Robert Ricard, président du conseil d'administration.

Robert Ricard nouveau président du CA de l'UQTR

Tel que prévu, le conseil d'administration de l'Université du Québec à Trois-Rivières a élu un nouveau président, lundi, en la personne de Robert Ricard.
Lyne Pépin, vice-présidente du conseil d'administration.
Du même coup, une nouvelle vice-présidente a aussi été élue. Il s'agit de Lyne Pépin, l'ex-directrice générale du Centre de santé et de services sociaux de Maskinongé de 2012 à 2015 maintenant à la retraite et membre socio-économique au sein du CA de l'UQTR depuis le 30 mars dernier.
Robert Ricard, qui était lui aussi représentant socio-économique au CA depuis la même date, est le directeur régional d'Emploi-Québec en Mauricie depuis 2012.
M. Ricard indique qu'il a accepté ce poste «parce que j'ai l'Université à coeur», dit-il. «L'Université mérite une belle visibilité et je veux faire ma contribution.»
Le nouveau président se dit conscient du défi que représente le redressement financier de l'UQTR. Il a confiance aux stratégies mises en place actuellement par l'UQTR pour augmenter le nombre d'étudiants et de ce fait, augmenter les revenus de l'établissement.
M. Ricard est détenteur d'un baccalauréat en sciences économiques obtenu à l'UQTR en 1980. Il estime que son expérience dans le domaine de l'emploi et des ressources humaines sera un atout.
Il remplace la présidente sortante, Francine Ruest-Jutras, jusqu'à la fin de son mandat qui devait se terminer le 17 juin prochain. La présidente, rappelons-le, a quitté son poste le 5 décembre.
Des élections annuelles se dérouleront pour l'ensemble des postes au conseil d'administration, le 17 juin 2017.
Enfin du positif à l'horizon
Le conseil d'administration de l'UQTR ne sait toujours pas avec certitude si le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur acceptera dans son intégralité son plan de redressement financier.
Un rapport complet à ce sujet sera rendu public au cours des prochaines semaines par le ministère. Une lettre reçue récemment de la sous-ministre Sylvie Barcelo laisse toutefois entrevoir de la lumière au bout du tunnel et donne espoir que le plan de redressement de l'UQTR soit accepté par Québec.
Mme Barcelo indique en effet à l'UQTR qu'«à la lumière de nos connaissances et au regard de la documentation transmise par votre établissement, le Ministère estime que la nouvelle direction a mis en place de bonnes pratiques de gestion pour redresser la situation».
On se rappellera que le vérificateur général du Québec avait émis, au printemps 2015, une série de recommandations à l'UQTR en lien avec sa gestion et ses projets immobiliers. 
Ce rapport qualifié alors d'accablant par le ministre de l'Enseignement supérieur avait provoqué la démission de la rectrice, Nadia Ghazzali.
Mme Barcelo estime, à la lumière d'une rencontre tenue avec la nouvelle direction de l'établissement le 7 octobre dernier, que les représentants présents «ont su démontrer, par leur expertise, leur qualification et leur compétence, leur capacité à gérer le changement nécessaire aux pratiques de l'établissement, notamment en matière contractuelle, de gestion de projets immobiliers et de gouvernance.»