseil municipal en octobre, le maire, Michel Angers, avait annoncé que l’aide d’un médiateur devenait nécessaire pour dénouer l’impasse avec les cols blancs.

Le cœur du litige reposait sur l’augmentation de salaire en 2015. Alors que les pompiers, les cadres et les employés non-syndiqués avaient dû absorber un gel, les cols bleus avaient réussi à arracher une hausse de 2 %, en retour d’un réaménagement des horaires de travail pour réduire le temps supplémentaire.

Les cols blancs réclamaient la même hausse de 2 %, sous prétexte des économies récurrentes engendrées par des abolitions de poste. Or, l’hypothèse de règlement soumise par le médiateur le 8 février accorde effectivement une augmentation de salaire de 2 % à ce groupe d’employés pour la première année du nouveau contrat.

«À la suite d’ajustements que nous avons faits en fonction des demandes de l’employeur, ça a réglé l’année 2015», indique Styve Morand, président du Syndicat des cols blancs de la Ville de Shawinigan (CSN).

L’assemblée de mercredi a attiré 62 % des membres et ils ont accepté la proposition dans un proportion de 97,5 %.

«Il reste les textes finaux à rédiger, des annexes à mettre à jour avant la signature de la nouvelle convention collective», indique le porte-parole syndical.

Il a fallu 19 rencontres de négociation, trois de conciliation et cinq de médiation avant de trouver ce terrain d’entente.

M. Morand précise que ce contrat de travail doit s’étendre sur sept ans, plutôt que cinq comme les cols bleus et les employés cadres et non-syndiqués. Ce groupe sera donc lié à cette entente avec la Ville jusqu’au 31 décembre 2021.

Le représentant syndical n’a pas voulu aller plus loin dans les hausses salariales consenties, préférant attendre la signature. Les cols bleus avaient obtenu 2 % par année pendant cinq ans, avec possibilité de bonification pour les deux dernières années si l’indice des prix à la consommation est supérieur à ce taux.

Cette nouvelle convention collective des cols blancs impliquerait également un accord sur le régime de retraite.

Compte tenu de ce dénouement, M. Morand salue l’intervention du médiateur dans cette négociation. L’automne dernier, il paraissait moins enthousiaste par la voie empruntée par le conseil municipal.

«Nous avions une bonne personne à notre table, très à l’écoute des deux parties et très ouverte aux discussions», se réjouit-il.

La Ville de Shawinigan n’a voulu émettre aucun commentaire pour le moment. Une résolution confirmant la signature de cette nouvelle entente pourrait toutefois être adoptée à la prochaine séance régulière, le 6 mars.

Pompiers
Après ce règlement, il ne restera plus qu’un seul groupe d’employés sans contrat de travail avec la Ville de Shawinigan. Il s’agit des pompiers, dont la convention collective est échue depuis le 1er janvier 2017.

«Nous avons eu seulement sept rencontres, mais ça avance bien», mentionne Luc Drolet, président de la section locale du Syndicat des pompiers et pompières du Québec.