Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Infirmières en chirurgie: Barrette rejette les accusations du PQ

Le Soleil — Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a rejeté mardi les accusations de l’opposition officielle, selon qui le manque de disponibilité des chirurgiens pour donner la formation d’infirmière de première assistance en chirurgie (IPAC) est attribuable à ses «mesures de coercition» et aux «diminutions de budget».

Le Soleil rapportait la semaine dernière que la seule université du Québec qui formait des IPAC, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), avait décidé de mettre fin à son programme, faute de chirurgiens disponibles pour donner la formation. La cinquantaine d’étudiantes de la dernière cohorte, qui sont actuellement en stage, finiront leur formation en décembre, après quoi le programme sera fermé. 

Ces 50 recrues s’ajouteront à la centaine d’IPAC qu’on compte actuellement au Québec et qui travaillent notamment en chirurgie orthopédique, cardiaque, urologique et gynécologique. Ces professionnelles peuvent poser plusieurs actes cliniques, dont inciser, disséquer et prélever des tissus de même que suturer la plaie chirurgicale, facilitant ainsi la tâche des chirurgiens, qui peuvent être libérés plus rapidement.

Invité la semaine dernière à réagir à l’article du Soleil, le ministre Barrette s’était dit «surpris» du manque de disponibilité des chirurgiens pour donner la formation d’IPAC, soulignant que les médecins spécialistes avaient réclamé cette formation à l’époque où il les représentait. 

En chambre, mardi après-midi, la députée Diane Lamarre, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, a rappelé qu’à l’hôpital de Hull et au Glen du CUSM, on avait récemment dû reporter des chirurgies en raison du manque d’infirmières formées pour travailler en salle d’opération. 

«Le ministre s’est dit surpris. Surpris de quoi? Que ses mesures de coercition, que ses diminutions de budget aient un impact sur la disponibilité des chirurgiens qui ont toujours, historiquement, réussi à faire de la formation, et que ça crée une pénurie d’infirmières formées pour le bloc opératoire?» a demandé la députée de Taillon.

Le ministre Barrette a affirmé que la fin du programme de l’UQTR n’était pas «une question d’investissements». 

Il a du reste dit souhaiter que le programme se poursuive, tout en plaidant que le dossier n’était pas sous sa juridiction.