Me Jean Boulet et Andrew T. Molson au laboratoire de phonétique de l’UQTR.

Dons majeurs pour la langue à l’UQTR

Trois-Rivières — La bière et les étudiants font habituellement bon ménage, mais on ne se doutait pas jusqu’à quel point. C’est que le laboratoire de phonétique de l’Université du Québec à Trois-Rivières fera l’objet d’importantes restaurations et mises à niveau grâce à la famille Molson qui a récemment versé, via sa Fondation, la jolie somme de 250 000 $ à cette cause.

 L’UQTR accueillait du même coup un don de 20 000 $ de la part de Me Jean Boulet, un de ses fidèles donateurs dont l’oncle, Gilles Boulet, fut le recteur fondateur de l’UQTR.

Ces dons exceptionnels permettront à des milliers d’étudiants, en particulier ceux qui s’inscrivent au département de l’École internationale de français de l’UQTR, de bénéficier désormais de technologies de pointe pour apprendre et pratiquer le français.

Le vice-recteur Robert Mantha croit que ce laboratoire modernisé «permettra d’améliorer les compétences langagières des étudiants d’ici et d’ailleurs», dit-il en qualifiant ce service «d’outil important d’intégration des étudiants internationaux à la vie dans notre pays, car sans une maîtrise fonctionnelle de la langue, il ne peut y avoir une intégration réussie», fait-il valoir.

Daniel Lavoie, directeur de l’École internationale de français de l’UQTR, précise que le département de Langues modernes et traduction bénéficie aussi de ces dons.

«Le laboratoire de phonétique est essentiel dans l’enseignement des langues. Notre laboratoire était désuet, pour ne pas dire mort», raconte-t-il.

M. Lavoie estime que le laboratoire a été propulsé en 2020, grâce à ces investissements, «avec la possibilité de faire des exercices sur son portable», dit-il.

Les professeurs peuvent aussi suivre leurs étudiants individuellement ou en groupe par divers exercices qui ont été adaptés à la nouvelle technologie, ajoute le directeur.

Les dons permettront notamment de se procureur et de créer du matériel pour le laboratoire tout en remettant huit bourses au mérite par année de 1500 $ chacune aux étudiants, soit quatre par département (pendant trois ans), explique M. Lavoie.

Notons que 80 % des étudiants qui viennent à l’ÉIF de l’UQTR sont des Canadiens.

La première étape des travaux de modernisations du laboratoire aura coûté quelque 110 000 $.

«Il a fallu racheter tout», dit M. Lavoie.

«Il faut remplir cette coquille», dit-il et mettre à niveau la technologie.

L’ensemble des travaux devrait prendre trois ans et totaliser 250 000 $ d’investissements, dit-il.

Chaque année, quelque 4500 étudiants fréquentent l’École internationale de français.

Andrew Molson, qui fait partie de la septième génération de la fameuse famille Molson, voulait assister personnellement à l’inauguration du laboratoire.

Dès qu’il a entendu parler de ce projet, «ça m’a inspiré tout de suite. Nous sommes une famille connue pour les festivités», dit-il en faisant allusion à la marque de bière bien connue. «Nous sommes aussi une famille qui est connue pour rassembler le monde, que ce soit autour d’une bière ou pendant un match de hockey. On est rassembleur et ce projet en est un de rassemblement», souligne-t-il en précisant qu’il est aussi très fier de se «rassembler avec la famille Boulet pour cette initiative».

« Ce projet en est un de rassemblement »

Le directeur de la Fondation de l’UQTR, Daniel Milot, rappelle que le projet a commencé à se concrétiser en 2016 avec une rencontre avec Andrew Molson. «C’est à ce moment-là que Molson a exprimé l’idée que son don, il le faisait et qu’il aimerait peut-être avoir un nom francophone associé à son nom sur la désignation du laboratoire», raconte M. Milot. 

L’idée de choisir M. Boulet est venue assez rapidement étant donné le niveau de son implication à la Fondation, mais aussi en mémoire de l’importance de son oncle dans l’histoire de l’Université.

«Donc, c’est une histoire de famille. La famille Molson et la famille Boulet», dit-il en rappelant que les deux familles avaient démarré le Festival western de Saint-Tite il y a 50 ans «et on a vu ce que ça a donné», indique M. Milot en espérant autant de retombées sur la Fondation de l’UQTR.