Plus de 21 000 enfants ne pourront pas se rendre dans leur Centre de la petite enfance (CPE), lundi, car leurs éducatrices seront en grève. Dans la région, une vingtaine de CPE sont concernés par cette grève.

Une vingtaine de CPE en grève dans la région

Montréal — Plus de 21 000 enfants ne pourront pas se rendre dans leur Centre de la petite enfance (CPE), lundi, car leurs éducatrices seront en grève. Dans la région, une vingtaine de CPE sont concernés par cette grève.

La Centrale des syndicats nationaux (CSN), qui représente quelque 11 000 travailleuses réparties dans 400 CPE au Québec, a confirmé dans un communiqué dimanche après-midi qu’il y aurait une grève lundi.

Des lignes de piquetage seront érigées devant plusieurs installations réparties partout dans la province et des manifestations sont prévues notamment à Montréal, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et Rimouski.

Les 20 CPE touchés dans la région, dont certains ont plusieurs établissements, concernent 700 membres du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec – CSN. Tous ces travailleurs sont conviés lundi à 11 h à un rassemblement au terrain de l’Expo de Trois-Rivières pour prendre part à une marche. 

Cette marche empruntera par la suite le boulevard des Forges vers le centre-ville de Trois-Rivières. Le cortège fera un arrêt devant le bureau du député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, situé au coin des Forges et de Royale. 

Des allocutions des leaders syndicaux sont prévues à cet endroit. Par la suite, les syndiqués se rendront au parc Champlain pour un dîner. 

Les négociations entre le gouvernement et le syndicat des travailleuses de CPE ont rompu, jeudi, et n’ont pas repris depuis ce temps et les deux parties continuaient à se jeter le blâme en fin de semaine.

En entrevue, samedi, Louise Labrie, porte-parole du comité national de négociation des CPE CSN, a accusé le gouvernement d’être inflexible sur ce qu’il exige aux travailleuses. Le ministère de la Famille aurait demandé au syndicat de repousser l’âge de la retraite de 60 à 61 ans ou d’assumer une partie des déficits futurs du régime de retraite - des exigences irrecevables, selon Mme Labrie.

Le syndicat dit avoir proposé d’autres solutions au gouvernement, qui aurait refusé de les considérer.

Joint par téléphone, Karl Filion, porte-parole du ministre de la Famille, Luc Fortin, n’a pas voulu négocier sur la place publique, mais il a réitéré les propos qu’avait tenus M. Fortin dans un communiqué diffusé jeudi.

Dans le communiqué, le gouvernement a reproché au syndicat de «demeurer sur ses positions», ajoutant qu’il était toujours disponible à négocier «jour et nuit s’il le faut».

Après la grève prévue lundi, les travailleuses retourneront dans leurs CPE mardi pour fêter l’Halloween avec les enfants, mais difficile de savoir ce qui se passera par la suite. «Il va rester cinq jours de grève disponibles, mais ça va dépendre si eux (le gouvernement) bougent ou pas. Mais on ne sait pas à l’heure actuelle à quel moment on va déclencher ces journées-là», a conclu Mme Labrie.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle