La fameuse pochette de transport des essentiels reliés au diabète.

Une Trifluvienne derrière RAPHAEL

TROIS-RIVIÈRES — Simplifier la vie des personnes diabétiques. Voilà le but derrière la création d’une pochette de transport des essentiels reliés au diabète. Et c’est une femme originaire de Trois-Rivières, Annie Gaumond, qui est derrière l’entreprise Les accessoires RAPHAEL inc., avec son conjoint, Justin Nadeau.

«Après avoir effectué maintes recherches pour trouver une solution pratique et esthétique pour le transport des divers outils de gestion de ma glycémie, je restais toujours insatisfaite de mes trouvailles. C’est ainsi que mon conjoint et moi avons décidé de créer notre propre entreprise», explique au Nouvelliste celle qui est diabétique de type 1 depuis 2007.

En créant la marque RAPHAEL, un nom inspiré de leur garçon, elle veut amener le public à découvrir qu’il est possible d’avoir du style tout en prenant soin de sa maladie.

«Nous avons fait un premier lancement de notre produit lors du Salon Expo-Diabète de Montréal en octobre dernier. Le public sur place nous a tout de suite confirmé que notre pochette RAPHAEL comblait un besoin probant en matière d’outil de transport des essentiels reliés au diabète. Par son esthétisme, tout en étant pratique et adaptée, celle-ci apportait un vent de fraîcheur dans le quotidien des personnes diabétiques», se plaît-elle à raconter.

Les deux entrepreneurs disent avoir travaillé fort pour s’assurer d’offrir un accessoire «passe-partout». «Nous travaillons à offrir des produits qui visent à ne pas stigmatiser la maladie. Nos accessoires sont créés et développés pour simplifier la gestion des contraintes au quotidien, sans pour autant en porter la marque médicale. Dans le cas de la pochette, nous avons même conçu celle-ci pour permettre d’y glisser discrètement une collation, un cellulaire ou un accessoire réfrigérant, sans toutefois en affecter l’esthétisme», décrit le couple.

La mission de l’entreprise? Répondre aux besoins de tous les utilisateurs, soit les enfants, les femmes et les hommes. «Nos produits ont un look classique et moderne pour permettre aux utilisateurs d’y ajouter différents accessoires, leur permettant ainsi de les personnaliser selon leurs goûts», précise la vice-présidente.

Le couple fondateur de l’entreprise, Justin Nadeau et Annie Gaumond.

Le duo, qui a le vent dans les voiles, compte bien développer plusieurs autres gammes de produits qui répondront au style de vie des personnes ayant à gérer les contraintes reliées à des besoins médicaux.

«D’ailleurs, nous préparons déjà une offensive importante afin que nos produits puissent être livrés partout dans le monde. Grâce à notre boutique en ligne, les frontières n’existent plus», font-ils remarquer. Car les produits et accessoires RAPHAEL sont disponibles en ligne à l’adresse www.beraphael.com.

Conçue à Montréal, la pochette RAPHAEL est le premier produit d’une série. «Puisque c’est la première compagnie canadienne à lancer ce genre de produit, la demande est forte», affirme la copropriétaire.

Née à Trois-Rivières, Mme Gaumond y a vécu toute son enfance et une partie de sa vie d’adulte avant de déménager sur la rive sud de Montréal à l’âge de 29 ans afin d’y exercer sa profession d’enseignante.

«Après le choc du diagnostic, on apprend à vivre avec la maladie. Et alors que s’installe le quotidien de la maladie, je trouvais contraignant de transporter tous mes accessoires, insuline, glucomètre, divers outils, ce qui fait en sorte qu’on n’a pas le choix d’avoir un gros sac fourre-tout pour tout transporter. Tranquillement s’est installé l’inconfort de partir de la maison et de toujours me demander si j’oubliais quelque chose», raconte la femme d’affaires.

Exaspérée par la situation, elle a senti le besoin «d’avoir quelque chose pour pouvoir transporter tout mon nécessaire et mes objets personnels». «J’ai commencé à faire des recherches, j’ai commandé quelques produits, mais qui ne m’ont pas satisfaite. Un jour, je me suis dit que j’allais concevoir quelque chose qui va me plaire et qui soit fonctionnel et esthétique. Je suis rentré dans le domaine de la mode comme ça», poursuit-elle.

Ce sera donc par un «heureux et malheureux hasard», soit la maladie, qu’elle et son conjoint auront décidé «de se lancer avec nos produits d’accessoires pour les contraintes médicales».

«Je suis très fière d’annoncer officiellement le lancement de mon entreprise à la communauté d’affaires de Trois-Rivières. Je suis encore très attachée à la ville considérant que ma famille et mes amis y habitent toujours», conclut-elle.