Une supercentenaire dans la région

Fait rarissime, depuis deux semaines, la région compte une supercentenaire parmi ses rangs. Le 18 novembre dernier, soeur Isabelle Descôteaux a effectivement atteint le vénérable âge de 110 ans, un exploit peu banal qui surpasse le cadre traditionnel.
Les premiers coups de patin dans la Ligue nationale de hockey du Canadien de Montréal, les deux guerres mondiales, l'adoption du fleurdelisé, les Jeux olympiques de Montréal et de Vancouver, la visite historique du pape Jean-Paul II à Trois-Rivières ainsi que les tragiques attentats du 11 septembre sont tous des événements qui ont meublé la vie de l'aînée des Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge de Nicolet.
Née dans la municipalité de Sainte-Monique en 1906, soeur Isabelle a essentiellement consacré sa vie à la religion catholique. Durant de nombreuses décennies, elle a enseigné l'anglais et la musique, avec une prédilection pour le chant.
À ce jour, la supercentenaire est la deuxième religieuse la plus âgée à avoir vécu chez les Soeurs de l'Assomption de la Sainte Vierge. Soeur Judith Pinard, qui s'est éteinte en 2009 à l'âge de 110 ans et 11 mois, est la seule à la devancer à ce chapitre.
Par ailleurs, celle qui voue un culte à la Sainte Vierge est la tante de l'ancien directeur du quotidien montréalais Le Devoir, Bernard Descôteaux, qui a été remplacé, au mois de février 2016, par Brian Myles.
Il est malheureusement impossible de déterminer si soeur Isabelle est la doyenne de la région, ou même du Québec, puisqu'aucun registre n'existe en ce sens. Également, les actes de naissance datant du début du 20e siècle ont généralement disparu ou bien demeurent relativement flous, rendant la vérification des données généralement assez complexes.
Chose certaine, la supercentenaire se retrouve dans une classe à part.