Les opérations de réparation de nids-de-poule vont bon train à Trois-Rivières.

Vers un record de nids-de-poule!

Trois-Rivières — La pluie et les températures particulièrement douces attendues sur la région ce vendredi forcent les autorités municipales aux quatre coins de la région et le ministère des Transports à redoubler d’efforts pour entretenir le réseau routier. Tant à Trois-Rivières, Shawinigan que dans les diverses municipalités, on mettra les bouchées doubles tant pour le déglaçage des rues et des puisards que pour la réparation des nids-de-poule qui poussent comme des champignons en cette période de dégel.

À Trois-Rivières, les équipes des Travaux publics ont entamé un véritable sprint afin d’entretenir les voies publiques, a indiqué la porte-parole de la Ville, Cynthia Simard. Déjà jeudi, les équipes tentaient de retirer un maximum de neige et de glace des voies publiques afin de réduire les potentielles accumulations d’eau. La Ville ne cache cependant pas que les conditions météorologiques de vendredi pourraient compliquer la circulation sur certaines rues en raison de l’état de la chaussée.

Les efforts sont ainsi concentrés au déglaçage des rues, mais également au déglaçage des puisards et à la réparation des nids-de-poule. «À ce jour cet hiver, nous avons déjà réparé 4087 nids-de-poule», confirme Cynthia Simard. Des réparations qui auront nécessité l’utilisation de près de 82 tonnes d’asphalte froid.

Selon Mme Simard, les conditions hivernales et de redoux observées cette année laissent croire à la Ville qu’elle devra procéder à la réparation de milliers de nids-de-poule de plus cette année. «L’an dernier, nous sommes intervenus pour environ 9000 nids-de-poule. Là, on remarque depuis deux semaines qu’il y en a de plus en plus et nous ne serions pas surpris, à ce rythme-là, de devoir en réparer près de 12 000 cette année», mentionne la responsable des communications, qui invite les citoyens à signaler la présence de nids-de-poule en composant le 311 ou en utilisant l’application Trois-Rivières 311.

Même recommandation du côté de Shawinigan, où la Ville invite les citoyens à signaler les nids-de-poule via l’application Carecity disponible au www.shawinigan.ca/carecity. Les situations anormales ou problématiques peuvent également être rapportées par le Service aux citoyens au 819-536-7200 ou par courriel à information@shawinigan.ca.

Les équipes des Travaux publics de Shawinigan s’emploient également à déglacer les rues et les puisards en cette période de redoux, indique la responsable des communications Véronique Gagnon-Piquès. «On fait le travail en fonction de permettre à l’eau de bien s’écouler et éviter le plus possible les accumulations sur la chaussée», explique-t-elle, ajoutant qu’en parallèle, les opérations de ramassage de la neige et de réparation de nids-de-poule se poursuivent.

Sur le réseau routier du ministère des Transports, le travail se fait pour réduire les impacts des conditions météorologiques sur les déplacements. «Les équipes du ministère sont déjà en processus pour débloquer les puisards et effectuer des saignées afin de permettre le bon écoulement de l’eau. Par ailleurs, une surveillance accrue du réseau routier sera effectuée. Ces interventions font partie des opérations courantes en temps de pluie», signale Mila Roy, porte-parole du ministère des Transports.

Sécurité civile

Du côté de la Sécurité civile, on s’inquiète davantage du poids de la neige gorgée d’eau sur les toitures que du niveau des rivières en ce moment. «Une grande quantité de pluie devrait être absorbée par la neige encore très abondante. Avant même d’avoir un effet sur sa fonte, ça va évidemment augmenter le poids sur les toitures des résidences et des commerces. C’est vraiment très important de faire déneiger sa toiture», constate Sébastien Doire, directeur de la Sécurité civile en Mauricie.

En ce qui concerne le niveau des rivières, Sébastien Doire explique qu’il est encore bas et ne semble pas inquiétant pour le moment. «Généralement, nous avons de bons indices avec ce qui se passe du côté de l’Estrie et de la Montérégie qui nous permettent de penser que la crue s’en vient aussi pour nous, mais ils n’en sont pas encore là eux non plus», remarque-t-il.