Alain Beauparlant, directeur général de Vallée du parc, se dit optimiste pour la saison de ski à venir.
Alain Beauparlant, directeur général de Vallée du parc, se dit optimiste pour la saison de ski à venir.

Vallée du parc: une saison hivernale prometteuse, selon le directeur général

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Malgré l'incertitude qui accompagne la pandémie de COVID-19, l'avenir semble prometteur pour Vallée du parc. Certes, la saison de ski qui approche ne sera pas comme les autres, mais le directeur général de la station de ski, Alain Beauparlant, est convaincu que le confinement du printemps et l'impossibilité de voyager lui amèneront de nombreux skieurs cet hiver.

«Je pense qu'on va connaître un engouement cet hiver. Peut-être pas autant que pour le camping, mais c'est sûr que les gens ne vont pas pouvoir rester confinés chez eux. Ils ont passé l'été dehors et à mon avis, ils vont vouloir faire de même cet hiver. Le défi, c'est qu'on veut s'assurer qu'on ne devienne pas un site d'éclosion. Mais je suis sûr que les gens sont assez conscientisés et vont nous aider. Je suis confiant que la clientèle va s'adapter», soutient-il.

Les directives de la santé publique ne seront pas difficiles à respecter sur les pistes, où la distanciation va déjà de soi pour éviter les collisions entre skieurs. La problématique se situe plutôt au niveau des bâtiments utilisés par les skieurs pour se réchauffer, se restaurer et se changer.

«Le défi, ça va être de gérer le trafic à l'intérieur des bâtisses, d'inciter la clientèle à adopter de nouvelles pratiques comme ne pas amener son lunch à l'avance à l'intérieur. Certaines stations pensent également à inviter les gens à mettre leurs bottes de ski dans leur voiture», énumère M. Beauparlant.

La station de ski misera également sur la vente en ligne de billets journaliers et saisonniers. Les billets pourront être validés aux billetteries extérieures qui seront rouvertes pour l'occasion. On compte également trouver des habitations temporaires dans lesquelles il sera possible de se changer et de se laver les mains. Enfin, la cafétéria sera transformée en comptoir de service, pour éviter que la clientèle y circule, comme c'est habituellement le cas.
Le plan d'action de Vallée du parc pour assurer une saison de ski sans COVID devrait être terminé d'ici le 8 septembre.

Une randonnée des couleurs

Il n'était d'ailleurs pas question pour la station de ski de faire une croix sur le Festival des couleurs, événement automnal lors duquel le public est invité à gravir à pied les pistes de la station de ski, pour profiter du paysage automnal, mais aussi de rabais sur de l'équipement de ski. Cependant, l'événement est rebaptisé cette année Randonnée des couleurs, et plusieurs mesures seront mises en place pour éviter les rassemblements. Il devrait cependant être possible de se restaurer sur place, mais à l'extérieur.

La Randonnée des couleurs, qui aura lieu les 26 et 27 septembre, ainsi que les 3 et 4 octobre, sera aussi l'occasion de faire l'achat d'un billet de saison. M. Beauparlant assure par ailleurs que si la seconde vague tant redoutée entraîne un nouveau confinement de la population, les détenteurs de billets saisonniers seront remboursés au prorata de la portion inutilisée.

Un franc succès pour le ciné-parc

La dernière projection au ciné-parc aménagé cet été à Vallée du parc avait lieu vendredi. Le directeur général de la station de ski dresse un bilan très positif de cette initiative, qui a permis aux amoureux du septième art de continuer à profiter du grand écran pendant que les salles de cinéma demeuraient fermées.

«On est très content, c'est au-delà de nos espérances. On a connu un début fulgurant: vu que tout était confiné, c'était une alternative intéressante. On a connu une baisse d'achalandage quand les terrasses ont ouvert, mais ça reste satisfaisant», se réjouit M. Beauparlant.

Ce dernier ne cache pas que la réalisation d'un tel projet a représenté tout un défi, surtout étant donné la rapidité avec laquelle il a été mis sur pied. Il ne ferme cependant pas la porte à ce que ce projet-pilote devienne une tradition estivale à Vallée du parc.

«On va regarder si c'est une mode et si on le ramène, sous quelle forme ce serait. Il faut dire qu'un des plus gros défis qu'on a eu, c'est d'avoir les films, puisqu'on n'était membre d'aucun regroupement. Mais si ça revient l'an prochain, on va faire partie d'un regroupement, avec d'autres ciné-parcs», lance-t-il.

Si la station de ski décide de répéter l'expérience, plusieurs choses seront amenées à être revues et améliorées, assure par ailleurs M. Beauparlant.

«On pense à la grandeur de l'écran et à la restauration. Il y a certains produits qu'on devrait enlever et d'autres, les ajouter. Mais en quatre à cinq semaines, je crois que c'est un exploit qu'on a réalisé, sachant qu'il fallait mettre une billetterie en ligne, trouver une personne pour s'occuper de la projection, etc.», souligne-t-il.

Projet de développement controversé: «à 99 % réglé»

Le ciné-parc n'a pas été le seul projet sur lequel l'équipe de Vallée du parc a travaillé cet été. En effet, la station de ski souhaite déplacer les trois conteneurs transformés en unités d'hébergement et sa glissade sur tubes. Un projet de «mini-camping» serait également dans l'air.

Or, ce projet avait été mal reçu par plusieurs résidents voisins de la station de ski. Ceux-ci avaient contesté, plus tôt cette année, un projet de règlement visant à modifier le zonage et qui aurait permis à Vallée du parc de mener à bien son projet. Une rencontre d'information à laquelle ces résidents, la Ville de Shawinigan et M. Beauparlant étaient présents. Ce dernier estime que cette rencontre a permis de régler le dossier. Il s'apprête d'ailleurs à présenter une version plus complète de son projet à la Ville.

«Le dossier est réglé à 99 %. Dans ma tête, il est réglé et on va pouvoir aller de l'avant en 2021-2022. Je pense que les gens n'étaient pas au courant de toute la teneur du dossier, les gens ne voyaient pas vers quoi on allait et je peux comprendre. Je pense que le dossier avait pris cette tendance à cause de la désinformation de certains», affirme-t-il.