De gauche à droite: Michel Biroté, aîné de la communauté de Wemotaci et fabricant des objets miniatures déposés dans la vitrine, Anne-Andrée Denault, enseignante de sociologie au Cégep de Trois-Rivières, Katy Gélinas, conseillère à la vie étudiante, Wilan Ottawa, étudiant en soins infirmiers ainsi que Louis Gendron, directeur général.
De gauche à droite: Michel Biroté, aîné de la communauté de Wemotaci et fabricant des objets miniatures déposés dans la vitrine, Anne-Andrée Denault, enseignante de sociologie au Cégep de Trois-Rivières, Katy Gélinas, conseillère à la vie étudiante, Wilan Ottawa, étudiant en soins infirmiers ainsi que Louis Gendron, directeur général.

Une vitrine atikamekw au Cégep de Trois-Rivières

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Lorsque les restrictions liées à la zone rouge et à la COVID-19 permettront de se rendre à nouveau dans les bâtiments du Cégep de Trois-Rivières, le public sera invité à faire un détour vers le hall d’entrée de la bibliothèque.

Deux étudiants atikamekw du Cégep, Wylan Ottawa et Mary-Ann Chilton, ont en effet inauguré, mercredi, via une diffusion en direct sur la page Facebook du Cégep, une vitrine mettant en valeur divers éléments de la culture de leur nation. C’est un projet sur lequel ils travaillaient depuis un an.

L’événement s’est déroulé dans le cadre de la Semaine autochtone du Collège.

Le directeur du Cégep, Louis Gendron, a rappelé que son institution a été un des premiers signataires du Protocole d’éducation des autochtones dans les collèges. Au Cégep de Trois-Rivières, on compte en ce moment 44 étudiants autochtones âgés de 17 à 22 ans, en majorité des femmes. «Ça fait des années que le Cégep de Trois-Rivières collabore avec les communautés autochtones», indique M. Gendron, dont celles des Atikamekw. «Nous collaborons pour faciliter l’inclusion et la réussite des étudiants autochtones», signale-t-il. «Depuis quelques années, un agent de liaison atikamekw est physiquement présent au Cégep. On a une place réservée où les étudiants peuvent se recueillir et aller discuter et échanger», souligne le directeur général.

Anne-Andrée Denault, enseignante en sociologie au Collège, avait constaté que ses étudiants connaissaient peu les communautés autochtones, «particulièrement les plus proches, celles dont on habite le territoire», dit-elle. En 2018, elle a donc obtenu une subvention de projet afin de réaliser un projet de vitrine «qui serait à la fois culturelle et territoriale, qui représenterait les communautés et qui nous permettrait peut-être d’avoir une fenêtre sur les cultures autochtones», espérait-elle, «un lieu pour faire connaître, mais aussi un lieu pour que les étudiants puissent s’exprimer. Je suis tellement heureuse de voir que l’idée a plu et que les étudiants en ont fait leur projet», souligne-t-elle.

Mercredi, un aîné bien connu de la communauté atikamekw et du Centre d’amitié autochtone, Michel Biroté, a procédé à la traditionnelle cérémonie de purification à la sauge de cette vitrine très intéressante.

«Je crois que des vitrines, il va y en avoir d’autres parce qu’il y a d’autres communautés à faire connaître», indique Mme Denault.

Le contenu de la présentation est composé d’un cercle, symbole d’éternité et des cycles de la vie. On trouve tout autour des objets miniatures fabriqués par Michel Biroté et faisant référence aux activités traditionnelles des Atikamekw. Le tout est agrémenté de photos et de divers enseignements.