Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Usine du lac à la Pêche: 245 000 $ de plus pour l’architecture

Shawinigan — La Ville de Shawinigan doit payer un montant supplémentaire de 245 066 $ à Allen entrepreneur général, dans le cadre du projet de mise aux normes des infrastructures de production d’eau potable à l’usine du lac à la Pêche, pour la modification des travaux reliés à l’architecture du bâtiment.

Les élus ont adopté cette résolution lors de la dernière assemblée publique régulière. Selon le maire, Michel Angers, ces changements ont été demandés par les citoyens du secteur, un peu embarrassés par l’arrivée de cette importante usine. Les changements apportés n’étaient évidemment pas prévus au contrat initial.

«Ils souhaitaient que l’usine soit un peu plus reculée, avec une butte devant», explique-t-il. «Les gens nous ont fait des demandes tout à fait raisonnables. Nous avons aussi quelques imprévus, mais nous sommes très en deçà des 10 % de contingence que nous prévoyons habituellement. Nous avons encore une marge de manœuvre d’environ quatre millions $.»

En 2017, cette entreprise de Saint-Henri obtenait le contrat pour la construction de l’usine de traitement du lac à la Pêche, au montant de 31,2 millions $. Dans son règlement d’emprunt adopté en avril 2016, la Ville avait prévu un budget de 42,7 millions $ pour cette partie du projet.

L’enveloppe totale pour les infrastructures d’approvisionnement en eau potable s’établit à 64 millions $, somme qui correspond aux coûts admissibles de cet investissement financé à 75 % par Québec et Ottawa.

Allen entrepreneur général avait aussi obtenu le contrat pour la plus importante partie des travaux d’assainissement des eaux usées et de distribution d’eau potable dans le secteur Lac-à-la-Tortue, pour lequel le maire a exprimé son mécontentent en début d’année en raison des frais supplémentaires qui s’accumulent. Il assure que le mandat pour l’usine du lac à la Pêche s’est mieux déroulé, malgré cette dernière directive de changement.

«Il est beaucoup plus facile de prévoir la construction d’une usine d’eau potable, même s’il s’agit d’une technologie innovatrice, qu’un chantier comme celui du Lac-à-la-Tortue», convient-il.