Bien que la tempête annoncée se soit révélée moins pire qu'anticipé, des séances de déglaçage de pare-brise ont été nécessaires pour certains automobilistes, dont Yolande Thibeault.

Une tempête moins pire que prévu

Alors que les prévisions météorologiques laissaient craindre des déplacements compliqués, des fermetures d'écoles et des pannes d'électricité, la tempête annoncée pour la nuit de mardi à mercredi n'aura pas été si dramatique qu'anticipé en Mauricie et au Centre-du-Québec.
Météorologue à Environnement Canada, Simon Legault rapporte que la dizaine de centimètres de neige attendus près de Trois-Rivières est bel et bien tombée, tandis que les citoyens de la rive sud en ont reçu moins, soit entre cinq et dix. 
«On a eu du côté de la rive sud un peu plus d'épisodes verglaçants au courant de la nuit», précise-t-il.
«Les routes avaient une bonne couverture de neige au sol, donc l'impact du verglas a été moindre. Il y a quand même eu des routes partiellement glacées, les conditions routières n'ont pas toujours été faciles; soit que l'accumulation de neige et de grésil était encore présente, ou par endroits, ça pouvait être glacé», détaille-t-il.
Du côté de la Sûreté du Québec, on n'a signalé qu'une seule sortie de route vers 5 h 30 sur l'autoroute 40 est au km 199, sans blessure à déplorer.
À 9 h 30, Simon Legault confirmait que l'essentiel des précipitations attendues était déjà tombé. Pour le reste de la journée de mercredi, des vents étaient attendus, avec des rafales dont les pointes pouvaient atteindre 50 ou 60 km/h dans les environs de Drummondville, et peut-être même 70 km/h, localement, le long du fleuve.
Ce vent devait ramener l'air froid. «Les précipitations ont amené une douceur, mais cette douceur va nous quitter avec les vents d'ouest. Donc jeudi matin, on devrait être près de la barre du moins 20 °C pour Trois-Rivières», concluait le porte-parole d'Environnement Canada.
Écoles ouvertes
Comme ce fut le cas lors de la dernière tempête hivernale le 25 janvier, les directions des commissions scolaires de la région ont dû se fier aux prévisions météo, mais aussi demeurer à l'affût de ce qui se passait vraiment, pour décider de maintenir ou non les écoles ouvertes.
La porte-parole de la Commission scolaire de l'Énergie Renée Jobin rappelle qu'à la veille d'une tempête annoncée, une équipe se met en mode alerte météo. Cette équipe regroupe notamment des transporteurs scolaires, ainsi que des directions d'école et de services.
«On vérifie les prévisions météo, même si elles ne sont pas toujours fiables. Mardi, on attendait quelque chose de catastrophique, et on s'attendait donc à fermer les écoles. Mais tôt mercredi matin, on a constaté que les précipitations avaient cessé et que les équipes de déneigement avaient eu le temps de faire leur travail», explique Mme Jobin pour justifier la décision de ne pas fermer les écoles malgré les prévisions alarmistes.
Lors de la dernière tempête, il avait été décidé de fermer les écoles, même si tôt le matin, les précipitations n'étaient pas commencées. Comme les prévisions annonçaient une détérioration des conditions entre 10 h 30 et 16 h, un laps de temps comprenant le retour des élèves à la maison, on avait privilégié la prévention en optant pour la fermeture des écoles.