Des vandales se sont introduits dans le tombeau du Christ, au calvaire de Saint-Élie-de-Caxton, et ont endommagé la statue et y allumant un feu.

Vandalisme à Saint-Élie-de-Caxton: «clairement un manque de respect»

Saint-Élie-de-Caxton — Alors que les traditionnels chemins de croix doivent finalement reprendre cette semaine au calvaire de Saint-Élie-de-Caxton, avec un mois de retard dû au nettoyage dans les sentiers, après un hiver difficile, des vandales ont forcé l’entrée du tombeau du Christ, au sommet de la montagne. Ils ont allumé un feu sur la statue de plâtre, l’abîmant considérablement.

«Je ne sais pas si on peut dire que c’est basé sur la religion, mais c’est clairement un manque de respect», se désole Martial Samson, marguillier à la paroisse, rencontré sur les lieux, dimanche matin.

Les vandales auraient commis leur méfait dans la nuit de vendredi à samedi, selon lui. La statue du Christ dans son tombeau a été abîmée par les flammes et des débris de bouteilles de bière cassées souillaient l’endroit, relate le marguillier.

De son côté, François Doucet, prêtre modérateur à la paroisse Notre-Dame-de-l’Alliance, à qui appartient notamment la communauté de Saint-Élie, déplore un acte dont l’offense est plus spirituelle que matérielle. «Il y a des gens qui pleuraient à la messe ce matin», témoigne-t-il.

Questionné à savoir si le geste pouvait relever de motivations à caractère religieux, le prêtre dit ne pas constater de signes qui pourraient le laisser croire. Celui-ci préfère par ailleurs voir là une occasion de se réjouir de la solidarité qu’ont manifestée certains fidèles dans les circonstances.

«À la messe de Saint-Élie, et à celle de Pointe-du-Lac, des gens, spontanément, sont venus me porter des dons pour réparer ça et pour tout remettre en ordre», se console-t-il.

Philosophe, l’abbé Doucet invite à prendre tout ça avec un grain de sel, même s’il concède que l’événement est «blessant, intérieurement». Il affirme par ailleurs que «les gens de Saint-Élie sont forts et ils vont passer par-dessus ça».

L’incident arrive au moment où on s’affaire à mettre la touche finale aux préparatifs de la reprise des chemins de croix, activité qui culmine d’ailleurs au sommet du calvaire et que l’abbé Doucet avait contribué à relancer il y a quelques années, après son entrée en poste.

D’importants efforts ont été mis au cours des dernières semaines pour redonner aux lieux un aspect accueillant, après un hiver qui a fait beaucoup de dommages dans les sous-bois, relate par ailleurs le prêtre.

Un deuxième incident du genre

L’acte de vandalisme est le deuxième du genre, selon le marguillier Martial Samson. L’an dernier, des vandales avaient commis un acte similaire, raconte-t-il. Or, on s’apprêtait justement à sécuriser les lieux avec une grille qui préviendra la répétition de tels gestes, espère M. Samson. Celui-ci estime qu’il en coûtera probablement 1000 $ pour réparer les dommages causés par les vandales.

Une plainte devait être déposée dimanche après-midi auprès de la Sûreté du Québec.

Des caméras de surveillance sont installées au sommet de la montagne, on n’était toutefois pas en mesure, dimanche, de dire si elles avaient pu capter des images du méfait.

Le calvaire de Saint-Élie a fait l’objet de travaux de rénovation majeurs dans les dernières années. Plus de 100 000 $ ont été investis pour revamper ce lieu de pèlerinage et de tourisme religieux.