Le négociateur en chef du SPPUQTR, René Lesage.

UQTR: le conseil syndical dit oui à 90 %

TROIS-RIVIÈRES — C’est à 90 % que le conseil syndical du Syndicat des professeurs et professeures de l’UQTR a accepté, mercredi, la portion salariale du projet d’entente survenu entre la direction de l’Université et le Syndicat, en juillet dernier.

Cette étape cruciale franchie, le Syndicat convoquera ses membres le 30 août en assemblée générale afin d’entériner la position du conseil syndical qui est formé d’une quarantaine de professeur(e)s et de délégués.

Le négociateur en chef du SPPUQTR, René Lesage, explique que par la suite, le conseil syndical se rencontrera à nouveau pour se prononcer, cette fois, sur l’aspect normatif du projet d’entente survenu en juillet dernier. Les professeurs seront ensuite convoqués une seconde fois en assemblée générale pour statuer également sur ce point.

Selon M. Lesage, l’aspect salarial représentait le plus gros morceau. La réunion de mercredi a d’ailleurs duré beaucoup plus longtemps que prévu, signale-t-il. Il y a eu un vote contre et deux abstentions.

Le projet de convention qui est en ce moment sous la loupe des professeurs favorise les jeunes, l’embauche et la recherche, bref les professeurs «auront une bonne convention», estime René Lesage.

La clause ascenseur a été conservée. «Le plancher d’emploi est maintenu à un niveau très raisonnable», a expliqué M. Lesage au Nouvelliste.

Les professeurs ont aussi obtenu que leurs salaires soient comparables à ceux des autres constituants du réseau de l’Université du Québec.

Le conseil syndical demande qu’un grief soit déposé, toutefois, parce qu’il n’y a pas eu de protocole de retour au travail.

Même si le processus en vue de la signature d’une nouvelle convention collective s’annonce bien, René Lesage estime qu’il «va falloir rétablir les ponts» entre l’administration de l’UQTR et ses professeurs, «mais pas oublier et faire comme si rien ne s’était passé», nuance-t-il, un commentaire qui est ressorti de la bouche de plusieurs professeurs au cours du lock-out, le printemps dernier.