L’abri des joueurs du terrain de baseball situé au parc Rochefort dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine a été ciblé par les contrevenants qui y ont apposé ces graffitis.

Vandalisme dans les parcs de Trois-Rivières: l’aide de la population sollicitée

TROIS-RIVIÈRES — Le nombre de cas de vandalisme a connu une certaine augmentation cet été par rapport aux années antérieures. Si bien, que la Ville de Trois-Rivières a choisi de solliciter l’aide de la population pour tenter de combattre le problème.

Depuis le début de la saison estivale, le grabuge dans les toilettes chimiques, les graffitis sur les installations et le bris du mobilier urbain, notamment des tables, des estrades, des poubelles et des clôtures composent le paysage des parcs Pie-XII, Champlain, Lemire, du Père-Breton, Rochefort et Martin-Bergeron.

La toilette située au parc des Prairies dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap a été complètement ravagée par les malfaiteurs.

Les Trifluviens qui seraient témoins de l’un ou l’autre de ces actes sont donc invités à les signaler en communiquant avec la Direction de la police au 819-691-2929, poste 6.

C’est une mesure qui, selon les autorités municipales, devrait grandement aider à régler cette situation déplorable.

Le parc Louis-Pinard du secteur Trois-Rivières a vu les murs de certains de ses bâtiments vandalisés.

«Avoir 10 000 paires d’yeux de plus va certainement donner un coup de pouce à nos équipes qui sont déjà en place sur le terrain», explique l’agent de communication à la Ville de Trois-Rivières, Guillaume Cholette-Janson.

Il est à noter que l’augmentation de ces méfaits par rapport aux années passées n’a pas pu être quantifiée par la Ville. Cette dernière assure toutefois que le changement est assez notable pour qu’elle sente le besoin de faire appel à ses résidents.

Comment en témoigne cette photo prise au parc Roland-Leclerc dans le secteur Trois-Rivières, les toilettes chimiques de la ville font souvent l’objet de méfaits de la part des malfaisants.

Des bris coûteux pour tous

Jusqu’à maintenant, les coûts occasionnés par le vandalisme qui survient dans les parcs cet été sont chiffrés à 81 000 $. Cette somme, qui devra éventuellement être assumée par la collectivité, représente l’ensemble des coûts reliés au nettoyage des secteurs touchés. Il n’est pas dit que ce montant n’augmentera pas encore avant la fin de la saison en raison des autres opérations de nettoyage prévues.

«C’est une somme d’argent importante qui, logiquement, devrait motiver la population à nous appuyer pour éviter de devoir défrayer encore plus de coûts inutiles», a fait savoir M. Cholette-Janson.

Les installations pour enfants ne font pas exception à la règle,comme cette glissade du parc de Pierriche dans le secteur Trois-Rivières.

Des équipes déjà en place

Outre les citoyens qui devraient encore plus ouvrir l’œil d’ici l’automne, trois mesures sont déjà mises en place par la Ville pour assurer la surveillance des endroits fréquemment vandalisés.

L’une d’entre elles, la brigade IMParcs, sillonne les parcs trifluviens dans le but de sensibiliser la communauté quant aux règlements municipaux dans les parcs. Ce groupe, en opération sept jours sur sept de 19 h à 1 h 30, intervient directement auprès des contrevenants lorsqu’un problème survient. Au cours des trois dernières années, ce sont cinq à six personnes qui avaient été prises sur le coup par la brigade contre une seule jusqu’à présent cette année.

De sérieux dommages ont été causés sur ces bâtiments du parc Isabeau dans le secteur Trois-Rivières.

En plus d’IMParcs, les membres bénévoles du programme Surveillance de quartiers et l’escouade Vélo-patrouille de la Ville de Trois-Rivières prenaient place sur le terrain afin de limiter le plus possible les incidents.

Pour l’agent de communication, la cause de l’augmentation des méfaits ne provient pas d’une baisse de vigilance de la part de ces équipes.

En raison de cette problématique, les citoyens ont perdu l’accès à plusieurs services qui leur étaient offerts dans les différents espaces verts de Trois-Rivières.

«Tous ceux qui sont déployés sur le terrain travaillent très fort pour éviter qu’une telle situation se produise. Maintenant que la problématique a été identifiée, il est certain que chacun redoublera d’ardeur pour accroître la surveillance des parcs de la ville. Cependant, le territoire de Trois-Rivières étant extrêmement grand, même ce genre de surveillance a des limites et il m’est impossible de confirmer si ces mesures seront suffisantes pour enrayer complètement le problème.»

Les autorités policières, quant à elles, assurent également qu’une attention toute particulière sera portée par les patrouilleurs dans les parcs susceptibles d’être vandalisés.

«C’est une situation qui survient chaque été et nous avons des patrouilleurs qui sont formés pour agir lorsqu’un tel cas survient. Ceci dit, avec l’initiative prise par la Ville, il est certain que nous allons donner l’ordre aux patrouilleurs d’effectuer une surveillance accrue dans ces secteurs. Nous travaillerons en collaboration avec nos partenaires pour espérer être en mesure d’atténuer le problème en procédant à l’arrestation des coupables», mentionne le sergent Luc Mongrain, porte-parole de la Direction de la police de Trois-Rivières.