L’autoroute 55, dans le secteur de Saint-Grégoire, à Bécancour.
L’autoroute 55, dans le secteur de Saint-Grégoire, à Bécancour.

Vers le doublement de l’autoroute 55?

Bécancour — Annulée au tout début de la crise de la COVID-19, la rencontre avec le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, au sujet de la sécurité de l’autoroute 55 à Bécancour a finalement eu lieu la semaine dernière. Et dans sa foulée, Québec annoncera la création d’un comité consultatif pour trouver des solutions pour rendre cette route plus sécuritaire entre le secteur de Saint-Grégoire et Saint-Célestin. Le doublement de l’autoroute, réclamé depuis de nombreuses années, devrait faire partie de son mandat.

Ce comité consultatif qui doit être annoncé cette semaine devrait notamment être composé du député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, de maires de municipalités concernées, dont celui de Bécancour Jean-Guy Dubois, ainsi que d’au moins un représentant de la population. Ce comité doit trouver des solutions pour rendre plus sécuritaires les intersections de l’autoroute 55 avec la rue Thibodeau et les chemins Forest et Prince. De nombreux accidents, parfois mortels, se produisent régulièrement à ces intersections depuis plusieurs années.

«Le comité va, à très court terme, voir ce qu’on peut faire comme signalisation pour inciter les gens à être prudents aux intersections problématiques», explique le député Donald Martel.

«Deuxièmement, il va faire un suivi, parce que le ministère des Transports est censé nous transmettre un échéancier de travail pour la réalisation des travaux de doublement de l’autoroute 55 avant la fin de l’année.»

Dans un premier temps, de la signalisation plus adéquate devrait être installée aux intersections. Par la suite, le député estime qu’un viaduc devrait être construit possiblement à l’intersection du chemin Forest afin de faciliter et rendre plus sécuritaire la circulation. «On attend des propositions du ministère des Transports», précise le député de Nicolet-Bécancour.

«Toutes les meilleures pistes de solutions vont être discutées dans ce comité. Ce que le ministre veut, c’est impliquer le milieu.»

Par la suite, le doublement de l’autoroute pourrait bien être mis de l’avant, car le projet doit, selon nos informations, figurer dans le prochain Plan québécois des infrastructures. «J’en ai fait une promesse électorale et j’ai souhaité qu’on amorce les travaux avant la fin de mon mandat. Et le premier ministre a dit qu’on respecterait notre promesse», soutient de son côté le député caquiste de Nicolet-Bécancour.

Rémi Provencher, un résident du chemin Thibodeau, fait partie des résidents qui réclament davantage de sécurité pour les usagers de l’autoroute 55 et des routes transversales. Il a d’ailleurs déposé à la Ville de Bécancour une pétition regroupant environ 480 signataires demandant de sécuriser les entrées sur la 55 et les sorties se trouvant au niveau des intersections comprises entre les villages de Saint-Grégoire et Saint-Célestin «avant de procéder au doublement de l’autoroute». Selon nos informations, M. Provencher devrait faire partie du comité consultatif, même si sa nomination n’a pas encore été confirmée par Québec.

«Si un comité est créé, je vois ça d’un bon œil. On va savoir que les choses avancent et qu’il se passe quelque chose. Mais il faut que ça aboutisse à des résultats concrets éventuellement», mentionne M. Provencher.

«Ce qui m’apparaît important, c’est qu’on puisse voir un plan d’action. Quelles sont les étapes à réaliser avant une construction officielle pour la sécurité de l’autoroute? Le comité va permettre une transparence du processus.»

Voisin de l’autoroute 55, Rémi Provencher l’emprunte régulièrement. Il constate d’année en année une augmentation du nombre de voitures. «Entrer sur l’autoroute ou en sortir par la rue Thibodeau, c’est dangereux et stressant. Ça prend de la patience et du jugement, surtout si on veut embarquer sur l’autoroute ou la traverser», témoigne-t-il.