La direction de l’UQTR embauchera 24 nouveaux professeurs.

UQTR: une pause jusqu’au 28 juin

Trois-Rivières — Les négociations ont repris, cette semaine, entre les professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières et la direction, mais les parties ont convenu de faire une pause jusqu’au 28 juin. «On est à bout. Il faut décanter», explique le négociateur en chef du Syndicat des professeur(e)s, René Lesage, en expliquant que «pour négocier, il faut d’abord être capable de se parler.» Or, ces longs mois de négociations ont été difficiles pour tous.

M. Lesage dit néanmoins avoir confiance que les parties en arriveront à une entente de principe, peut-être même dès la semaine du 9 juillet. Le Syndicat attendrait toutefois à cet automne pour faire entériner une entente de principe par ses membres, le cas échéant, afin de pouvoir réunir le maximum de professeurs.

En attendant, les choses ont pris une nouvelle tournure, jeudi. La direction de l’établissement a en effet annoncé que son comité exécutif avalise l’embauche de 24 nouveaux professeurs. Cela porte donc à 261 le nombre de postes de professeurs à l’UQTR. Lors de sa dernière offre, le Syndicat avait accepté 455 postes.

À 461, «on est bien content», reconnaît René Lesage.

Il y a toutefois deux «mais...», explique-t-il.

Tout d’abord, à 461, on n’atteint pas le plancher d’emploi imposé par la convention collective actuelle qui est toujours en vigueur jusqu’à la signature de la nouvelle convention. L’autre «mais», c’est que les six postes de plus offerts par l’UQTR par rapport aux dernières offres syndicales représentent un coût de 1,1 million $. René Lesage ne cache pas sa crainte que les professeurs aient à payer ailleurs, dans les points qui sont toujours en négociation, pour cette bonification.

Du côté de l’UQTR, on a fait savoir par voie de communiqué, jeudi, que cette embauche de 24 nouveaux professeurs «concrétise notre volonté de développer l’Université. Par cette action, la direction de l’UQTR honore dès maintenant ses engagements pris, en toute bonne foi, au cours des derniers mois.» Ce nombre d’embauches, ajoute l’UQTR, «témoigne éloquemment de la volonté de la direction d’en arriver à une entente négociée dans le respect des personnes et de la nouvelle réalité financière de l’établissement.»

Or, malgré cette bonne nouvelle, le Syndicat «ne veut pas être le dindon de la farce», explique René Lesage. Le Syndicat veut en effet connaître le montant promis au recteur par la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, la semaine dernière, pour faciliter le règlement du conflit, un montant que refuse de dévoiler le recteur pour l’instant.

L’UQTR s’est en effet fait promettre l’acceptation de certains projets déposés au ministère qui favoriseront des entrées d’argent pour l’Université. C’est grâce à ce jeu comptable que le recteur a pu accepter de faire quelques pas de plus en direction des demandes du Syndicat. La question est maintenant de savoir quelles seront les concessions que le Syndicat aura à faire pour combler le coût de ces nouvelles embauches.