Le négociateur en chef du SPPUQTR, René Lesage, affirme que les professeurs de l’UQTR doivent rétablir des ponts avec la direction, alors qu’un projet d’entente de principe a été conclu cette semaine.

UQTR: «Il faut rétablir des ponts»

TROIS-RIVIÈRES — Le négociateur en chef du Syndicat des professeurs et des professeures de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPPUQTR), René Lesage, affirme que le lien de confiance entre les professeurs et la direction de l’Université, inévitablement ébranlé par le conflit de travail, doit se rétablir, à l’aube d’une possible entente entre les deux parties.

«Comme dans tout conflit de travail, surtout lorsqu’il y a un lock-out, il faut rétablir des ponts», a expliqué René Lesage.

Rappelons qu’un projet d’entente de principe a été conclu cette semaine entre l’exécutif syndical et la partie patronale. L’entente sera présentée au comité syndical en août, pour ensuite être votée par les membres en septembre lors d’une assemblée générale.

«Les étudiants vont faire leur entrée en septembre sans craindre un conflit ou un arrêt de travail», a affirmé M. Lesage, qui semble visiblement croire que la réponse des membres syndicaux sera positive.

Par contre, il va sans dire que les professeurs de l’UQTR n’oublieront pas de sitôt les conséquences du lock-out.

Entre autres, des travaux de recherche, qui sont supervisés par des professeurs, ont été touchés. De plus, des activités de recherche, impliquant parfois des invités qui devaient se rendre à Trois-Rivières de l’étranger, ont dû être annulées.

Les professeurs n’ont également pas eu droit à un protocole de retour au travail après le lock-out, qui a pour but de reconnaître les dommages causés aux parties lors d’un conflit et, s’il y a lieu, de les dédommager.

Une entente «gagnante-gagnante»
«Le grand gagnant, c’est l’Université, comme institution», a tenu à souligner René Lesage.

Selon lui, la convention collective contribuera au développement de l’UQTR. «Une université, ça doit se développer par la recherche, par l’embauche, en allant chercher les meilleurs professeurs», explique M. Lesage.

Il croit d’ailleurs que l’entente permettra à l’UQTR de conserver son statut d’université de recherche.

M. Lesage est convaincu que l’intervention de la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Hélène David, a joué un grand rôle dans le projet d’entente de principe conclu cette semaine. En juin dernier, les membres syndicaux avaient rejeté à 87 % la proposition de la direction.

Durant les rencontres des dernières semaines, M. Lesage a indiqué que «toutes les parties voulaient une entente».

«Une négociation, c’est comme étirer un élastique», a-t-il illustré. «Jusqu’à quel moment on l’étire?»

«Nous avons évalué que nous avions suffisamment de gains dans cette négociation-là», a ajouté le négociateur en chef du SPPUQTR.

Une solidarité entre professeurs
René Lesage a souligné le mouvement de solidarité entre professeurs qui leur a permis de se mobiliser pendant le conflit.

«Des professeurs de psychologie et d’ingénierie, qui ne se connaissaient pas, se rencontraient et s’apercevaient qu’ils avaient tous la même vision de l’Université», a raconté M. Lesage.

Selon lui, cette mobilisation fait partie des côtés positifs du conflit à l’UQTR. Il a également confiance que les professeurs feront la part des choses et sauront contribuer à un climat de travail coopératif avec la direction.

«Qu’on arrive avec un règlement après 14 mois, je pense qu’on peut tous en être fiers», a-t-il ajouté.