L'Université du Québec à Trois-Rivières.

Les futurs enseignants formés à l'UQTR réussissent mieux qu'avant

Les étudiants qui aspirent à devenir enseignants et qui suivent une formation à cet effet à l'UQTR réussissent de mieux en mieux le fameux test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE). Entre 2010 et 2016, le pourcentage d'entre eux qui ont réussi le volet rédaction du fameux test, lors de leur tout premier essai de passation, est en effet passé de 60,4 % à 75,2 %.
Curieusement, les étudiants qui réussissent le mieux le TECFÉE sont ceux qui font le baccalauréat en enseignement secondaire avec profil français et... les étudiants au double bac en mathématiques.
C'est que dans la logique de la nouvelle grammaire enseignée depuis 1995, la langue n'est plus présentée de la même manière.
Le professeur Christian Dumais explique qu'on «ne s'attarde pas à la sémantique principalement, comme c'était le cas avant. On s'attarde vraiment à la construction de la phrase à partir de groupes, ce qui amène une vision différente. C'est plus logique, si l'on peut dire. Avant, on se posait des questions par rapport au sens. Par exemple, est-ce que c'est un adjectif ou un nom, le mot nature? Là, maintenant, en ayant des groupes, ça devient évident. On n'y va plus par le sens, mais par la place du mot dans la phrase», illustre-t-il.
Or, il semble que cette nouvelle approche grammaticale soit mieux comprise par les gens qui sont doués pour les mathématiques à cause de la logique qui la sous-tend.
L'UQTR se réjouit de constater qu'en 2016, 87 % des étudiants destinés à l'enseignement ont réussi le TECFÉE.
Cette amélioration peut s'expliquer notamment du fait qu'avant, les étudiants n'avaient droit qu'à trois essais alors que maintenant, le nombre de tentatives n'est plus limité.
Depuis 2010, 2089 étudiants de l'UQTR ont réussi le fameux examen.
C'est le volet linguistique du TECFÉE qui donne le plus de fil à retorde aux étudiants puisque ses questions pointues portent sur des exceptions de la langue, la syntaxe et le vocabulaire et que les étudiants ne peuvent recourir à aucun outil linguistique lorsqu'ils répondent au questionnaire. 
Seulement 53,3 % d'entre eux le réussissent du premier coup et il faut beaucoup de préparation pour espérer le réussir.
Comme l'expliquent Carine Lachapelle, du décanat des études, Caroline Vézina, du Centre d'aide en français et Caroline Prud'homme, du Service aux étudiants, les étudiants reçoivent beaucoup d'aide et de soutien grâce à la participation de mentors et de cybermentorat. 
Ce soutien explique aussi l'amélioration du taux de réussite. Pas moins de 70 % des étudiants qui ont recours au cybermentorat sont de futurs enseignants.
L'UQTR offre même des services qui permettent aux étudiants de s'améliorer en communications orale. 
C'est évidemment fort important pour ceux et celles qui auront à donner des cours, mais ce service attire aussi son lot d'étudiants qui auront, tôt ou tard, à faire des présentations orales dans le cadre d'expositions d'affiches scientifiques ou s'ils participent à des événements formateurs comme «Ma thèse en 60 secondes.»