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Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay.
Monseigneur Pierre-Olivier Tremblay.

Vaccins: la santé d’abord, affirme l’évêque auxiliaire de Trois-Rivières

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
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Trois-Rivières — L’évêque auxiliaire de Trois-Rivières, Mgr Pierre-Olivier Tremblay, est clair: l’enjeu porte d’abord et avant tout sur l’importance de la vaccination, malgré les inquiétudes que pourraient avoir certains membres de l’Église sur la composition des vaccins contre la COVID-19 développés par AstraZeneca et Johnson & Johnson.

S’il admet que les évêques ont quelques questions d’éthique à adresser aux pharmaceutiques et qu’il comprend que certains de ses collègues sont toujours préoccupés par les événements, Mgr Tremblay préfère miser sur l’urgence de la situation et se réjouir du bon déroulement de la vague de vaccination en marche actuellement en Mauricie.

«Ce qu’on peut faire de bien pour la communauté, on doit le faire. On se doit de mettre de l’avant toutes les ressources pour vaincre le virus», a-t-il mentionné.

Ce qui a fait polémique au cours des derniers jours, c’est une sortie publique du Conseil des évêques du Canada. Ce dernier suggère aux citoyens de recourir davantage aux vaccins de Pfizer ou de Moderna qui, selon eux, ne poseraient pas - du moins pas autant - de questionnement éthique comme ceux d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson, dont les cellules sont reproduites, d’après eux, à partir d’un tissu de fœtus, des souches qui remontent à plus de 50 et 35 ans, respectivement.

Bien que la réflexion des évêques en ait fait sursauter plus d’un, l’ancien recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap tient à mettre en contexte l’affirmation formulée par ses confrères.

«La question qu’ils se posent c’est: est-ce qu’on est en train d’instrumentaliser le corps?», explique Mgr Tremblay, qui concède que cette question diffère beaucoup d’un océan à l’autre et préoccupe probablement plus fortement les évêques du Canada anglais.

«C’est correct et légitime d’avoir des questions, mais selon moi, l’enjeu actuel, c’est l’importance de la vaccination. Dans le temps présent, c’est important de poursuivre sur notre lancée», précise l’évêque auxiliaire.

Des prières exaucées

Mgr Tremblay se réjouit par ailleurs de l’autorisation de la Santé publique de faire passer le nombre de fidèles à 100 dans les lieux de culte, une décision qui était grandement attendue par les communautés religieuses et les chrétiens.

«Ça arrive à point nommé, alors que l’on commémore les victimes de la COVID-19. Ça nous rappelle qu’on est tous très touchés par ça. La communauté a vécu beaucoup de deuils. Pendant cette année de pandémie, on a bien perçu l’importance d’être ensemble, le besoin de voir des gens. On en a besoin. On est des êtres sociaux. La solitude ajoute certainement un fardeau à la pandémie», exprime-t-il.

Bien que cet allègement des règles soit salué, l’évêque auxiliaire de Trois-Rivières espère que l’on pourra revenir à une autorisation de 250 personnes, comme ce fut le cas l’été dernier.

«On a suivi toutes les mesures depuis le début», révèle-t-il, soulignant au passage que les communautés ont fait preuve de beaucoup de patience et de résilience dans ce défi.

Depuis le retour de la fréquentation à 100 personnes, les fidèles n’ont pas hésité à investir des lieux de culte du Diocèse de Trois-Rivières. Une bonne nouvelle, d’autant plus que la clientèle affiche une discipline exemplaire.

«Les gens sont là et répondent à l’appel en grand nombre en ce moment. La réaction est positive», sourit Mgr Tremblay.

Toutefois, des questions demeurent quant aux autres types de célébrations à tenir au cours des prochains mois.

«Les mariages et les funérailles, la limite est toujours fixée à 25 personnes. Je comprends que c’est pour éviter les contacts, mais il reste des questions en ce sens», avoue celui qui souhaite que là aussi, il puisse y avoir certains allègements, pour permettre aux gens de se recueillir tant dans l’épreuve que dans la joie.