UQTR: les profs disent oui, mais...

TROIS-RIVIÈRES — On peut maintenant dire que le renouvellement de la convention collective 2017-2022 des professeurs de l’UQTR est dans la poche. Pas moins de 204 professeurs (soit 45,3 % d’entre eux) ont pris part, depuis le 27 septembre, au vote qui se terminait mardi et qui portait cette fois sur les clauses normatives.

Ces clauses ont été acceptées par 185 professeurs, soit à 90,7 %. Notons que 14 professeurs ont voté contre tandis que 5 se sont abstenus.

Ceci met fin à une série de votes auxquels les professeurs ont été invités à participer, au cours des dernières semaines, le premier ayant porté sur l’entente de principe conclue en juillet dernier et le second, sur les clauses à incidence monétaire.

Il ne reste plus que la signature de la convention collective pour pouvoir dire que ces négociations longues et pénibles seront derrière l’UQTR et ses professeurs.

Il appert toutefois qu’il restera malgré tout quelque chose de ce conflit qui avait mené, rappelons-le, à un lock-out tout à fait inattendu des professeurs, le printemps dernier.

Dans la plus récente édition du Point d’Encre, le journal interne du SPPUQTR, le président du syndicat, Ismaïl Biskri, signale en effet que «la dernière année a mis à rude épreuve le concept de gouvernance universitaire et surtout la place des professeurs dans la gestion de leur université. L’imposition d’un lock-out et les déclarations publiques de la haute direction de l’Université à l’effet que cela n’affectait ni l’enseignement, ni la recherche, ni les services à la collectivité, ni les colloques et les congrès, ni l’encadrement des étudiants.... relèvent d’une méconnaissance grave du travail des professeurs d’université, ce qui en a blessé plusieurs», écrit-il.

Le syndicat veut donc «créer un chantier sur le rôle des professeurs dans la gouvernance universitaire.»

Le syndicat annonce aussi son intention «d’assurer le suivi du grief portant sur les dommages subis par les professeurs à la suite du lock-out.»

De son côté, la direction a émis un communiqué, mardi, indiquant que «le fort pourcentage du vote traduit l’esprit dans lequel la direction a travaillé afin d’en arriver à une entente gagnant-gagnant avec le partenaire syndical. Nous sommes heureux de l’issue de cette négociation.»