Régine Simard, présidente de l’Association éducative et récréative des aveugles, a aidé Martin Lambert, conseiller aux activités étudiantes et Laurance Verreault, stagiaire au SAE, à se servir du guichet automatique.

Le personnel de l’UQTR se prête au jeu

TROIS-RIVIÈRES— Le recteur, le personnel du service d’aide aux étudiants et des enseignants ont joué le jeu, le temps d’une matinée, en simulant différents handicaps. Ce sont trois étudiantes de l’UQTR qui ont développé ce projet d’intervention dans la communauté afin que le personnel puisse se mettre dans la peau d’un étudiant en situation de handicaps.

Pendant 90 minutes, deux groupes de participants ont arpenté les couloirs de l’Université en utilisant des instruments qui simulaient divers troubles fonctionnels en allant de la mobilité réduite à la déficience visuelle en passant par la déficience auditive, la dyslexie, la dyspraxie et même le TDA. «C’est un beau défi et je m’aperçois qu’il y a des places un peu moins adaptées pour les personnes en mobilité réduite. Descendre la pente en fauteuil roulant, j’ai trouvé ça très ardu. Je devais freiner constamment. On s’aperçoit des limites que ça représente. L’Université est adaptée, mais ça pourrait être plus optimal», précise Yann Martel, conseiller en aide financière de l’UQTR.

Cette activité avait pour but de faire comprendre les difficultés auxquelles près de 700 étudiants en situation de handicaps de l’UQTR sont confrontés tous les jours.

Ce que le personnel en retire de l’activité fait l’unanimité, il y a des services offerts aux étudiants en situation de handicap, mais il pourrait y avoir des améliorations.« Nous voulons sensibiliser le personnel à l’accessibilité universelle. Pour les services adaptés, il y a encore place à l’amélioration. L’Université est tout de même dotée d’outils intéressants pour les étudiants, mais ils ne sont pas tous efficaces. Maintenant, il reste à outiller les enseignants, car ce n’est pas toujours évident pour eux d’adapter une classe», précise Joliane Poirier, étudiante et responsable du projet. Les trois étudiantes pensent que ce projet est une bonne façon de sensibiliser les gens et elles espèrent une deuxième édition. «Ça donne envie de l’appliquer un peu partout dans notre quotidien, ça permet de mieux comprendre cette réalité qu’on ne connaît pas nécessairement. C’était très intéressant de voir avec Judith Bastien de l’organisme Bail Mauricie comment elle réussit à se débrouiller malgré son handicap», renchérit Joëlle Desbiens, étudiante et responsable du projet.